Bouaflé : Mamadou Koulibaly (LIDER) partage les inquiétudes de la population à propos des élections

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C’est une journée chargée et riche en échanges que le Pr. Mamadou Koulibaly, candidat à l’élection présidentielle de 2015, et sa délégation ont passé à Bouaflé le vendredi 07 août 2015. Le président de LIDER a en effet choisi de présenter son programme d’indépendance aux communautés Malinké, Yôhôré et Gouro, aux militants Lider, de la Cnc et aux opérateurs économiques en ce jour de fête nationale.

Arrivé d’Abidjan en début d’après-midi, c’est avec les chefs de la communauté Malinké qu’il a débuté sa série de rencontre. Ces derniers ont remercié le président de LIDER d’avoir toujours tenu un discours constant, et regretté que les populations ne l’aient pas mieux écouté par le passé, ce qui aurait évité bien des crises à la Côte d’Ivoire.

Malinké

Le Pr. Koulibaly a ensuite rendu visite à la communauté Yôhôré, où il a été joyeusement accueilli par des groupes de femmes, avant d’échanger avec le chef Lazare entouré de ses pairs. Comme avec ses interlocuteurs Malinké, le président du parti au flambeau a réitéré ses inquiétudes quant à l’élection présidentielle d’octobre, pour lequel il est candidat mais qui se prépare dans des conditions contraires à la démocratie.

La troisième rencontre a eu lieu avec les membres de la coordination locale du parti, les sympathisants de la Cnc et les opérateurs économiques locaux. Après avoir présenté le programme de LIDER et fait la genèse de la création et des objectifs de la Cnc, le Pr. Koulibaly, comme à son habitude sans langue de bois, n’a esquivé aucune question.

Interrogé sur l’éligibilité d’Alassane Dramane Ouattara, il a ainsi convaincu son auditoire que cette question est un faux débat : ce sont les juges constitutionnels qui statueront sur cela et personne d’autre. Ceux qui ne seront pas d’accord avec la décision des juges pourront engager une procédure de contestation telle que prévue dans le code électoral.

D’autre part, le président Gbagbo avait pris une décision, par ailleurs illégale, autorisant la candidature exceptionnelle de M. Ouattara pour l’élection de 2005, qui n’a finalement pas eu lieu. Cette décision n’a été recondLIDER News | 09 août 2015uite pour 2010, pourtant personne ne s’est offusqué de la participation du président du Rdr à la compétition électorale. Selon le principe de droit qui veut que nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes, le sujet est clos. En tant que candidat, il ne lui revient pas de gloser sur l’éligibilité ou non de ses adversaires, mais de les battre dans les urnes et pour cela, le combat le plus important à mener est d’obtenir les conditions d’élections transparentes, crédibles, justes, et démocratiques. «Dans ces conditions-là, Ouattara est battu et il le sait», a-t-il poursuivi, sous les applaudissements de son auditoire. «Nous avons besoin de nous mobiliser tous pour le contraindre à mettre fin à la tricherie, et c’est avec joie que je note que vous êtes prêts à descendre manifester pour vos droits à Abidjan. Pour l’instant, certains leaders de la Cnc ont encore un peu peur, mais s’ils savent que vous êtes là, ils surmonteront sûrement leurs craintes.»

La nuit était déjà tombée quand, après une visite de courtoisie au préfet de la Marahoué, la délégation a été reçue par les chefs Gouro de Lopoifla. Devant un public dense, malgré l’heure tardive, le Pr. Koulibaly a décrié l’exclusion de 3.000.000 d’Ivoiriens de la liste électorale et répété son souhait d’élections apaisées.

«Il faut que plus une seule goutte ne soit versée à cause des élections en Côte d’Ivoire. Les élections, ce n’est pas la guerre. Il faut qu’elles se tiennent dans la transparence. Et à l’issue d’un scrutin transparent, celui qui a gagné gouverne et met en œuvre son programme et celui qui a perdu le félicite et continue son travail d’opposant : ce n’est pas monter une rébellion, ce n’est pas rendre le pays ingouvernable. C’est critiquer le gouvernement et proposer un programme alternatif pour gagner les prochaines échéances», a-t-il rassuré une population encore traumatisée par les violences de la crise postélectorale de 2010.

LIDER News | 09 août 2015

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