Appel de Paris pour une Candidature commune á la Présidentielle de 2010

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– LES RESOLUTIONS –

Nous, participants à la Rencontre Internationale du 07 Février 2010 à Paris pour une
Candidature Commune de l’Opposition Togolaise à l’élection présidentielle de 2010;
Représentants ou Sympathisants des sensibilités de l’Opposition, notamment de CDPA, PRR,
Sursaut Togo, UFC;

Membres d’Organisations de la Diaspora Togolaise : MO5, CMAF;

Membres d’Organisations Fondatrices de la Plate Forme Panafricaine regroupant des Diasporas
de 15 pays d’Afrique;

Adressons au Peuple Togolais, aux Leaders de l’Opposition Togolaise, à l’Opinion Démocratique Africaine et Internationale, au Médiateur de l’accord inter-togolais, à l’Union Africaine, à laCEDEAO, à l’Union Européenne, à l’ONU et à tous organismes impliqués à différents niveaux dans le processus électoral en cours au Togo, le Message suivant :

Seul le Peuple Togolais peut Décider des Conditions d’Organisation de l’Election Présidentielle et de son issue

L’analyse des enjeux de cette élection en 2010 fait apparaître clairement que la question cruciale pour le peuple togolais est de savoir s’il prend enfin sa destinée en mains ou s’il va continuer à croupir encore et encore, pour un temps indéfinissable, sous le joug de la tyrannie dynastique qui sévit depuis 43 ans.
Ainsi, les participants ont tenu à rappeler l’objectif commun et fondamental qui doit focaliser l’attention de l’opposition démocratique aux côtés du peuple : la fin de la tyrannie dynastique en 2010 et l’instauration de l’Etat de droit au Togo.

Après un examen des obstacles internes et externes qui se dressent sur le chemin de la liberté au Togo et suite à une réflexion approfondie sur les solutions possibles pour franchir avec succès ces nombreux obstacles, les participants ont :

1) Exigé un(e) candidat(e) commun(e) de l’opposition comme condition
déterminante de succès dans un scrutin opaque et à un tour où l’opposition n’a pas le droit d’offrir sa dispersion en argument facile de justification des résultats sans rapport avec le vote.

2) Demandé que soit défini un schéma minimal commun de distribution de rôles associant toutes les forces démocratiques pour leur participation active avant, pendant et après l’élection.

3) Appelé les responsables de l’opposition démocratique à rester fermes et unis dans leur rejet des manœuvres en cours ou à venir, telles que la précipitation du calendrier, la falsification du fichier électoral, le sabotage des inscriptions dans certaines régions, la rétention des cartes d’électeur, l’achat des consciences, les coupures d’électricité et de téléphone, le non affichage immédiat des résultats dans chaque bureau de vote, etc.

4) Alerté sur l’absence de couverture de tous les bureaux de vote par les représentants de l’opposition, constatée lors des élections précédentes.

5) Insisté sur la nécessité de préparer à l’intérieur du pays et sur la scène internationale les forces et les ressources nécessaires pour contrecarrer le nouveau hold-up électoral en cours.

6) Souligné la nécessité de clarification des missions réelles des acteurs de la Communauté internationale et du médiateur des pourparlers inter-togolais, etappelé les leaders de l’opposition à inscrire sans détour cette question dans leur approche. En effet, force est de constater que le résultat de ces missions a toujours été au final une caution aux hold-up électoraux et aux parodies de négociation qui s’en suivent.

7) Appelé la Diaspora Togolaise à travers le Monde, ses nombreux amis et les organisations partenaires à redoubler d’efforts pour le soutien moral, financier et logistique.

Paris, le 07 février 2010,
MO5, CMAF

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