Vers une autre conférence nationale souveraine !

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Après les luttes pour se libérer de l’esclavage, les peuples africains ont forcé une fois encore le sort contre les méfaits de la colonisation pour obtenir l’indépendance de bon nombre de pays en Afrique dans les années 1960. L’Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple (ADIP) rend hommage à tous ces Héros et Martyrs qui ont vu naître nos Etats dont la souveraineté a été trahie depuis.

En cette période où même certains Traîtres africains fêtent ou pensent fêter le 50ème anniversaire des indépendances confisquées par le néocolonialisme, l’Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple (ADIP) invite tous les Africains en générale et les Togolais en particulier à une réflexion profonde sur le destin subi par les peuples africains.

Après nos grands parents contre l’esclavage, nos parents contre le colonialisme, l’heure est venue pour notre génération de se battre avec abnégation pour établir partout en Afrique la liberté et la dignité des peuples africains.

Le cas du Togo est typique et révélateur de ce qu’est advenue de l’indépendance de la plupart des pays d’Afrique francophone.

Le premier président élu du Togo, Sylvanus OLYMPIO fut assassiné par un groupe de Togolais cupides mais sous le mandat de la France, c’était le 13 janvier 1963. Eyadema fut alors installé au pouvoir peu de temps après en 1967. Pendant 38 ans, Eyadema réussît à pervertir les cultures et traditions Togolaises, à hypothéquer les libertés et autres droits fondamentaux du peuple Togolais en créant le parti-Etat RPT.  Avec mépris, Eyadema installa au Togo, la dictature avec une main basse sur toutes les institutions du pays : les forces de sécurité dont l’armée, de la justice,….  Le système ainsi mis en place est constitué de prédateurs sans aucun scrupule qui s’évertuent à détourner par tous les moyens, les deniers publics. Eyadema va se maintenir au pouvoir grâce à la politique africaine de la France et aussi grâce aux réseaux d’influence tels que la françafrique.

Aux lendemains de la chute du mur de Berlin, un vent de liberté souffla sur l’Afrique. Le Togo eut alors comme certains pays, une conférence nationale souveraine (CNS) en 1991.

Toutes les résolutions de la CNS, vont être les unes après les autres contrariées par le régime dictatorial d’Eyadema. Outre cela, le régime dictatorial va se spécialiser dans la fraude électorale. Le régime profitera de l’absence d’opposition ou d’une opposition peu ou prou organisée pour mettre en cause la constitution de 1992 en l’édulcorant grâce à une assemblée nationale monocolore RPT.

A la mort d’Eyadema le 05 février 2005,  le RPT va sortir de sa boîte de pandore un coup de d’état constitutionnel qui voit le fils du dictateur Faure, improvisé président au mépris de toutes les lois de la république et surtout au mépris du peuple Togolais. Obligé à l’abdication, le RPT organisera comme à son habitude des élections massivement frauduleuses pour installeur le fils Faure Gnassingbé au détriment du vrai vainqueur de l’élection présidentielle du 24 avril 2005, monsieur Bob AKITANI. Depuis  2005, Faure n’est ni plus ni moins qu’un usurpateur qui cette année 2010 cherchait à se racheter. Mais Faure Gnassingbé va manquer l’occasion en servant au peuple Togolais, les mêmes éléments de fraudes :

        Instrumentalisation des institutions de l’Etat (Cour constitutionnelle, la CENI, les CELI, les forces de sécurité dont la FOSEP, la  justice, …)

        Utilisation des deniers publics, des fonctionnaires et des bâtiments de l’Etat par le RPT à des fins personnelles et électorales

         Mauvaise volonté dans la révision des listes électorales et leur gonflement encore cette fois en 2010.

        Mauvaise lecture des lois électorales et constitutionnelles (raisons avancées pour l’élimination de la candidature de monsieur Kofi YAMGNANE à la présidence de la république, conditions de la convocation du corps électoral en 2010,….)

        Manipulation et détournement ou inversion des résultats des urnes, notamment les résultats de l’élection présidentielle du 04 mars 2010.

Le Togo est loin d’être un pays des droits de l’homme, démocratique avec un Etat de droit. Au contraire, Faure  Gnassingbé et le RPT ont fait la preuve depuis 2005 qu’ils n’ont aucune envie de respecter les règles démocratiques et de se soumettre ainsi au verdict des urnes.  Ce régime dictatorial, corrompu et violent est néfaste à la prospérité du Togo.

Plusieurs partis de l’opposition (UFC, Sursaut Togo, ALLIANCE, ADDI, PSR) ont constitué le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), initiative que nous saluons. Le candidat du FRAC, monsieur Jean-Pierre FABRE a remporté l’élection présidentielle du 4 mars 2010 dernier,  mais comme en 2005, des résultats fantaisistes ont été proclamées par la CENI en faveur de Faure Gnassingbé, un mépris de plus,  une usurpation de trop.

Le peuple Togolais souverain est debout depuis pour dire non à la mascarade électorale et pour rappeler au RPT que le Togo n’est pas une propriété privé du clan Eyadema.

Le FRAC, soutenu par OBUTS et par la diaspora togolaise, luttent pour le respect des résultats issus des urnes. ADIP soutient cette lutte et encourage tous les Togolais démocrates qui participent activement à la lutte aux côtés du FRAC.

Considérant que nous arrivons à une crise politique conduisant à un blocage, ADIP reprendrait un appel du FRAC pour une organisation des assises partout dans le pays. Des Représentants choisis parmi le peuple se retrouveraient alors à Lomé pour une conférence nationale souveraine bis.

Voici quelques éléments des travaux à venir :

        Compilation des besoins  par région, ville, village, quartier,…

        Compilation des propositions de fonctionnement des institutions de l’Etat, …

        Conditions d’un retour et d’indemnisation  sans tarder des réfugiés politiques

        Conditions de la libération de tous les prisonniers politiques et autres détenus depuis plusieurs mois ou années sans jugement,…

        Conditions de restructuration de l’armée et des autres forces de sécurité nationale en vu de les rendre plus régaliennes

        Conditions devant permettre d’établir un Etat de droit avec nos institutions telles que la Cour constitutionnelle, la CENI, la Justice,…  rendues réellement indépendantes.

        Ouverture d’une période transitoire avec une assemblée constituante (AC) en remplacement de l’actuelle assemblée nationale. Cette AC compterait des représentants des tous les partis politiques, de la société civiles et de la diaspora. Un gouvernement de transition (GT) aura à conduire des missions précisées par la CNS.

        Retour à la constitution de 1992 ou s’en inspirer pour proposer une autre constitution soumise par référendum au peuple togolais souverain.

        Définitions des cadres de fonctionnement et de financement des partis politiques

        Conditions de la participation de la diaspora à la vie politique et économique du pays

        etc

L’Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple (ADIP)  demande au Président élu Jean-Pierre FABRE et au FRAC de prendre le devant pour organiser des débats partout non seulement dans le pays mais aussi au sein de la diaspora à travers le monde. 

La lutte doit continuer jusqu’à la libération du Togo, Terre de nos Aïeux

Vive le Togo libre,

Vive le FRAC,

Vive notre Président Jean-Pierre FABRE

Fait à Paris le 27 avril 2010

Pour ADIP, le Collège directoire

[email protected]

www.adip-togo.org

 

 

 

 

 

 

 

 

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