Kofi s’explique sur les deux points de discorde avec le pouvoir togolais

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Je vais vous exposer brièvement les deux points sur lesquels a porté leur argumentation :Le premier porte sur ma date de naissance que le pouvoir RPT m’accuse d’avoir falsifié.
Comme la plupart des gens de mon âge, né à une époque où l’état civil Togolais n’existait pas, je possède un acte de naissance indiquant que je suis né en 1945. Cela n’a gêné personne au Togo jusqu’en 1964 année où j’ai obtenu mon baccalauréat.

Lorsqu’il s’est agit d’obtenir une bourse du fond d’aide et de coopération français, la date du 11 octobre 1945 m’a été attribuée arbitrairement, l’administration française n’admettant pas une date de naissance incomplète.

J’ai vécu sans problème jusqu’en 2008 lorsque j’ai voulu renouveler mon passeport. Entre temps, l’administration togolaise avait, de son coté décidé sans m’en informer que ma date de naissance sera désormais le 31 décembre 1945.

Tous les Togolais connaissent dans leur entourage au moins une personne qui est dans mon cas. Est-ce à dire que toute cette frange de la population doit être exclue du suffrage universel. C’est-à-dire peuvent être électeur mais non-éligible ?

Le deuxième point concerne ma résidence au Togo dont le pouvoir RPT conteste la durée de 12 mois nécessaire avant la tenue du scrutin :

Voici les faits :

Je suis arrivé à Lomé le 14 octobre 2008 et loué ma résidence actuelle le 18 octobre 2008. L’acte notarié du bail locatif a été transmis à la Cour Constitutionnelle.

En 2009, j’ai effectué 4 voyages à l’étranger, chacun d’une durée inférieure à 2 semaines. Sur 2 formulaires d’embarquement, j’ai indiqué résider en France. Chacun sait que j’ai deux nationalités, qui ne sont plus incompatibles avec le fait de briguer la magistrature suprême et que j’ai en effet gardé une résidence en France.

Je ne pense pas être le seul candidat à avoir une telle résidence à l’étranger.

De plus, les accords de « OUAGA » du 7 août 2009 s’accordent pour dire : « que la résidence s’entend comme l’obligation de présence politique et physique visible permanente ou intermittente des potentiels candidats pendant ladite période. »

Quoiqu’il en soit, une fiche d’embarquement ne peut avoir plus de valeur probante que le certificat de résidence qui m’a été régulièrement délivré par la Mairie de Lomé, après enquête de police sur la réalité de cette résidence pour laquelle j’ai régulièrement payé la taxe d’habitation et ce dès le 9 février 2009.

Au vu de tous ces éléments, il est clair que le RPT a cru ainsi trouver le moyen d’écarter le candidat le plus gênant pour lui, c’est-à-dire celui capable d’être élu, et réellement capable de prendre le pouvoir.

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