La pagaille africaine: Mali, Gambie, Congo Kinshassa, Congo Brazaville, Madagascar

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Vous connaissez certainement cette histoire tragi-comique sur les races blanche, jaune et noire. Une histoire plutôt tragique que comique ; la voici :

– A) Un Blanc (Américain) se présente devant Dieu, se met à genoux et, implorant, d’une voix triste demande au Créateur « Seigneur, Seigneur, dans combien d’années, si je travaille dur, pourrais-je être riche et heureux ? »
Dieu le regarde, et, un sourire aux lèvres, lui  dit gaiement : « Cinq ans ! »
L’Américain se met à pleureur à chaudes larmes et marmonne, plus pour lui-même que pour son Dieu : « Cinq ans, c’est long, mais je vais y arriver ! »
Puis il se met d’arrache pied au travail !

-B) Un Jaune (Japonais) se présente devant Dieu, se met à genoux devant le Seigneur à qui il demande : « Mon, Dieu, mon Dieu dans combien d’années, si je travaille dur, pourrais-je être riche et heureux ? »
Dieu le regarde et, un sourire aux lèvres, lui dit : « Vingt ans!». Le japonais se met à pleureur à chaudes larmes, puis rapidement, d’un geste rageur, essuya ses larmes et se mit au travail.

-C) Un Noir (Africain), se présente devant Dieu, se met à genoux devant le Seigneur, à qui il demande : « Mon Dieu, mon Dieu, dans combien d’années  pourrais-je être riche et heureux ? »
Dieu regarde l’Africain, secoua la tête … et se met à pleureur !
L’Africain s’émeut et demanda à Dieu :
« Seigneur, Seigneur, pourquoi pleurez-vous ?  Je suis bien comme je suis.»
Et Dieu se remet à pleurer de plus belle !

Comment Dieu ne peut il pas continuer à pleurer en regardant du haut des Cieux, le Mali de ce mois de Mars -Avril 2012 ?

Voici un vaillant (sic !) capitaine, au béret vert mal vissé sur le crâne, qui fait un coup d’Etat au Président AMADOU TOUMANI TOURE (ATT) à cinq (5) semaines de l’élection présidentielle. Les griefs du capitaine Amadou SANOGO contre le Général ATT, sont essentiellement, l’incompétence du Général et sa mauvaise gestion de la rébellion des  touaregs de l’Azawad. Moi je m’attendais à ce que le courageux (sic) capitaine fasse comme le Général de GAULLE, et prenne la tête de tous ses frères d’armes et leur lance :
« Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre. Suivez-moi tous, nous allons déloger les combattants du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azaward) hors du territoire malien ! »…

Mais non, le capitaine au bérêt mal vissé sur le crâne n’est pas de Gaule, il n’a même pas l’étoffe d’un officier. Il parle de transition, de restauration de l’Etat, de dignité, de consensus… tandis que les touaregs du MNLA avancent sur tous les fronts. Le capitaine veut aussi être Président de la République du Mali. En Afrique noire tout le monde veut être Président : les trouillards, les lâches, les mécréants, les sous doués, les insouciants et les inconscients, les cancres et les cancrelats. Il suffit parfois de porter un treillis kaki et un bérêt mal vissé sur son crâne et on se proclame Président d’une République nègre ! Allez combattre des rebelles qui menacent l’intégrité territoriale de son pays ? Oh non, c’est trop dur et trop dangereux ! C’est plus facile de se planquer dans un camp militaire à Bamako, jusqu’à l’arrivée, peut être un jour, des combattants touaregs, qui vont installer leur capitale à Bamako !… Idem pour les jeunes maliens qui soutiennent les putsistes : au lieu de s’engager par milliers pour aller défendre la patrie en danger, ils préfèrent investir le tarmac de l’aéroport de BAMAKO, pour empêcher les avions des dirigeants de la CEDEAO, venus les aider!Quand il s’était agi d’aller combattre la dictature de KHADAFI, des milliers de jeunes libyens s’étaient engagés dans la rébellion pour aller au combat ! Les jeunes maliens n’ont pas les « couilles » des jeunes libyens !

