TOGO, BILAN ET PERSPECTIVES Du 4 mars au 4 avril 2010 : Un mois de lutte pour la Vérité des Urnes

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Notre pays connait l’un de ces moments particuliers de l’histoire, où rien n’autorise désormais la peur, le doute, la duplicité et quelque calcul partisan que ce soit.

Un mois après la reconnaissance par OBUTS de la victoire du candidat du FRAC, Jean Pierre FABRE, et son appel à tous les Patriotes pour défendre la victoire du peuple Togolais ; le moment est venu de tirer les enseignements des premières semaines de la Résistance citoyenne. Tant la mobilisation du peuple Togolais et de sa diaspora a permis d’enregistrer de premiers succès, qu’il est nécessaire d’entrevoir des perspectives sur lesquelles nous devons nous appuyer pour consolider notre lutte de Libération Nationale de la Mère Patrie.

1. L’INSTRUMENTALISATION AU SERVICE DU STATU QUO

Le scrutin présidentiel du 4 mars 2010, qui était censé consolider le processus démocratique, n’aura finalement servi qu’à perpétuer provisoirement une situation de statu quo politique. Ceci en raison d’irrégularités graves tout au long du processus électoral, relevées d’ailleurs par la Mission d’Observation électorale de l’Union Européenne. L’instrumentalisation de la justice au mépris de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire a naturellement permis au pouvoir sortant de rendre institutionnelle la fraude électorale.

L’invalidation demeure ainsi l’un des objectifs de lutte pour la Vérité des Urnes.

Nonobstant la possibilité de lecture extensive des dispositions constitutionnelles régissant l’entrée en fonction du nouveau Président de la République, le char de l’Etat ne cesse de rouler dans la défiance la plus absolue des lois de la République. Alors même que les dispositions de l’article 63 de la Constitution du Togo font obligation au nouveau Président de prêter serment dans les 15 jours suivant la décision de la Cour Constitutionnelle validant son élection, le gouvernement sortant déclare que le mandat du Président sortant court jusqu’au mois de mai 2010. Or les résultats ont été publiés par la Cour Constitutionnelle depuis le 14 mars dernier, sans que le Président n’ait prêté serment jusqu’à ce jour.

Dans ces conditions, il échet de constater que la Constitution Togolaise a été une fois encore bafouée par le biais d’une manipulation perverse de la Cour constitutionnelle acceptant de proroger la date d’investiture.

De ce point de vue la démocratie au Togo, semble en apparence, mais en apparence seulement, frappée du syndrome de l’inamovibilité de la caste politique régnante !

Durant un mois, le même pouvoir sortant, avec la FOSEP 2010 (financée par la France et l’Union européenne) nous a gratifiés des coups les plus bas et des violences auxquelles il nous a si longtemps habitués.

Rien ne nous aura été épargné pour tenter de faire taire un peuple qui a soif de vérité et qui entend décider de son avenir. Le pouvoir sortant ne peut comme par le passé rabaisser le Peuple togolais au rang d’un peuple moutonnier à l’image des « moutons de Panurge ». Pourtant, voici brièvement les formes d’intimidations dont la responsabilité incombe entièrement au pouvoir sortant :

–  des fraudes et manipulations électorales caractérisées (attestées par la Mission d’Observation électorale de l’Union Européenne) ;
–  des arrestations et emprisonnements arbitraires assortis de violences physiques de militants pacifiques,
–  la destruction de moyens de preuve, perpétrés par la FOSEP, avec la complaisance du procureur Robert BAKAÏ,
–  le tabassage violent des militants pacifiques lors de la veillée de prière du 24 mars 2010 organisée par le FRAC,
–  et l’interdiction de manifester commuée en report…

