Les erreurs se referment sur Jean-Pierre Fabre et amis

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Dans un pays de non droit, il faut des méthodes de non-droit. Des actes de non-droit pour faire plier un pouvoir qui fonctionne comme dans une vraie République de non-droit, mieux une République bananière. Si on attend qu’une certaine communauté internationale vienne du haut de son hypocrisie libérer le Togo des chaînes dictatoriales, alors Faure et petits amis peuvent dormir tranquille, tout tranquille. Ce qui s’est passé à l’Assemblée Nationale pouvait être évité si Jean-Pierre ouvrait largement les oreilles pour écouter conseils. Face à un parti, tel que le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), qui a l’armée, la justice et l’argent, il faut passer des comportements les plus brutaux aux comportements les plus subtils pour le déboulonner. La raison ici ne doit plus être le fil conducteur puisque dans le langage des autres cela n’existe pas. En 20 ans, le RPT a signé 12 accords avec l’opposition et les a tout de suite enterrés après signature. Quoi attendre encore d’un tel parti? Le Togo, étant la proprieté de tous ses fils, doit aussi être partagé comme bien commun au niveau du droit. El les marches du FRAC devenaient la seule formule pour en découdre avec une meute de petits voyous qui a pris une junte militaire pour servir d’oripeaux dans leur pillage du Togo. Ces marches bien canalisées comme elles furent chaque samedi commençaient à faire tâche d’huile. Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) souhaitait son échec. Des Togolais transformés en véritables godillots pour le petit despote comme le Dr David Ihou, Nicolas Lawson aussi jonglaient avec la témérité du nouveau leader Jean-Pierre Fabre. L’objectif, était de le décourager. Au lieu de continuer par souffrir, d’accepter les bastonnades et les humiliations qui devenaient quotidiennes, Jean-Pierre a préféré souffrir juste un peu en attendant de recommencer en 2015. Première erreur de taille face au RPT. En 2005, quand des jeunes décidés du quartier de Bè sont allés au bout de leur logique, on a vu des militaires togolais commencer par les supplier de rentrer à la maison parceque, les vaillants militaires disaient avoir sommeil. Au fait, le RPT n’est pas aussi si sur sûr de lui même et de ses militaires comme ils le font croire. Les Togolais non plus ,ne sont pas des Ivoiriens qui ont la culture d’aller à la victoire finale. El les Gnassingbé connaissent cette lâcheté légendaire. La deuxième erreur et pas des moindres était de creer dans la foulée   l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) quand les rapports de force devenaient équilibrés avec le RPT. Il fallait faire accepter le nouveau parti tout en continuant par faire la pression de rue. Une petite subtilité de Pascal Bodjona qui voulait l’arrêt des marches avant toute acceptation d’un récipissé a fait fléchir tout le staff de Jean-Pierre et lui même.Qui a dit qu’il n’y a pas déjà de nouvelles taupes chez Fabre? On n’est pas loin de l’erreur fatale de Hitler aux portes de Stalingrad. Au final, Pacal Bodjona voulait gagner du temps et émousser la lutte. Jean- Pierre n’a vu que du feu dans cette stratégie du colosse, du barbouze, l’homme à tout faire du RPT. La plus grande victoire était d’amener le RPT et ses petits voyous qui le tiennent d’une main de fer à déposer les armes sans faire la guerre. Les écrits du stratège  chinois de guerre, Sun Tsu n’a jamais été le livre  de chevet de Jean-Pierre Fabre il paraît.

