Le dilemme des frères Gnassingbé

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Au Togo, la lutte fratricide entre rejetons du dictateur défunt n’est plus un secret- En ville comme dans  chaque famille togolaise, le duel des frères Gnassingbé se raconte. Il est question d’un, qui aurait mis la main sur toute la fortune laissé par le père défunt. Pour d’autres, il y a un rejeton qui veut à lui seul rectifié tous les autres frères et s’asseoir comme Caligula sur le trône pour des siècles et des siècles. Le journal maison de la fratrie La Dépêche qui a viré pour le compte du prisonnier et député Kpatcha ne porte plus de gants pour le dire : « Mais quand il s’agit des siens, il les humilie sans motif. Ses frères ne lui demandent rien que de les laisser en paix. ». Le tribalisme depuis longtemps vécu entre ethnies du Togo a quitté la république pour s’engouffrer dans le caveau familial des Gnassingbé. Ici on parle en termes de Kpatcha « kabyè pur » et de Faure qui aurait un sang à la limite qui donne des signes « de faux kabyè ». D’ailleurs, une enquête de Lynx.info  montre bien que le peuple kabyè ne se sent pas en phase avec Faure…si ce n’est à sa fortune qu’on dit, aurait atteint les sommets de l’Himalaya.  Le soldat défunt ayant laissé une pile d’enfants, qui a une éducation de destructeurs que de bâtisseurs a permis de voir le déchirement le plus total de la fratrie alors que le corps du patriarche était encore en putréfaction avancée. Mais qu’à cela ne tienne ! Faure qui se dit en avance intellectuellement comme financièrement sur les autres  a depuis su se tirer d’affaires. D’autant plus qu’au lendemain de la mort du père, alors que Kpatcha et autres frères se targuaient être détenteurs de la force brute, le fils de Sabine  s’était plus concentré « faurtement » vers  l’argent, le nerf de la guerre. Et cela s’est relevé payant. Histoire d’une famille qui nous joue le remake des enfants du roi César en plein 21ièm  siècle.


Faure : Seul contre tous !
Il aurait pu rentrer dans l’histoire au Togo comme un « héros national » le 5 fevrier, jour de la mort de son père s’il avait eu une éducation de démocrate. Et pour cause. Toutes les chances lui tendaient les bras. Bien qu’il venait de clouter 500 têtes togolaises selon le rapport des Nations-Unies, la CPI avait choisi de regarder ailleurs. Kofi Yamgnane qui se battait comme un beau diable pour que l’institution judiciaire la plus politisée au monde se penche sur le cas de ces Togolais est appelé à avaler son échec…les couleuvres.
Dans la foulée, la coupe du monde arrive et par miracle, le Togo est qualifié. Une réconciliation s’est invitée entre Togolais sans que personne ne l’initie. La suite on la connait. A cela, les bailleurs de fonds ouvrent grandement leurs vannes…. Toutes ces chances, Faure va les botter des deux mains et des deux pieds. Comme pour dire, je n’en ai pas besoin…
A force de vouloir se transformer en un petit tyranneau, il est clair que ses premières victimes viennent de sa propre famille. Et pourtant, un petit  sursaut d’orgueil de l’intellectuel  qu’il dit être, aurait été salutaire et libérateur pour le peuple togolais. Ajoutés aux conseils de ses milles smalas autour de lui, ces impénitents vautours d’une autre époque l’ont tout de suite aidé  à ne plus réfléchir de lui-même. Cloîtré dans son fauteuil de despote, il ne lui reste qu’à prendre et boire tous les mensonges qui viennent de ses mille et un conseillers, eux mêmes prêts à changer de veste s’il tombait. C’est à travers milles et un scenarii qu’ils  ont peaufiné des plans  pour que leur mentor ait des coudées libres pour diriger en toute tranquillité le Togo. Comme si le moment où, Kpatcha et argousins cassaient tout sur leur passage afin que Faure soit visible, les Togolais les avait vu au devant de la scène. Le député arrêté, Kara son fief orphelin, Faure se retrouve sous les feux des frères Gnassingbé.

Le dilemme des frères Gnassingbé.
Ceux qui ont lu le règne des héritiers du roi César sous l’empire romain ne sont pas étonnés. À propos des Gnassingbé, l’ex  secrétaire de l’UA le Pr Alpha Konaré avait laissé une prophétie : « Au Togo,on assistera à la révolution des palais ». Depuis, la révolution a eu bien lieu. Kpatcha est en prison. Son demi frère Rock Gnassingbé et son frère jumeau Toyi sont suivis par les « sécurocrates » de Faure comme du lait sur le feu. De l’autre côté, Faure a pu rassembler Mme Badagnaki et ses enfants  pour lui. L’autre demi-frère métis Mey et le Judas de la famille Essolizam se sont aussi « faurtement approchés du côté où l’argent coule à flot. La famille est bien déchirée. Le tissu s’il n’existe plus ne tient non plus sur rien. Mais le dilemme y est.
Faut-il liquider Faure pour qu’au moins la famille Gnassingbé vive loin de la rage que les Togolais portent contre eux ? Le clan Faure ne veut pas l’entendre parler- De l’autres côté, le clan Kpatcha et apparatchiks ne furent pas non plus une référence sur la manière de gérer la chose publique et les Togolais. La grande inconnue reste ici le peuple kabyè comme arbitre. Bien que truffés de multi milliardaires, les Kabyès nantis savent où se trouvent leurs intérêts….bien sûr chez Faure.
La population semble depuis la vague d’arrestation des étudiants dire aussi que le moment venu nous trancherons. Vivement que les Kabyès tranchent sur ce dilemme qui dur un peu trop pour que vive le Togo !
Djima Matapari Lynx.info

 

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