Chirac rattrapé par la justice française

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« Il y’a un mystère Chirac.De France, d’Afrique où d’ailleurs, les scandales surabondants semblent glisser sur lui comme l’eau sur les plumes d’un canard »Noir Chirac   François Xavier Verschave.

Premier président dans l’histoire de la France a être mis en examen pour « détournement de fonds publics » il est aussi le premier a avoir laissé aux africains l’image d’une France amie aux pires dictatures africaines.Mis en examen depuis 22.11.2007,et soupçonné de «détournement de fonds publics» et«d’abus de confiance» Chirac semble être en fin de course dans le long sprint concernant ces scandales, ces errements et ces roublardises.Beaucoup pariait sur une retraite sans repos á cause d’une cascade de scandales dont tantôt ses lieutenants comme Alain Juppé ont dû payé chers et qui lui a rendu inéligible pendant une année et Dominique de Villepin qui a son sort fixé dans la première quinzaine du mois de décembre suite á l’affaire Clearstream.

Dans l’espoir pour les africains que le procès ne fera pas Pchitt…

Le bel exemple pour les africains serait si Chirac est condamné.Dans l’esprit collectif des présidents qui régentent le continent noir ,un président blanc et de surcroit de l’hexagone, est un rempart pour leurs forfaits.Ici il est a remarqué que pour les abus de biens publics et de corruption, en France les juges sont plus tenaces. « Il ne faut pas polluer la patrie française,la belle France de voleurs ». Ironie de l’histoire,les mêmes juges qui envoient Chirac en correctionnelle sont ceux qui comme par hasard hier déclaraient un non lieu pour la plainte déposée par Transparency international contre trois chefs d’ Etats africains, plainte déposée pour « abus de biens publics »et « pillage de leurs pays ».Où est le sérieux ?

L’ancien chef d’ Etat Jacques Chirac a pris «acte de cette décision, en justiciable comme les autres», indique un communiqué. «Il est serein et décidé à établir devant le tribunal qu’aucun des emplois qui restent en débat ne constitue un emploi fictif», ajoutent ses services. Le bureau de Jacques Chirac note que l’ancien président et neuf autres personnes sont renvoyées «pour 21 supposés emplois fictifs, sur les 481 emplois examinés par la justice, ce qui exclut toute idée de système durant la période où il a été maire de Paris». En théorie, le chef de «détournement de fonds publics» est punissable de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amendes ( article 432-15 du code pénal ). Celui d’«abus de confiance» est puni de trois ans d’emprisonnement et de 375000 euros d’amende ( article 314-1du code pénal ). Les africains attendent que cette longue histoire de la République ne fasse pas pchitt comme toutes les autres dont Chirac s’est moqué gauloisement.

Camus Ali  Lynx.info

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