Nègres contre nègres: Où vont -ils avec la guerre dans la bouche?

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Pour le socialiste togolo-breton, Kofi Yamgnane, il faut aller par les machettes et les massues cloutées comme hier au Rwanda pour en découdre avec un président dont le seul tord aura été de refuser qu’on botte du pied les lois de son pays: « Les Dioulas et les Baoulés ne se laisseront pas voler la victoire par les Bétés (la communauté que représente Laurent Gbagbo). Tout cela va forcément aboutir à un conflit armé, c’est une évidence. Et ce d’autant plus que «les forces nouvelles», qui représentent la moitié de l’armée ivoirienne (l’autre moitié soutenant Gbagbo, NDLR), ont annoncé qu’elles «ne resteraient pas longtemps les bras croisés». Il faut savoir que les vrais guerriers (sic) du pays se trouvent dans ces «forces nouvelles» ». Il est suivi du rebelle et seigneur de guerre Guillaume Soro. Père de quatre enfants que le Burkina-Faso a bien pris soins de protéger : « Face à Gbagbo, seulement les armes peuvent faire l’affaire ». On n’est pas loin de cette Europe qui part avec la joie de faire la première guerre mondiale tout en ne sachant qu’elle durera cinq années! A ces va-t-en-guerre, se trouve des africains qui ont encore l’esprit et l’intelligence en place. À entendre le togolo- breton Kofi Yamgnane dans ses appels à la haine, on se demande s’il a les qualités requises pour prétendre diriger un pays comme le Togo. Lisons un peu la star de reggae Alpha Blondy qui a voté Gbagbo et reconnait la victoire d’Alassane Wattara : » Aujourd’hui jeudi 23 décembre 2010, l’option militaire est sur toutes les lèvres.Je suis radicalement contre cette solution sanglante parce qu’elle risque de mettre en péril l’existence même de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi j’invite tous les militaires, les Forces de défense et de sécurité (FDS) comme les Forces nouvelles (FN), à la désobéissance totale si l’ordre leur était donné d’attaquer d’autres Ivoiriens. » A cette tarttuferie teintée d’une irresponsabilité éhontée de Kofi Yamgnane et de Guillaume Soro, le capitaine d’aviation et ex-président du Ghana, John Gerry Rawlings replique :«Il est également important que nous ne nous précipitions dans aucune forme d’intervention de force. Cela ne garantira pas une résolution définitive de la crise et peut au contraire exacerber une situation déjà volatile qui pourrait résulter en une guerre civile complète avec des effets désastreux sur les populations de toute la sous-région.»

Pionnier d’un Ghana prospère et démocratique, le ghanéen semble connaître l’hypocrisie de la communauté internationale et ses observateurs qui viennent comme touristes au lieu de faire le travail d’observateurs : «Dans certaines régions, le nombre de suffrages exprimés est plus élevé que le nombre total de votants. Dans une région, il y a 159.788 suffrages exprimés pour 48.400 votants. Ceci, additionné au fait que dans certaines régions, le personnel de la commission électorale et certains agents électoraux n’ont pas été autorisés à contrôler le processus, appelle à ce qu’une enquête appropriée soit instamment diligentée». Dans les guerres, ce ne sont pas ceux qui crient au déluge qui sont les premiers concernés. Quand Jean-Pierre Fabre essuyait bastonnades et humiliation des zébrures rouges du commandant Yark, Kofi s’est extirpé et sirote depuis son bourg de St-Coulitz son vin. Quand Guillaume Soro appelle des petits enfants à sortir se faire tuer, à la Republique du Golf ce n’est pas de l’eau qu’il boit . Mais bien du champagne et des liqueurs aromatisés des grandes marques de ce monde. Quand  Nicolas Sarkozy ferme les bureaux de l’Elysée, ce n’est pas aux ivoiriens qu’il pense d’abord, mais bien aux longues jambes de sa Carla Bruni que, les médias européens disent qu’elle serait la femme la plus sexy du monde.

Le brave capitaine ghanéen termine son plaidoyer par ces lignes : «Les tentatives de recueillir du soutien pour une intervention militaire ne sont pas fondées et exposeront plutôt l’hypocrisie de l’ONU, la CEDEAO et l’UA. Des résultats d’élection plus outrageants ont eu lieu sans intervention. Comment pouvons-nous justifier une intervention dans ce cas, quand les résultats sont si serrés et divisés selon des lignes ethniques ? Laissez-nous étudier toutes les options de paix disponibles plutôt qu’une intervention militaire, qui ne peut pas aboutir à une transition politique pacifique en Côte d’Ivoire. La situation est certainement embarrassante pour l’Afrique, mais tout aussi inquiétant est le fait que les médias internationaux ont fait l’impasse sur beaucoup d’éléments. Des rapports de certains principaux observateurs des élections condamnant la conduite des élections dans plusieurs parties du pays ont été totalement ignorés par les médias internationaux ».

Quoi savoir ?

Le rôle de la France dans cette crise ivoirienne est le premier levier sur lequel une première analyse s’impose. Les politiques de droite comme de gauche ont tous faillis. En laissant malignement deux camps armés aller aux élections, la communauté internatinale pensait prendre de vitesse le camps qu’elle n’aimait pas, [ndlr, le camp Gbagbo]. Mais face à quelqu’un qui a le soutien d’une frange de la Côte d’Ivoire, la mayonnaise ne pouvait prendre. Le monde a été témoin de cette hypocrisie manifeste en RCI. Pour ceux aussi qui crient au déluge, le pays de l’Eburnie n’a jamais été aussi solidaire derrière son président. Le coup de gueule du géneral Philippe Mongou qui rappelle à tous qu’ils défendront les Institutions de la république jusqu’a leur dernière goutte de sang ne semble pas plaire aux inconditionels d’un recours à la force. Et si le guerrier Kofi Yamgnane demandait à la CEDEAO qui a dans ses tiroirs le dossier de 1000 cadavres togolais et à Ban Ki Mon d’envoyer plutôt les soldats déloger Faure, le monde comme les togolais lui seront très reconnaissants. La crise ivoirienne n’est pas en soit un mauvais sort mais l’occasion d’ouvrir les yeux aux africains, aux togolais….. et de reconnaître dans cette foultitude d’opposants, ceux qui aiment l’Afrique et  ceux qui la livrent aux rapaces occidentaux.

Djima Matapari Lynx.info

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