Peine perdue ! Loin d’entamer la détermination des patriotes togolais, qui ont décidé une fois pour toutes de ne plus se laisser spolier leur victoire, le pouvoir sortant a provoqué, au contraire, le renforcement de la conviction du peuple togolais de la justesse de son combat et sa détermination à réclamer la vérité des urnes. Ce pouvoir cherchait désespérément, grâce au scrutin du 4 mars 2010, à se parer d’une légitimité politique qu’il n’avait pas réussi à obtenir en 2005, en raison de la répression sanglante qu’il avait organisée à l’époque. Pari raté, grâce à la vigilance et à la détermination du Peuple togolais face à l’accumulation des turpitudes du pouvoir sortant tout au long du processus électoral. Mieux encore, l’attitude du pouvoir sortant à l’égard du mouvement de protestation lancé à Lomé a conduit les populations de Dapaong, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, Badou, Aného, Tsévié, Tchamba…, elles-mêmes témoins des nombreuses irrégularités auxquelles a donné lieu l’organisation du scrutin du 4 mars, particulièrement à l’intérieur du pays, à exprimer leur désir de manifester pour afficher leur volonté d’obtenir la vérité des urnes. Si pour l’instant la seule attitude du pouvoir sortant a consisté à interdire ces manifestations, il ne peut effacer la réalité de la contestation.

2. DES PREMIERS RESULTATS DE LUTTE ENCOURAGEANTS AVEC L’APPUI DE LA DIASPORA : LIBERATION DE PRISONNIERS POLITIQUES ET ELARGISSEMENT NATIONAL DE LA CONTESTATION

Pour la première fois dans l’histoire politique de notre pays il y a une réelle contestation structurée, courageusement affichée sur l’ensemble du territoire du Togo.

Plus nous avançons dans le temps et plus ce pouvoir apparait disqualifié pour assurer une véritable gouvernance politique soucieuse de l’intérêt général du peuple Togolais !

La dynamique de lutte que nous avons générée, sous l’impulsion commune du FRAC, d’OBUTS et du mouvement citoyen CVU, a permis de montrer tant au peuple Togolais, qu’à l’opinion internationale que les citoyens du Togo sont des citoyens réfléchis, des citoyens déterminés, des citoyens soucieux de l’intérêt général de leur pays, des citoyens assoiffés de justice et de liberté. Ce sont là les valeurs les plus nobles qui forment le socle de toute véritable démocratie moderne. Le CVU se caractérise par une mobilisation interne de très haut niveau, prônant les actions pacifiques, l’éthique au cœur du consensus de bon sens, et les actions de sensibilisation menées sur le plan international, au niveau des chancelleries et des Chefs d’Etats, des pays partenaires en développement par ses responsables.

L’ensemble des forces qui au Togo ont décidé de mener cette lutte, FRAC, OBUTS, CVU, CMDT, Organisations de la Société civile et de la diaspora, jusqu’à la reconnaissance des droits légitimes d’une grande majorité du peuple Togolais, sont en train de constituer sous une forme inédite, le grand Mouvement de la LIBERTE. Ce Mouvement a pour objectif d’apporter la preuve que la lutte populaire unitaire, respectant la personnalité de chacun des acteurs, fonde le socle d’une unité large et solide, capable, même au Togo de faire tomber les barrières de l’inacceptable.

Au cours de ce premier mois de lutte, les premiers succès obtenus la semaine dernière, avec la libération d’une partie des prisonniers politiques emprisonnés après le 4 mars 2010, constituent une première victoire sur le chemin de la justice et de la pleine et entière liberté d’expression !

Il reste de nombreux militants arbitrairement détenus notamment à la prison de Kara, sans compter ceux qui ne sont pas encore recensés. Nous appelons les familles à nous les faire connaitre pour nous permettre d’agir tout aussi efficacement et obtenir leur libération, autant que celle de tous les prisonniers politiques encore détenus arbitrairement et sans jugement dans notre pays.

3. SANS INVALIDATION, LA PRESIDENCE DOIT REVENIR À FABRE

Les citoyens togolais constatent avec amertume non seulement l’interdiction des mouvements de contestation à l’intérieur du pays, mais aussi les intimidations variées dont ils sont l’objet de la part du pouvoir sortant. En persistant d’une part dans le déni de l’ampleur de la contestation populaire de la supposée victoire de Faure Gnassingbé, et d’autre part dans le refus de libérer les membres du MCA qui ne faisaient que dénoncer les graves irrégularités ayant entaché tout le processus électoral, le pouvoir sortant affiche leur intention réelle de maintenir à tout prix le statu quo. La recherche effrénée de légitimation d’une élection de façade auprès du pouvoir français ; confirmée par les deux récentes visites dans la capitale parisienne, successivement du Premier ministre et de plusieurs membres influents du gouvernement sortant ; n’a pas été concluante.

