Yotroféï Massina : Après Kofi Kounté, il menace de liquider Me Sylvain Attoh-Mensah

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« Si je perds ma fonction, tu es mort ». Ce message envoyé la semaine dernière à Me Sylvain Attoh-Mensah, l’un des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) par l’un des hommes de main du patron de l’Agence Nationale de Renseignements le lieutenant-colonel Alex Yotroféi Massina est assez clair. Ce genre de menace est à prendre au sérieux quand on sait qu’au Togo, des têtes sont déjà tombées pour moins que ça. Si dans les prochains jours, celui à qui Massina rend compte sans intermédiaire, Faure décide de le démettre de ses fonctions, la tête de l’avocat tombe giclant de sang comme sait si bien le faire la meute dans le ghetto togolais. Celle qui ne réfléchit que par les trippes et non par la matière grise.

En effet, l’on a en encore en mémoire  les polémiques nées à la suite de la publication du rapport de la CNDH sur les allégations de torture dans l’affaire Kpatcha et qui ont entraîné la fuite du président de cette institution Koffi Kounté. Le juge Kounté s’étant réfugié à Paris depuis. De sources concordantes, l’ex président de la CNDH a déjà introduit une demande d’asile pour lui et sa famille qui l’a rejoint en fin de semaine dernière. Si Kounté a réussi à sauver sa tête et celles de sa famille, ce n’est pas le cas pour le reliquat des membres de son institution qui essuie en ce moment des menaces de la part du tortionnaire Massina et ses hommes.

Le vrai rapport de la CNDH a bel et bien reconnu les cas de torture sur les personnes des coaccusés de Kpatcha Gnassingbé. Ce qui a jeté un froid glacial dans la sphère de ceux qui restent assurés de l’impunité et qui croient dur comme fer que le Togo est leur propriété exclusive. Surtout à l’heure où le prince et ses chiens de garde font croire à un certain niveau de la communauté internationale que le Togo n’est plus celui où règnent la terreur et le déni de droit. La campagne s’inscrivant dans le cadre de l’occupation d’un siège de membre non permanent du Conseil de Sécurité oblige.  

 Rémy Talaki Lynx.info

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