Togo. Trois jours de grève. Trois morts. Trois dizaines de blessés… pour 10 milliards de Fcfa

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Décidément, les Togolais m’étonneront toujours … dans le mauvais sens du terme !  Nous ne voulons pas faire les choses  comme tous les autres pays. La vie humaine ne vaut pas chère au Togo ! Dix milliards de FCFA pour 50.000 fonctionnaires, ce qui nous fait… 200. 000F par travailleur !

Pour 200.000F CFA, Anselme SINANDARE, 12 ans,  Sinanlega DOUTI, 22 ans,  et une jeune élève de 14 ans (qui serait morte piétinée, et que les parents auraient  enterrée  selon les coutumes musulmanes), ont quitté ce monde ! La polémique sur les raisons du décès de l’élève Douti est indécente…

L’élève Douti a bel et bien participé aux manifestations du 15Avril 2013 ; et le 16 Avril, il meurt dans la nuit de ce jour-là, après avoir été opéré au CHR  de la ville. Une chose est sûre, s’il souffrait d’une péritonite, le 15 Avril, il ne pourrait pas prendre part aux manifestations  de rue, ce jour-là…

Mais, loin de faire une polémique post- mortem, est-il que, c’est la grève de la STT qui a entrainé ces trois morts. La responsabilité incombe donc :

au gouvernement : les forces de l’ordre ont abusé de la force et  les policiers ne devraient être armés, au maximum, que de fusils à balles en caoutchouc, et au minimum, de grenades lacrymogènes et de matraques ;

à la STT, qui a lancé le mot d’ordre de grève ;

aux parents d’élèves, qui ont laissé leurs enfants de 6, 8, 12, ou  15 ans, envahir  les rues de nos villes ;

aux enseignants, qui, par lâcheté, ont laissé  les enfants mineurs aller manifester dans la rue, à leur place (l’éternel problème de la responsabilité au Togo !)

enfin, à certains enseignants et leaders politiques, qui ont instrumentalisé les enfants (nous en avons les preuves formelles).

Les écoles sont ré-ouvertes, pour  le lundi 22 Avril, par un communiqué du gouvernement.

Ne trouvez-vous pas, que c’est très cher payé, pour cinq jours d’interruption de cours,  que trois élèves perdent leur vie ?

Pour exemple, en un quart de siècle, le Sénégal a connu quatre années blanches, pour éviter ce genre de tragédies ! Et notre enseignement n’est pas meilleur que celui du pays de SENGHOR !

Demandez aux parents d’ANSELME SINANDARE, s’ils ne préféreraient pas une année blanche, à la disparition de leur très beau fils de 12 ans, élève en sixième …

Dr IHOU David

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