Lynx.info santé/ Pour atteindre l’orgasme, la taille du clitoris compte

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Pour atteindre l’orgasme, est-ce que la taille compte ? Il semblerait que ce soit le cas chez certaines femmes. Une étude américaine, publiée dans le Journal of Sexual Medecine de février, révèle que les femmes qui ont des difficultés à atteindre l’orgasme (ou qui n’y arrivent pas) auraient un clitoris plus petit et une distance entre le clitoris et le vagin plus grande.

L’étude menée par le Docteur Susan Oakley de l’hopital Good Samaritan dans l’Ohio se portait sur deux groupes de femmes d’environ 32 ans. Dix avaient des problèmes pour atteindre l’orgasme et les autres n’en avaient pas. Il est apparu que le premier groupe de femmes avait en moyenne un clitoris plus petit que le second et qu’il était également plus distant du vagin d’environ 5 – 6 mm.

La taille compte

Une des conclusions de l’étude serait donc que la taille et la localisation anatomique du clitoris auraient une incidence directe sur l’orgasme et que certaines femmes seraient donc dès la naissance condamnées à avoir plus de difficultés à atteindre l’orgasme.

Mais avant pour le Docteur Oklay, difficile de savoir si la taille du clitoris amène plus d’orgasmes ou l’inverse : “est-ce que ces femmes ont un plus gros clitoris parce qu’elles ont plus d’orgasmes ou parce qu’elles sont nées avec un plus gros clitoris qui le permet de “mieux” fonctionner ?”.

Pour autant, l’étude n’étudiant l’orgasme que d’un point de vue anatomique, elle omet totalement l’aspect psychologique de l’orgasme. Mais encore une fois, d’après Oklay, qui leur demandé via un questionnaire les aspects de leur vie sexuelle, le désir et leur éveil sexuel ainsi que l’image qu’elles avaient de leur corps, cet aspect n’affecte pas ces résultats.

“Vous devez sûrement penser que le groupe de femmes qui a des problèmes pour atteindre l’orgasme n’est pas à l’aise avec le sexe, qu’elles sont anxieuses ou qu’elles ont une mauvaise image de leur corps, mais il n’y a pas de différence à ce niveau entre les deux groupes”.

Un problème n’est jamais une fatalité

Cette différence anatomique ne semble aussi ne pas être une fatalité, Oakley a également remarqué que le groupe de femmes qui avaient des orgasmes normaux préférait être au-dessus de leur partenaire contrairement aux autres qui préféraient la position du missionnaire.

Pour Oakley : “Ces femmes n’ont pas seulement un clitoris plus proche du vagin, elles savent également mieux tirer parti des positions sexuelles”, ce qui l’amène à cette conclusion en guise de conseil “le groupe de femme avec un plus petit clitoris devrait essayer de prendre une position plus dominante, cela pourrait augmenter la stimulation clitoridienne et compenser la taille”. Et au final pourquoi pas finir par augmenter la taille de leur clitoris ?

Le chemin vers l’orgasme n’est pas une autoroute pour tout le monde puisque les difficultés pour l’atteindre concernent quasiment une femme sur trois. Problème psychologique ? Pression sociale ? Méconnaissance de son corps ? A la lumière de cette dernière étude, il va falloir maintenant rajouter des difficultés anatomiques.

Par Stephen des Aulnois

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