En Côte d’Ivoire Guillaume Soro a pu le faire. D’un rebelle et en pleine confrontation il crée les Forces Nouvelles. Dans ce cas, l’équipe dirigeante veut avoir devant lui un parti politique structuré comme opposant,plutôt qu’un groupe de furieux près à en découdre. Les mêmes méthodes par la rue auraient pu amener les autorités togolaises à plier l’échine. Les Togolais y adhéraient aux marches. Jean-Pierre n’a pas su canaliser la continuité. Et beaucoup de journalistes qui sont devenus pratiquement  des métayers de Faure ont contribué à le démoraliser. La troisième erreur aura été de toujours penser pour soi d’abord. Jean-Pierre par humilité aurait pu parler aux autres petits amis de la marche de samedi de transformer le FRAC en un parti. Quitte à ces derniers de le refuser. La presse, les médias et surtout le peuple en auraient été informés et tenus en témoins. Au finish, on se retrouve avec des micro-partis sur tout le pays. Actuellement, on revient à la case départ des années 1990 où personne ne savait quel parti était dominant au Togo avec un léger avantage pour le RPT. Eux au moins ont les moyens de leur politique. Au mieux, ils peuvent passer à tabac la population si le pouvoir venait à les échapper, au pire, ils peuvent faire tourner la planche à billets. Il fallait faire du FRAC un moteur de reconquête du pouvoir. Mias nous sommes au Togo. Kofi Yamgnane veut être président, Jean -Pierre Fabre aussi, Dahuku Péré, Agbéyomé Kodjo…. Mais quand on suit bien le regard du Lynx, personne d’entre eux n’a pas encore prouvé qu’il pouvait mettre la sourit RPT par terre. Pourtant, le RPT n’existerait que de nom, si ce n’est  un système appelé  parti politique.

Sur le terrain, Jean-Pierre Fabre a prouvé qu’il est un grand combattant, un résistant, un fonceur. Il faisait peur aux tyrannaux du RPT. Mais cela ne suffit pas. Quand politiquement on n’est pas un renard, on se laisse prendre comme Gilchrist par les voyous du RPT. Et ce que Jean-Pierre ne comprend pas est qu’en politique il n’y a rien qui soit garanti.

Pour rappel historique, quand Winston Churchill gagne la guerre devant les nazis, il est surpris d’être évincé au soir du vote par les travaillistes. Le jeune Attelee très inexpérimenté arrive dans la stupéfaction la plus totale. Le monde entier est ébahi mais doit respecter la volonté du peuple anglais.Les peuples n’ont pas de sentiment! Jean-Pierre Fabre de 2010 n’est pas celui qui sera en 2015. On ne le dit jamais assez! Quand on a une diaspora qui refuse de participer concrètement à la lutte, il faut avoir un cabinet de conseillers comparables à celui que Roosvelt avait autour de lui en 1929  si Jean-Pierre Fabre veut venir à bout du RPT.

Gilchrist: Il n’a plus rien à perdre.

L’homme à tout perdu. Son honneur et sa dignité ont pris un grand coup. Ce qui reste à une personne quand elle a tout perdu, Andoch Nutepé Bonin, le lui a retiré par une histoire fracassante sur son passé. L’UFC, son « petit bébé » est partie aussi en fumée ! Hier adoré comme un petit dieu au Togo, aujourd’hui traité de prostitué de la République. Gilchrist Olympio est vidé de sa sève. Derrière sa carcasse titubante de malade se cache la fauve. Malade, sinon très malade il tient à emporter les Togolais avec lui dans sa tombe. Tout le bazar qui s’est produit à l’Assemblée Nationale ou le Député Ouro Akpo Nafiou doit bousculer le Président de l’Assemblée pour enfin se faire entendre est bel et bien sa sale œuvre,sa méchanceté, ses combines dont il est le seul à en détenir le secret. Finissant, il tient à tout prix à se venger. Ses thuriféraires ne sont pas du reste. Ils ont compris qu’ils ne représentent rien. Chacun de son côté joue aux troubles-faites. Quand Djovi Gally donne des petits cours de droit, moralise, se dédit et se contredit au Togo, Isaac Tchiakpé, quant à lui, se charge de le faire du côté de l’Europe. Les autres comparses, comme Eliott Ohin, Djimon Oré et affidés, se contentent de réunir comme ils le peuvent les finances. Ces finances qui feront bientôt défaut quand le patriarche ne sera plus. Pauvre UFC! Même les séparations les plus désirées ont leurs moments de solitude. Et Gilchrist, qui voulait se débarrasser des encombrants qui l’empêchaient de faire le « business » avec Faure est depuis seul, très seul…..

Camus Ali Lynx.info

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