Odeur de poudre blanche à l’aéroport de Niamtougou

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Petit rappel : Mouvements de matériel militaire entre le Zaïre et le Togo le  17 mai 1997. Type : IL 76. Immatriculé UK 76844. Provenance Gbadolite. Arrivée, Niamtougou. Le rapport des Nations Unies en vient à la conclusion suivante et épingle le pouvoir de Lomé de faire de l’aéroport de Niamtougou un haut lieu de trafic de diamant et de transit d’armes. Bien que le Togo ne soit pas producteur de diamant, tous les rapports qui se succèdent les uns après les autres pointent la présidence togolaise et la présidence burkinabè avec en tête Blaise Compaoré. Les branchements vont jusqu’a faire de Blaise Compaoré le parrain de la guerre civile au Libéria et en Sierra -Léone. La présidence du Togo a un aéroport pour toutes les demandes de nuits comme de jours pour les mafieux du monde entier.

Selon des sources recoupées du Lynx, les activités à l’aéroport de Niamtougou ont repris de plus belle. Les mêmes qui faisaient ces trafics ignominieux ont rectifié d’autres et nommés des personnes à leur place. La côte ouest africaine devenue le pavillon de la poudre blanche a ses relais à Niamtougou où les narco-trafiquants sud américains, africains se retrouvent. L’aéroport au nord du Togo est devenu une base. Les junkies du monde entier se retrouveraient nuitamment pour les opérations entre dealers avec le soutien tacite de la hiérarchie militaire togolaise et ont le soutien de la vieille garde dont les noms sont devenus presque quotidien dans le paysage de la poudre blanche. Les habitudes de la maison ont refait surface selon aussi les services secrets américains. L’ambassadrice d’Amérique Mme Hawkins au Togo profite de la fête du 4 juillet pour lancer un message très significatif: « Aussi longtemps que le Togo ne sévira pas contre les prévaricateurs et ceux qui pillent son économie, le développement sera retardé et la pauvreté gagnera du terrain ». Solitoki Esso, ministre de la fonction et Sécrétaire du RPT qui était de l’invitation a plutôt choisi de siffler sa bière que d’écouter l’appel. L’homme n’est pas surpris, c’est la pauvre américaine qui ne sait pas ce qu’elle dit!

Le pouvoir de Faure recadre le discours américain et cherche comme toujours  à  tromper l’opinion nationale et internationale: « Les aéroports de Lomé et de Niamtougou seront prochainement dotés d’unités spéciales de sécurité et de sûreté composées de policiers, de gendarmes, de douaniers et de militaires placés sous un commandement unique afin de renforcer la sécurité des deux plateformes aéroportuaires internationales du Togo ».

On se précipite et on brûle la cocaïne et le hachich sur la place publique sans pour autant avoir déjà dit le nombre de saisis au fur et à mesure qu’on mettait la main sur les criminels comme cela se passe dans tous les pays sérieux au monde. Dans ce paysage togolais de lutte contre la drogue, il arrive qu’on ne sait plus qui est le juge et qui est le dealer: c’est le Togo! Dites-nous  pourquoi sécuriser subitement un aéroport comme celui de Niamtougou avec des commandos et des unités spéciales qui dessert seulement les marchandises des femmes, enfants de dignitaires et les rares chefs d’Etat qui  y atterrissent ? Si l’aéroport a été construit pour se protéger de la montée communiste et servir de base à la France pour déposer les présidents « non-voulus » dans le pré carré, avec le temps, les Gnassingbé se sont accaparés et en ont fait un haut lieu du grand banditisme international. Bien sûr avec la complicité très remarquable de tous les services secrets français, américains et même angolais.

Quand un État fait la fuite en avant, les vieux réflexes finissent par rejaillir à la surface. Et le pouvoir de Faure a fini par réunir tous les ingrédients qui font du Togo un  État voyou.

Djima Matapari Lynx.info

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