Il n’ y a aucun peuple au monde qui soit tombé en combattant pour sa propre libération !

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À tous les combattants pour la cause du vaillant peuple du Togo,
À la société civile et aux étudiants,
À la jeunesse togolaise, brave et dynamique,
Aux soldats démocrates,
Aux frères et sœurs de la diaspora togolaise des quatre coins de la planète,
Aux amis de la cause togolaise,
À tous les compatriotes qui éprouvent dans leur corps et dans leur âme de l´amertume face à l’injustice sociale au Togo,

Je m’adresse à vous en tant que simple citoyen partageant comme vous les souffrances d´un peuple pris en otage par une poignée d’hommes insolents et orgueilleux.
Il est temps ! Oui, il est vraiment temps pour que nous nous mettions debout pour la lutte de libération. La nation togolaise nous interpelle pour que de n’ importe quel point de la terre où nous nous trouvons, nous lancions l’assaut contre les voleurs du peuple. Le devoir nous commande de briser par tous les moyens le nœud de l’asservissement malicieusement mis au cou de notre peuple. Levons-nous donc comme un seul homme pour chasser de leur perchoir Faure et sa bande d’assassins. Formons une chaîne de solidarité avec le peuple et apportons-lui notre savoir-faire qui puisse servir à déboulonner un système vieux de près d’un demi-siècle.

DEBOUT COMPATRIOTES, L’HEURE A SONNÉ !

La grande et historique révolution maghrébine qui fait actuellement des vagues depuis plusieurs semaines dans les pays arabes ne doit laisser l´Afrique noire en général et le Togo en particulier indifférents. Le peuple togolais, sa jeunesse, sa société civile (les syndicats), les étudiants et sa diaspora doivent prendre la mesure de la situation née des pays du Moyen-Orient pour mettre fin au Togo à près de 50 ans de règne des Gnassingbé. Les Maghrébins ont fait leur révolution. À nous de mener la nôtre en tenant compte de nos propres réalités. Il ne s’agira pas d’une révolution copie-conforme à la tunisienne (les cultures sont différentes) mais d’une stratégie intelligente qui ferait des vagues dans les différents points-cibles de la capitale et pourquoi pas, dans les villes intérieures du pays. La détermination du peuple à en découdre avec les faux princes héritiers, fera que les soldats imbus de l’idéal démocratique, rejoindront, je l’espère, ses rangs.
Les leaders des partis politiques devraient être tenus en retrait de toute action de peur de les voir récupérer la révolution à leur profit. Toutefois, les leaders devront appeler leurs militants á se joindre à l’action sans brandir les slogans de leurs partis ; les seuls mots d´ordre de la manifestation étant par exemple : « FAURE DÉMISSION » ; « FAURE DÉGAGE » ; « PRÈS D´UN DEMI-SIÈCLE DE PARJURE, ÇA SUFFIT » ; « PAS DE DYNASTIE AU TOGO » ; « LE TOGO N´EST PAS UNE MONARCHIE » ; « RÈGNE SANS FIN DES GNASSINGBÉ, UNE INSULTE À LA CONSTITUTION TOGOLAISE » ; « FAURE, FAITES LE BILAN DES MASSACRES D´AVRIL 2005 » ; etc.…

Les populations ont assez de la duplicité, des tergiversations et des querelles inutiles de ceux-là qui n’hésitent pas en tout instant de parler abusivement en leur nom. Ils ont montré á la face du peuple leur incapacité notoire á s’entendre sur l’essentiel.

Reconnaissons cependant que seuls le FRAC et l´ANC sont jusqu’à ce jour les deux seules entités politiques qui malgré les sorties musclées des forces de sécurité, qui osent défier le régime.
Par contre, Gilchrist Olympio, comme bien d’autres, ont préféré convoler en justes noces avec Faure. Celui-là-même qu´on nous a fait croire qu’on combattait depuis qu´il a succédé à son père le 5 Février 2005 à la mort de ce dernier. Après avoir, dans un semblant de jeu de chat et de la souris avec le dictateur, feu Gnassingbé Eyadéma, Gil venait de se révéler en 2010 le champion d´une alliance bidon qui selon eux sauverait le Togo d’un naufrage. Le peuple crie au scandale et tire à boulets rouges sur celui qui est désormais considéré comme le Juda togolais. Le fils du père de l’indépendance du Togo venait par cet acte de trahison de dévoiler non seulement son vrai visage au peuple mais aussi de piétiner la tombe de son père. Malédiction, quand tu nous tiens !

En cette lutte héroïque, je voudrais ici rendre un hommage mérité à la jeunesse du Togo pour son courage et son sacrifice. Elle qui a toujours répondu présente à toutes les circonstances de la vie de la nation en donnant ce qu’elle a de plus cher : la vie. Elle en est bien consciente. Elle sait sans doute que c’est aussi le prix à payer malheureusement lorsqu’il s’agit de sauver la patrie en danger. Elle demeure à cet effet, aujourd’hui comme hier le fer de lance de notre lutte inlassable contre l´injustice sociale des tenants du pouvoir au Togo. Sans elle, sans sa détermination et sa ténacité, quel sens aurait la lutte ? Que seraient les partis politiques et que pourraient leurs leaders sans elle ? Comprenez donc que la jeunesse, la nôtre est une force incontournable qui mérite notre respect. Le combat libérateur doit se poursuivre sans relâche mais dans la cohésion de nos actions.
Le peuple a fini par comprendre. Il a fini par comprendre qu’en dehors des Gnassingbé qui dirigent le Togo d’une main de fer, le mal qui le ronge provient aussi de certains de ses fils « égarés ».
La jeunesse togolaise quant à elle doit avoir su bien apprendre la leçon. Elle doit avoir su que pour se forger un avenir, elle doit avec toutes les composantes de la société togolaise débarrasser son pays des vautours pour ainsi faire triompher le droit et la justice sur l’arbitraire aveugle.

Le Togo, la Terre de nos Aïeux, est notre Patrie. Ne l’abandonnons pas. Serrons nos rangs pour le sauver. Par notre engagement, permettons aux générations présentes et futures d’espérer. L’Histoire du peuple s’écrit dans l’honneur avec courage et détermination par ses fils. Écrivons-la donc.

Allemagne, le 22 Février 2011.

Ali Akondoh
[email protected]

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