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La tragédie du Mali nous a tous assommés. Au commencement était le laxisme et la mollesse du général Président ATT, devant la rébellion.Il aurait dû troquer ses superbes boubous brodés contre un treillis de général d’armée du Mali et inspecter ses troupes au front, pour leur remonter le moral. Si j’étais ATT, j’aurais vite acheté des armes performantes aux Américains ou aux Sud Africains (c’est une société Sud Africaine qui extrait l’or des mines maliennes) et recruté quelques centaines de militaires américains spécialistes du désert (des anciens d’Irak et Afghanistan démobilisés) pour prêter main forte à mes soldats … quitte à lever des fonds auprès de mes compatriotes en guise d’effort de guerre…

Il y a aussi Général et Général. Je suis persuadé que si le Nord Togo avait été investi par des rebelles sous le règne du Général Eyadema, celui-ci aurait vite fait de troquer ses impeccables costumes trois pièces contre  ses superbes uniformes de Général d’Armée du Togo, pour prendre la direction des opérations militaires et bouter hors du Togo ces rebelles. Mais, ATT n’est pas Eyadema … Cela n’excuse pas le capitaine SANOGO, qui est plus trouillard qu’ATT, parce que depuis qu’il a fait son coup d’Etat, on ne l’a jamais entendu parler de reconquête du Nord de son pays !

Dans cette pagaille du Mali, la classe politique aussi a failli. Devant la gestion calamiteuse du dossier de la rébellion, les députés auraient dû déposer une motion de censure contre le gouvernement qui serait tombé facilement. ATT aurait alors compris et cet électrochoc lui aurait fait prendre des mesures draconiennes pour lutter efficacement contre la rébellion : formation d’un gouvernement de crise de dix à douze membres, achat massif d’armes, sollicitation de troupes de  pays amis, recrutement de mercenaires américains et sud-africains (soldats aguerris du désert de la guerre d’Irak et d’Afghanistan), état d’urgence etc.

Que doivent faire la CEDEAO et l’UA pour faire plier cette soldatesque malienne ? C’est tout simple, ces deux institutions n’ont qu’à lancer un ultimatum de huit (05) jours aux putschistes  pour qu’ils remettent le pouvoir à qui de droit, faute de quoi, elles décrètent un embargo total sur le Mali avec fermeture hermétique de toutes les frontières du Mali avec tous ses voisins ! Si au bout des cinq jours, ils ne cèdent pas, il faut  une intervention militaire avec promesse de Cour de Justice Spéciale Africaine pour ces fossoyeurs de la démocratie et de l’économie malienne. Il faut restaurer l’image et la dignité de l’Afrique. Les dirigeants de la CEDEAO sont allés (heureusement) plus loin que moi en incluant les sanctions financières et économiques fermes…

La pagaille africaine a pour autre nom Congo. Les deux Congo (Kinshasa et Brazzaville) nous offrent le spectacle affligeant de pays maudits. Le Congo Kinshasa est un scandale géologique et un paradis agricole où même les anges souhaiteraient vivre. Mais MOBUTU est passé par là et les anges ont fui pour retourner au ciel. Les dernières élections présidentielle et législatives organisées par Kinshasa se sont déroulées dans une telle pagaille que Dieu avait dû détourner son regard de ce pays pour ne pas continuer à pleurer pour les Nègres. Rebelles, violeurs, politiciens véreux, intellectuels feignants, sectes douteuses, pilleurs de deniers publics, prédicateurs criminels, tout y est pourri dans ce pays…
Le 4 Mars dernier, des munitions explosent dans un camp militaire à Brazzaville, causant la mort d’au moins deux cents personnes et mille blessés dont plusieurs dizaines atteints grièvement. Producteur de pétrole et peu peuplé, ce pays aurait dû émerger avec son grand frère jumeau, mais les deux pays se partagent le destin douloureux, de faire boire à leurs habitants, l’eau polluée du fleuve Congo, à cause de  déficit d’eau potable à Kinshasa et Brazaville …

Madagascar aurait dû déjà boucler son élection présidentielle l’année dernière et un nouveau président démocratique élu dirigerait le pays aujourd’hui, si un certain petit DJ (Angerajoël n’avait pas eu l’idée saugrenue de mettre fin, par la rue, au deuxième et dernier mandat du Président Marc RAVALOMANA. Depuis trois ans, la grande île se débat misérablement  dans un océan de dialogues, de médiations, de tables rondes, de réunions interminables de concertation, comme seuls savent les faire les Nègres. Pendant ce temps, le pays vivote, s’asphixie, et se meurt dans l’indifférence générale….

