Des experts en Economie révèlent le génie créateur du DG Sama Essohamlon

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Les locaux de FOPADESC sis à Agoè ont servi de cadre mardi dernier à une conférence-débat sur le rapport d’une étude sur l’analyse de la solvabilité et l’impact sur la pauvreté des activités du GIE, ReDéMaRe, porteur du modèle d’Economie Sociale de Marché Commun (ESMC). De cette étude conduite par le Professeur Aimé Gogué, les Docteurs Koffi Sodokin et Mawuli Couchoro, tous membres du Cabinet d’Etudes et de Management, Palm’s, il ressort que le modèle ESMC porté par ReDéMaRe, loin d’être un système ponzi, est au contraire viable et a contribué, en seulement deux ans d’existence, à réduire notablement la pauvreté de ses adhérents.

En effet, selon le rapport de cette étude, le système des rémunérations pérennes proposées par ReDéMaRe est très différent des rendements élevés proposés par les systèmes de pyramide de Ponzi. Les adhérents de ReDeMaRe, à en croire le rapport, sont en principe tenus de s’approvisionner en biens et services produits au sein du système. En pratique, poursuit le rapport, la rémunération proposée correspond à des profits en nature partagés entre les membres du réseau.

L’étude a également indiqué que ReDéMaRe a été en mesure de continuer à faire face à ses obligations vis-à-vis de ses adhérents après que les apports de ces derniers étaient inférieurs au montant des ressources requis pour leur payer leurs rendements. La dynamique de production du système ReDéMaRe prenant le pas sur la dynamique financière, la solvabilité, selon le rapport, est garantie.

Par ailleurs, relève le rapport, l’activité de ReDéMaRe, a eu un impact significatif sur les ménages. En effet, le pouvoir d’achat des ménages a augmenté pendant la période d’adhésion et a chuté après la cessation de fonctionnement de ReDéMaRe. En conséquence, poursuit le rapport, le bien-être des adhérents s’est amélioré durant la période de fonctionnement du réseau et s’est détérioré après la fermeture du système. Ainsi l’indicateur de la pauvreté alimentaire est passé de 0,63 (période de non adhésion à ReDéMaRe) à 0,53 (période d’adhésion à ReDéMaRe) puis est remonté à 0,68 après la fermeture de ReDéMaRe. Les résultats de l’étude montrent également que 94 % des adhérents à ReDéMaRe ont gardé leur emploi contre seulement 5 % qui ont abandonné leur emploi pour des raisons non directement liées à l’adhésion à ReDéMaRe.

Somme toute, cette étude menée avec brio par des experts togolais, consacre le génie créateur du Promoteur de ReDéMaRe, M. Sama Essohamlon, qui contre toute attente croupit dans les geôles de la prison civile de Lomé depuis plusieurs mois. Au Journal Le Changement, nous osons croire que les résultats de cette étude ouvriront les yeux aux autorités togolaises et les convaincront du caractère ingénieux du modèle ESMC porté par ReDéMaRe.

Franck  Le Changement

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