Le plaisantin Robert Bakaï refait surface

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Contraint à la disparition forcée après avoir menti publiquement dans le compte du député prisonnier Kpatcha Gnassingbé, Robert Bawubadi Bakaï refait surface à la faveur de la victoire volée du 04 mars. En vérité, dans un pays normal, ce magistrat qui avait exhibé de faux courriers de Kpatcha à la TVT, ce qui a obligé Faure à le décharger de ce dossier, doit être radié du corps judiciaire parce qu’il n’inspire plus rien comme confiance.

Mais par hasard, M. Bakaï est apparu à nouveau sur les écrans de la TVT pour se prononcer sur la saisie du matériel informatique de l’UFC ainsi que de l’arrestation des informaticiens et des responsables du parti sous prétexte qu’ils sont en train de vouloir manipuler les résultats de l’élection présidentielle. L’événement s’est produit mardi 09 mars 2010 au CESAL dans l’enceinte de la Paroisse des Saints Martyrs de l’Ouganda à Tokoin Séminaire.

Pour avoir plus de précision sur cette scène, voici la déclaration du procureur : « Dans la matinée du 9 mars 2010, il nous a été signalé dans ce bureau même qu’une commission sécrète formée par l’Union des forces de changement (UFC) était en train de confectionner des documents relatifs à l’élection présidentielle du 04 mars 2010 afin de changer les résultats pour justifier par cette voie la victoire qu’ils sont en train de revendiquer.

Les mêmes sources ont précisé que cette commission a choisi les locaux de l’église Saint Martyr de l’Ouganda sise à Tokoin séminaire pour opérer afin de ne pas se faire repérer.

Nous avons aussitôt requis la police judiciaire afin qu’elle procède a une perquisition pour nous éclairer.

Cette perquisition a permis de saisir le matériel suivant : huit ordinateurs dont un portable, les fiches de dépouillement, les fiches de résultats vierges. Nous avons retenus des éléments compromettants suivants. Le premier élément c’est le choix du cadre.

L’UFC est un parti très implanté dans le pays et à Lomé avec un siège admirable. Pourquoi avoir choisi l’enceinte d’une église si cette dernière ne se reprochait pas quelque chose.

Le deuxième élément compromettant. Nous estimons bien que chaque état major a le droit de faire ses calculs, de descendre ses chiffres, mais nous ne comprenons pas pourquoi cette commission qui s’est retirée, qui s’est cachée dans l’enceinte de l’église, peut être pour faire de simple addition pourquoi nous avons trouvé à sa disposition des fiches de résultats vierges.

Troisième élément compromettant, lorsque nous leur avons demandé de nous donner les codes d’accès aux données qu’ils ont enregistrées dans les ordinateurs, ils ont opposé un refus catégorique. Ils ont dit que seul Jean-Pierre Fabre peut autoriser qu’il nous livre ce code.

Quatrième élément compromettant, c’est que cette opération est en train de se faire à un moment ou le délai de recours devant la cour constitutionnelle a expiré depuis lundi.

Cinquième élément compromettant, nous ne savons pas à quoi est destinée cette opération d’autant plus que l’UFC a déclaré à plusieurs reprises et sous plusieurs formes qu’ils ont déjà fait tous les calculs et qu’ils sont déjà vainqueurs avec un pourcentage entre 55 et 60%. Ces faits sont prévus et punis d’une amende de 150 mille à 650 mille francs CFA et d’un emprisonnement de 3 mois à un an. »

Dans cette déclaration comme à son habitude, on s’aperçoit que le procureur a maladroitement justifié leur forfaiture. M. Bakaï s’est débrouillé pour embrouiller davantage les gens. D’abord, lorsque M. Bakaï parle du 09 mars 2004, au lieu de 2010, on comprend facilement que ce n’est pas un lapsus mais une défense mal préparée. De ce fait, un procureur aussi anachronique montre sa médiocrité et son incompétence. Dans son plaidoyer, il a jugé compromettant le cadre de la « Commission secrète » de l’UFC notamment le CESAL pour faire la compilation des résultats. Directement, M. Bakaï accuse l’église catholique d’avoir hébergé des « fraudeurs ».

Ce qui est surprenant, peut être volontairement pour « l’ami » de Faure, c’est que tout le monde sait que le CESAL est un lieu que des gens louent pour faire leurs activités à l’image des centres communautaires ou Brother Home. Et ça Bakaï doit le savoir puisque certaines des associations de Faure ont animé des réunions et conférences en ce même lieu. En plus de ça, la CENI dispose d’un siège mais où est-ce que la compilation des résultats des CELI ont été faite ? C’est bien à la Foire Togo 2000 là même où le pouvoir a transformé en un camp militaire. Les résultats de la CENI à Togo 2000 où Faure a été proclamé vainqueur ne gène personne. M. Bakaï parle même de siège « admirable » de l’UFC. Là également, il a oublié d’ajouter que les éléments de Yark continuent de gazer ce siège à longueur de journée.

Qui ne sait pas aussi que l’UFC n’a pas un siège « admirable » ? Les fiches vierges dont parle le procureur, en quoi cela le regarde lorsqu’un parti politique organise sa propre logistique pour avoir les résultats sortis des urnes ?

Là où M. Bakaï a démontré qu’il est en train de mentir comme ce fut le cas dans le dossier de Kpatcha, c’est quand il dit que les interpellés ont refusé de lui donner le code d’accès aux données enregistrées. Au même moment il dit que les interpellés ont déjà travaillé sur un certain nombre de préfectures notamment celles du nord. Par quelle magie l’avez-vous su M. le procureur ? a-t-on envie de lui demander. Vers la fin, il parle même de la manipulation des données alors que jusque-là, il n’en sait rien. Sur toute la ligne, M. Robert Bawubadi Bakaï est à multiplier par zéro de par ses gymnastiques cérébrales bancales. Qu’est-ce qui prouve que les résultats des CELI et de Taffa Tabiou sont « les données réelles » qu’il veut faire croire.

Au total, on en déduit que chacun des trois mousquetaires, Bodjona, Bawara et Bakaï (BBB) a sa mission précise dans ce vaste complot contre le Togo.

De par leurs agissements et pirouettes grotesques, BBB ternissent davantage l’image du Togo. De quel changement parle-t-on avec Faure si les vieilles méthodes de ce régime criminel reviennent au galop : répressions sauvages, arrestations arbitraires, instrumentalisation de la justice, caporalisation de l’armée… Faure Gnassingbé est pire que son géniteur Eyadèma avec la complicité de ses goinfres courtisans qui s’arcboutent pour la confiscation du pouvoir.

Kokou AGBEMEBIO

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