Le Burkina lance un mandat d’arrêt international contre Compaoré dans l’affaire Sankara

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Les résultats de l’autopsie relèvent qu’il a été « criblé de balles »

La justice burkinabè a émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président Blaise Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire depuis sa chute, en octobre 2014, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara… La suite sur Jeune-Afrique

Les résultats du test ADN de Thomas Sankara « seront communiqués mercredi » (justice militaire)
Le directeur de la justice militaire burkinabè, Sita Sangaré, a annoncé lundi à la presse que les résultats des tests ADN de l’ex-président Thomas Sankara, tué dans un coup d’Etat en 1987, seront officiellement dévoilés « mercredi » à Ouagadougou.

Les résultats ADN du capitaine Thomas Sankara « seront certainement communiqués mercredi à la presse », a déclaré le colonel Sangaré évoquant « une exigence légale » qui stipule que soient d’abord informées les différentes « parties » impliquées dans le dossier.

« Le juge va s’entretenir (lundi) avec les parties sur les résultats du test ADN et le parquet va communiquer mercredi », a-t-il précisé.

Le 7 décembre, le général Gilbert Diendéré qui a pris la tête du coup d’Etat avorté la mi-septembre, a été mise en examen, pour son implication présumé dans l’assassinat du « père de la Révolution » burkinabè (1984-1987) et de 12 de ses compagnons.

En plus du général Diendéré écroué depuis l’échec du putsch à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée (Maca), au moins sept autres soldats de l’ex-garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré (1987-2014), ont été inculpés dans le cadre de l’enquête sur la mort du capitaine Sankara.

Thomas Sankara qui a dirigé le Burkina Faso de 1984 à 1987 a été tué dans un coup d’Etat qui a laissé Blaise Compaoré, alors numéro deux de la Révolution, seul au pouvoir.

Après l’éviction du pouvoir de Blaise Compaoré fin octobre 2014 par de violentes manifestations, le gouvernement de la transition arrivé aux affaires a relancé en mars le dossier sur lequel la justice burkinabè s’était déclarée incompétente.

En mai, les tombes présumées de Thomas Sankara et celles de ses compagnons ont été mises sous scellés en vue de procéder à l’exhumation des corps. Les résultats de l’autopsie relèvent qu’il a été « criblé de balles ». Il aurait eu 66 ans mercredi.

Hassimi Zouré

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