Ouattara : Il fait fermer des journaux à cause du Lynx.

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Qui a dit que le « Boucher d’Abidjan » ne lisait pas le Lynx?  D’autant plus que, Faure avait fait du Lynx son journal préféré, au point de bousculer un ambassadeur de lui dire qui se cachait derrière l’animal, on n’a pas été étonné de voir les foudres de son nouveau « Frères Maçons » s’abattre du côté de la lagune Ebrié, sur le journal qui a eu le courage de parler dans ses colonnes d’un article du Lynx. Eh bien, le confrère Le Temps doit fermer pour un temps son journal. En quatre mois seulement comme  préfet de la République, le journal pour la deuxième fois, doit mettre les clés et fermer hermétiquement ses portes. Ici, il n’est pas question d’avertissement d’abord. Il est question d’intimider et de hisser ses petits muscles de tueurs à gage hors des frontières de la Côte d’Ivoire, histoire d’intimider et de menacer. Et qui Alassane peut encore intimider en Afrique quand son CV est le plus chargé en crimes humains et économiques ?

Dans un monde devenu très exigu avec Internet où les journalistes se complètent par des articles, seul le Lynx reste l’ennemi premier du président de la Communauté internationale. Notre tort. On nous reproche au Lynx d’avoir traité, le « bravché » Ouattara de Dalton au même titre que les trois « zozo » de présidents qui l’ont accompagné chez le président le plus « Famelette » que les Etats-Etats aient connu depuis la mort d’Abraham Lincoln- Et comme une histoire en appelle une autre, le confrère Le Nouveau Courrier très à gauche  qui reprend les interviews et les articles du Lynx a été aussi rappelé à l’ordre et menacé de représailles. Le confrère La Voie par son directeur de publication César Etou  a fini par lâcher qu’ils n’en sont pour rien ! Ils n’ont fait que reprendre les écrits du Lynx. Mais au pays du nouveau maître des machettes, on ne reprend pas Lynxtogo sans se faire hara-kiri. Auront-ils le courage que les « Fous du Lynx » ont pour continuer à taper dans les plaies et à briser l’omerta et les mensonges des plus forts ? Au Lynx, la bataille pour un monde plus juste, ne fait que commencer et ce n’est pas un criminel « potentiel »  de guerre si nous reprenons le sénateur Inhofe de l’Oklahoma qui viendra intimider le Lynx et les confrères en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas Alassane Ouattara encore avec des mains rouges de sang frais de pauvres ivoiriens qui peut nous effrayer. Jamais !

Camus Ali Rédacteur en chef Lynx.info

Déclaration suite à la suspension du quotidien Le Temps pour 12 parutions

Déclaration n° 3 des Journaux Victimes du
11 avril 2011 (JV11), suite à la suspension
du quotidien Le Temps pour 12 parutions

I- Les faits

Par décision n° 11 du 1er août 2011, le Conseil national de la Presse (CNP) a infligé, à nouveau, au quotidien Le Temps édité par la société Cyclone SARL, une suspension de douze (12) parutions en s’appuyant sur les articles 47 et 70 de la loi du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse. Le CNP fonde sa décision sur la publication par le quotidien susvisé, en sa parution du 29 juillet 2011, d’un article intitulé « Invasion de l’Afrique/Quatre Daltons aux Etats-Unis pour prendre des instructions », relatif à la visite de quatre chefs d’Etats africains (Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, Yayi Boni du Bénin, Yssouf Mahamadou du Niger et Alpha Condé de la Guinée) aux Etats-Unis, à l’invitation du président américain Barack Obama.

Le CNP a estimé que « le journal, en identifiant les quatre chefs d’Etat africains aux frères Dalton, les a délibérément assimilés à des hors-la-loi » ; que « le président des USA, M. Barack Obama, est lui, traité de patron de gang » ; que « de telles comparaisons sont gravement injurieuses » ; que « l’article incriminé est un condensé d’injures, d’offenses et d’accusations gratuites inacceptables à l’encontre de chefs d’Etat, proscrit par les articles 68 et 74 de la loi du 14 décembre 2004 », etc.

II- Nos constats

JV11 constate que :
1°)- Le quotidien Le Temps n’a fait que reprendre un article d’opinion publié par le site www.lynxtogo.info ;
2°)- Cet article d’opinion est disponible sur ledit site et est abondamment visité par les internautes à travers le monde entier, y compris en Côte d’Ivoire ;
3°)- Le 14 juin 2011, le CNP avait déjà infligé une suspension de six (06) parutions au quotidien Le Temps pour avoir publié un billet dénonçant les nominations à base ethnique dans l’administration publique par le régime Ouattara, alors que le billet incriminé contient les mêmes termes que ceux publiés, sur le même sujet, par des journaux proches du président Alassane Ouattara et qui n’ont écopé d’aucune sanction ;
4°)- Germain Séhoué, journaliste au quotidien Le Temps, auteur dudit billet, suspendu par le CNP pour deux mois, ne pourra pas reprendre du service le 15 août 2011 comme ses proches et lui l’espéraient, du fait de cette dernière suspension qui frappe son journal ;
5°)- Le CNP a infligé, le 1er juillet 2011, au quotidien « Aujourd’hui », une suspension de douze (12) parutions pour des délits qui relèvent plus des sentiments des responsables du CNP que d’une violation de la loi sur la presse et du code de déontologie des journalistes ;
6°)- Le CNP continue de fermer les yeux sur les nombreux et graves dérapages (injures, calomnies, diffamations et autres traitements dégradants) déversés par les journaux proches du régime Ouattara sur des citoyens ivoiriens, militaires et civils confondus.

III- Notre position

JV11, organisation des journaux subissant, depuis la chute du régime du président Gbagbo le 11 avril 2011, des pressions et des traitements en violation flagrante de la liberté de la presse garantie par la loi n° 643-2004 du 14 décembre 2004 en Côte d’Ivoire ;
1°)- Dénonce la lourdeur de la sanction infligée au quotidien Le Temps pour un article d’opinion déjà publié, disponible et accessible au grand public sur internet ;
2°)- S’insurge contre les sanctions ciblées, en général contre les JV11 et en particulier contre Le Temps, sanctions visant à imposer l’autocensure aux journalistes ;
3°)- Invite le CNP à rapporter la décision de suspension du quotidien Le Temps et à mettre fin à sa tendance à la répression systématique contre les journaux qui ne sont pas aux ordres du nouveau régime, justifiant du coup la haine dudit régime contre les journaux libres ;
4°)- Rappelle au CNP que, malgré les promesses de libération et les visites des lieux opérées sous sa conduite, le siège du quotidien Notre Voie reste toujours occupé par les Frci et que ceux du Temps et du Nouveau Courrier demeurent sous surveillance des militaires pro-Ouattara ;
5°)- Se propose de rencontrer, incessamment, le Collège des membres statutaires du CNP pour échanger sur leur perception du rôle de promoteur de l’expression plurielle conféré par la loi à l’organe de régulation, pour la libération des sièges des journaux et le renforcement de la sécurité des journalistes.

Fait à Abidjan, le 4 août 2011
Pour Les Journaux Victimes
du 11 avril 2011 (JV11)

Le Président
César Etou

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