Le peuple togolais souhaite que les responsables politiques impliqués dans la lutte pour la vérité des urnes persévèrent dans le mouvement de contestation pacifique, afin de conduire le gouvernement sortant soit à accepter l’invalidation, soit au mieux à reconnaitre les vrais résultats attestant de la victoire de Jean Pierre Fabre.

Si l’invalidation ne peut être obtenue, ni le transfert du pouvoir opéré en faveur du véritable vainqueur de l’élection présidentielle du 4 mars 2010, alors il convient de présenter une alternative susceptible de mettre un terme au règne de l’arbitraire et des irrégularités électorales. C’est en cela que la démarche du CVU est radicalement à l’opposé des combinaisons politiciennes qui n’ont jamais apporté le moindre commencement de solution aux problèmes quotidiens que rencontre le peuple togolais. Elle procède de la démocratie participative et ambitionne de placer le peuple togolais au cœur des principales décisions stratégiques.

Pour relever avec éclat le défi de la refondation morale, politique et socio-économique de notre pays, il urge que nous quittions le terrain des jeux stériles des «  petits arrangements entre amis ».

Pour ce faire, il est proposé que tous les responsables notamment du FRAC, d’OBUTS, de CMDT, et tous les autres leaders politiques s’inscrivant dans la logique de la vérité des urnes, puissent décider ensemble d’une tournée internationale auprès des principaux bailleurs de fonds partenaires du Togo. Cela permettra de présenter une approche postélectorale commune, cohérente et acceptable pour tous les protagonistes de la crise politique actuelle. Ce n’est qu’à ce prix que nous apporterons la preuve au peuple togolais et à la Communauté Internationale du caractère crédible d’une telle démarche, seule susceptible d’être porteuse de solutions efficaces pour le développement économique et la démocratisation de notre pays.

4. LE PEUPLE A CHOISI LE CAMP DE LA VERITE DES URNES

S’ils ne doivent pas nous griser, ces premiers succès doivent être salués à leur juste valeur, pour obtenir la transparence électorale et la vérité des urnes dans notre pays.

Aujourd’hui, les deux termes de l’alternative à la crise politique issue du scrutin du 4 mars 2010, sont finalement simples.

D’un côté, le constat d’une élection présidentielle dont les résultats ne correspondent pas à la vérité des urnes, et n’apportent aucune légitimité à celui qui a été abusivement déclaré vainqueur du scrutin, au mépris du droit. Faure Gnassingbé, devenu invisible depuis le 4 mars, est « tellement fier » de cette victoire usurpée, qu’il est incapable de la faire partager à une population qui n’est pas dupe de la situation de coup d’Etat constitutionnel permanent dans lequel le réseau qui le soutient maintient notre pays.

De l’autre, un peuple debout, dont les marcheurs du samedi sont le témoignage vivant, qui cette fois a résolument décidé de ne pas se laisser faire, et apporte un soutien grandissant aux forces unies de l’Alternance, qui œuvrent sans relâche depuis le 6 mars pour faire triompher, d’une manière ou d’une autre, la vérité des urnes ! Il s’agit bien d’une résistance-marathon.

Ce peuple debout est accompagné par une nouvelle classe de responsables déterminés et organisés, qui sont en train de construire l’émergence d’une alternative politique pour le Togo.

Nul doute que le choix du peuple Togolais est motivé par l’offre politique crédible et sérieuse que nous portons, et le combat que nous menons, tous ensemble, en étant capables de préserver le calme et la paix civile, ce qui est tout le contraire de l’amateurisme politique, de la duplicité et des stériles jeux d’appareil ou de personnes !

