Les Hôpitaux de Faure

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Le grand problème qu’aura « L’esprit nouveau » ,c’est la présentation de son bilan aux populations après cinq années à la tête du Togo. Beaucoup d’analystes disent que Faure n’a pas vu passer ces cinq années. L’enrichissement illicite, l’écroulement de ponts, la paupérisation á outrance, le chômage ambiant ,mensonges érigés en système de gouvernance tels sont entre autres, les points saillants au tableau sombre du mandat de Faure. Sur le plan social, peu d’actions qu’on peut qualifier de vernissage ont été entreprises. Les salaires des fonctionnaires restent les plus bas de la sous région, l’insécurité prend de l’ampleur. Le cas des hôpitaux est patent.

La polyclinique de Bassar par exemple construite par Sylvanus Olympio durant les trois années de son passage à la tête du pays est restée dans un état piteux. Les trente six années du règne sans partage du père de Faure ont servi à ternir la chaux et à ôter les fenêtres et portes de cette polyclinique. Pendant 36 années, le régime et ses sbires ont appris aux Bassar à croire que la vie est faite d’une démission collective et de fatalité. Pour ce faire, tout a été mis en œuvre pour enseigner aux cadres de la localité à chanter les louanges du père fondateur du régime et à ne penser qu’à leur ventre. En 36 années de règne du RPT, voilà la fierté d’une ville : une polyclinique qui ressemble bien à un poulailler ou à un enclos pour bétail. Il se raconte qu’à Bassar, personne ne meurt de cancer mais de paludisme et de fièvre typhoïde dus aux conditions d’hygiène dramatiques au sein de la polyclinique de cette localité. Comble de l’ironie, pendant les dix dernières années de feu Eyadema, le professeur Agba Kondi, natif de la localité qui fut tout puissant ministre de la Santé pendant des années n’a pu grand-chose pour aider ses frères dans ce sens. En dehors de lui, il y a d’autres cadres de haut niveau notamment, le ministre Ninsao Gnofame, le président de l’Assemblée Nationale Abass Bonfoh, les généraux Zakari Bonfoh, Zoumaro Gnofame et Zakari Nandja, les députés de la localité, le professeur Ali Napo, les Tabiou la liste est longue… Les populations sont mécontentes de l’état de leur localité et entendent le faire savoir au moment opportun. Routes en très mauvais état, conditions de vie précaires, centres de santé délabrés, pistes rurales faites à la hâte, manque de perspective pour la jeunesse, tels sont les conditions dans lesquelles végètent les vaillantes populations de Bassar. Et pour provoquer davantage ces populations dans le désarroi, certains cadres notamment, Abass Bonfoh, Agba Kondi, Zakari Nandja, Ninsao Gnofame et Meimounatou Ibrahima concoctent des shows médiatiques qui ne trompent personne. « Nous les attendons de pieds fermes.

C’est en 2010 qu’on saura leur donner la bonne réponse. Regardez l’état de nos routes, hôpitaux et autres services, ça fait quand même pitié », a déclaré un jeune de la localité de wadandé. La dernière trouvaille du Pr.Agba a été d’écrire un livre : « Charles Kondi Agba : ministre avec Eyadema ou d’Eyadema »,roman que les togolais disent ne savoir quel message il a voulu véhiculer.Comme si il n’avait rien à faire pour sa ville depuis la mort de l’ogre de pya ,son Dieu.

Camus Ali   Lynx.info

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