J’ai fait un effort sur moi-même pour ne pas pleurer, en regardant à la télé, un reportage sur la traque d’un crocodile mangeur d’hommes dans un village malgache. Après avoir « mangé » plusieurs habitants d’un village, le gouvernement délivra enfin un permis de tuer le crocodile. Et c’est un jeune français qu’on envoie dans la région pour montrer aux villageois comment faire pour arriver à tuer le crocodile ! Si ce Français n’arrivait pas, les autorités, promptes à se disputer les délices du pouvoir, ne peuvent pas savoir comment débarrasser une petite rivière d’un crocodile qui se régale de la chair des enfants qui se baignent dans cette rivière !

Au jour d’aujourd’hui, seul Dieu sait quand Madagascar va organiser une élection présidentielle pour désigner démocratiquement celui qui va conduire son destin…

Connaissez-vous un Président de la République qui peut être poursuivi pour « exercice illégal » de la Médecine ?

C’est le Président Gambien, Yaya Jamey. Entre temps, il distribuait, (lui-même) dans les hôpitaux, une mixture dont personne ne connaît la composition, sensée guérir le SIDA. Ce militaire régente la Gambie comme son champ de manioc, depuis qu’il a pris le pouvoir et déposé le Président Sire Daouda Diawara. Il organise des élections présidentielles avec des scores qui lui-même annonce d’avance et bâillonne toute l’opposition sous le regard blasé et indifférent de la Communauté  internationale. Les gambiens, tétanisés ou anesthésiés subissent leur président aux accoutrements bizarres et à la canne plus lourde que sa tête. Dieu a dû détourner le regard de ce pays, pour ne pas continuer à pleurer …

La pagaille africaine, c’est aussi le Nigeria, gros producteur de pétrole qui nage dans la corruption, le désordre et le délire islamique, avec Boco ARAM, qui pose des bombes dans les églises, dans les marchés et qui croit que la CHARIA est une clé au bonheur. Les pays où il fait bon et mieux vivre sont les pays nordique (SUEDE, Danemark, Scandinavie etc.) suivis des pays de l’Europe occidentale (Suisse, France, Allemagne, Royaume Unis etc.) suivis eux-mêmes des pays d’Amérique du Nord (USA, CANADA, Costa Rica etc…)

Je ne connais pas de pays à « charia »où les gens adorent immigrer. Bien vivre et mieux vivre, signifie être bien logé, bien nourri, bien soigné, bien éduqué ; être libre et profiter des loisirs que la Terre offre, avant de tirer sa référence et de retourner à la poussière… Au Nigeria, beaucoup n’arrivent même pas à manger un plat du manioc par jour, mais trouvent l’argent (100 dollars) pour acheter un chargeur de Kalachnikov pour tuer leurs frères, avant d’aller griller en enfer (« Tu ne tueras point », dit un des dix commandements de Dieu)…

La pagaille africaine, c’est encore deux pays comme les deux Soudan. Le pétrole coule aussi à flot là-bas, mais, les dirigeants maudits de ces pays prennent l’argent de leur or noir, pour le donner aux Blancs et aux Jaunes fabricants d’armes et préfèrent se tuer que de développer leurs pays.. Je préfère m’arrêter ici, pour ne pas fondre en larmes comme le Seigneur, notre Dieu.

Revenons au Mali pour terminer nos réflexions. Les putshistes ne disent pas un mot de leurs compatriotes qui ont fui dans les pays voisins. Ils n’ont pas dit un mot sur le développement de leur pays s’ils ont une vision pour le Mali…KIDAL, leur grande ville du Nord, vient d’être prise par les rebelles. Cela n’émeut certainement pas le capitaine au bérêt mal vissé sur le crâne !
Chose tout aussi bizarre, où se trouvent les officiers supérieurs de cette année malienne, et que font-ils ?

Enfin, parlons des Touaregs. Au lieu de fleurir le désert comme les israéliens le font, toute leur intelligence se limite à acheter des armes, à tuer leurs compatriotes et à prétendre créer un nouveau pays (AZAWAD) dans les sables mouvants du Sahara. L’Afrique n’a pas besoin de nouveaux pays, mais de pays émergents ou de pays développés. L’expérience du pays fantôme appelé « Sahara occidental » où les habitants sont obligés de se servir du sable brûlant ou des pierres du désert pour s’essuyer les fesses après leur défécation, ne nous semble pas viable. Peut être que l’AZAWAD regorge de pétrole et que des puissances étrangères ont déjà mis le grappin sur ces réserves en fournissant aux touaregs des armements sophistiqués.
Quant le pétrole va jaillir un jour du désert du nouvel état, le pays sera tellement endetté qu’ils s’essuieront les fesses avec du sable chaud imbibé de déchets pétroliers…

Dr IHOU.

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