5. DANS CE COMBAT, LE PEUPLE TOGOLAIS N’EST PAS SEUL !

Une partie importante des tergiversations, tâtonnements et erreurs politiques commises par le pouvoir sortant depuis le 4 mars, sont à mettre en partie à l’actif des pressions internationales qu’il est en train de subir.

Nous remercions tous ceux qui ont compris la légitimité de notre combat et nous apportent leur soutien. Ceux qui à Paris ont entamé une grève de la faim pour soutenir notre combat, et ne cessent d’interpeller les autorités françaises afin qu’elles interviennent pour la consolidation du processus démocratique, autant que toutes les bonnes volontés et les organisations de la diaspora pour leur engagement sans réserve à nos côtés dans cette lutte ardue pour la Libération Nationale.

Ceux qui aux Etats-Unis ont pu manifester jusqu’à porter notre doléance auprès des autorités américaines sont à remercier. Nous n’oublions pas toutes les bonnes volontés qui relaient jour et nuit les informations permettant de réduire au minimum l’atmosphère opaque entretenue par le pouvoir sortant.

Tous ces soutiens sont encourageants et notre souci est de les élargir.

6. PERSPECTIVES POUR CONSOLIDER L’ACTION

Le combat que le Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU), a décidé de mener jusqu’au bout ensemble et unis, s’inscrit dans un processus diachronique de court, moyen et long terme. Au delà de recouvrer rapidement une vérité des urnes, il est question de s’assurer que tous les autres scrutins électoraux à venir porteront la volonté du peuple togolais et ne feront pas l’objet de falsification. Aussi, il devient urgent qu’une offre politique crédible commune vienne consolider le processus de refondation de la démocratie au Togo. Les acteurs du CVU sont porteurs de cette dynamique et ne manqueront pas de défendre les doléances des populations sur le terrain politique.

Ce n’est que grâce à l’engagement déterminé de responsables politiques crédibles, que la confiance entre le peuple togolais et une partie de sa classe politique pourra être restaurée.

Cela suppose des partenaires du peuple vertueux, capables de porter les valeurs d’une véritable alternance politique pour notre pays, déterminés à ne pas se compromettre en se mettant au service d’un réseau politico-mafieux.

Notre objectif est aujourd’hui de bâtir une véritable démarche de réconciliation nationale, capable de rassembler le plus grand nombre de bonnes volontés, de quelques horizons qu’elles viennent, au sein d’une alliance reposant sur une gestion participative scellée avec et devant le peuple togolais. La transparence, le respect des choix du peuple togolais et l’application de la démocratie participative effective serviront de cadre pour le travail devant conduire à la refondation démocratique et à la reconstruction du Togo !

L’adhésion au Collectif pour la Vérité des Urnes, que le Conseil Mondial De la Diaspora Togolaise (CMDT) et Bâtir le Togo ont déjà rejoint, que nous proposons à tous les compatriotes soucieux de la constance d’une transparence électorale au Togo, nous permet de sceller un pacte hautement symbolique avec notre peuple, celui de ne jamais trahir sa cause, quel que soit le prix à payer. Comment au Togo, peut-on être aujourd’hui respectueux d’un « légalisme de façade » dénué de sens, en raison des irrégularités qui ont entaché le scrutin du 4 mars ?

Notre premier devoir est aujourd’hui :

–  d’élargir l’assise de notre rassemblement, de vaincre toutes les réticences pour donner encore plus de force à notre combat, et ouvrir les yeux du monde sur la justesse de notre combat au service du peuple togolais !
–  d’élargir bien au-delà du FRAC et d’OBUTS, le combat pour faire valoir la vérité des urnes.

7. UN MOUVEMENT POPULAIRE AU SERVICE DU PEUPLE TOGOLAIS

Ce mouvement que constitue le CVU est le vôtre et servira de fondement à un projet commun au service du plus grand nombre. Le Peuple togolais dispose de compétences variées tant sur le territoire national que dans la Diaspora, à même d’élaborer des plans stratégiques, d’assurer des arbitrages en veillant à défendre les intérêts de la Nation. C’est cela l’engagement pour la Vérité des Urnes.

Le CVU élargi, bâti dans la clarté et la transparence à l’égard du peuple togolais, offre aussi l’avantage non négligeable de préfigurer demain les contours d’une institution nationale d’analyse et de recherche stratégique. Il se veut un outil de référence en mesure d’anticiper toutes élections à venir (présidentielle, législatives et communales) et veiller à leur transparence.

8. ENTRE LA VERITE OU LA FALSIFICATION DES URNES : UN CHOIX SANS AMBIGUITE

Le peuple togolais doit aujourd’hui choisir entre les personnalités travaillant de concert pour la vérité des urnes et s’opposer de toutes ses forces à ceux qui organisent ou soutiennent la falsification des urnes.

Notre action dans l’immédiat va se décliner de la manière suivante :
–  Soutenir Jean Pierre Fabre comme le Président légitime du Togo et demander au pouvoir sortant d’accepter la vérité des urnes ;
–  A défaut, procéder à l’invalidation de l’élection du 4 mars 2010 et orienter une convergence de vue des responsables politiques sur les priorités nationales ;
–  Doter le Collectif pour la Vérité des urnes de la personnalité juridique et en faire un mouvement citoyen d’utilité publique ;
–  Lancer au Togo et à l’extérieur une campagne de promotion, de distribution et de signature de motion de soutien au CVU auprès de toutes les forces attachées à la vérité des urnes ;
–  Organiser une tournée officielle de tous les principaux responsables soutenant la confirmation de Jean Pierre Fabre comme Président de la République et la promotion de la Vérité des urnes auprès des responsables politiques de la communauté internationale avec un soutien technique des principaux responsables des structures de la diaspora.

Cette action aura le mérite de clarifier le débat politique au Togo ! Le temps est venu de déjouer les grandes manœuvres en vue de la mise en place d’un gouvernement où l’achat des consciences prime sur l’adhésion librement consentie, avec le cortège des débauchages et transhumances politiques tous azimuts.

Ceux, de quelque bord qu’ils viennent, qui décideront d’aller se commettre dans un quelconque gouvernement d’union nationale, présidé par un homme politique dont le pouvoir repose sur la manipulation des résultats issus des urnes, porteront la responsabilité devant le peuple togolais de leur démission en rase campagne devant l’exigence de probité qui seule peut légitimer l’exercice du pouvoir démocratique.

Quoiqu’il en soit la solution d’un Gouvernement d’Union Nationale, ne constituerait une nouvelle fois qu’une solution provisoire vouée à l’échec, comme en portent témoignage toutes les expériences de ce type que notre pays a connues ! Un éventuel gouvernement de réconciliation et de mission ne peut prendre forme que si la vérité des urnes reprend ses droits.

La meilleure alternative dans ce contexte de crise politique grave aux lendemains incertains pour le peuple togolais, est le Dépassement et le Courage. Cela suppose d’opérer le premier choix : reconnaître Jean Pierre Fabre comme Président du Togo et l’installer dans la fonction, ou à défaut opter pour un gouvernement de crise à mandat et à terme précis afin de préparer les échéances électorales selon des règles claires qui permettent de faire émerger des urnes la vraie composition du paysage politique.

L’histoire politique du Togo depuis l’époque de l’indépendance rappelle que l’absence de vérité est à l’origine de la triple crise éthique, identitaire et managériale que connaît notre pays. Seule la vérité des urnes permettra de jeter les bases d’une société de confiance ! C’est la seule voie par laquelle nous bougerons nos pierres à bâtir un Togo Prospère !

A l’instar du peuple Kirghize qui a fait chuter hier le pouvoir en place par la mobilisation de la rue, le peuple togolais dans sa légitime lutte citoyenne ne saura faire l’économie de quelque moyen légal pour faire triompher son droit. Notre peuple aussi bien que tous les autres peuples de la terre a le droit d’être entendu dans ses légitimes revendications.

En avant la Résistance citoyenne pour que vive un Togo Libre et Prospère !

Fait à Lomé, le 8 avril 2010.

Pour le Collectif pour la Vérité des Urnes,
Le Coordinateur provisoire,
Agbéyomé KODJO.

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