Home sweet home. Maurice Péré Dahuku de retour au vestibule !

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Le chien n’a jamais changé sa façon de s’asseoir. Et pour cause, Dahuku Péré est de retour parmi les siens, « Home sweet home ».  Bien qu’on savait qu’il n’avait pas la force et le mental pour tenir jusqu’au bout de ses idées, il fallait y bien faire avec cette ripaille de faux opposants et de composants, donc avec des « foldingues » comme le kabyè de Yadè Bohu. Mais qu’à cela ne tienne ! Avant de re-tour-ner dans la maison familiale, Dahuku Péré n’a pas eu besoin de retourner sa cuillère par deux fois : il est kabyè. Faure Gnassingbé est aussi Kabyè. Leur dénominateur commun à faire le mal pour le premier et à fermer les yeux pour le deuxième quand le premier calcine les Togolais est une maladie qui colle à la peau de tout kabyè sinon un trait qui caractérise le vrai kabyè, le pur. Et en pays kabyè, on trahit pour un temps pas pour toujours. Passons.

 

Combien sont-ils, ces Togolais dans la maison commune appelée hier « RPT » et aujourd’hui « Unir » à partir et à revenir comme si être opposant à vie était une tare, une erreur, une malédiction ? Même au soir de sa vie, le nationaliste Antoine Bodjona et opposant inconditionnel au dictateur défunt voulait manger un « peu » avant de fermer l’œil. La fatigue et de petits bobos auront raison de lui. Il fermera les yeux, l’âme amère pour n’avoir pas mangé. Bousculé de tout part par la dure réalité de la pauvreté, le Dr Amah Gnassingbé avait dû précipitamment quitté l’UFC en acceptant un poste de ministre d’Etat sans portefeuille avant de fermer les yeux après n’avoir « bouffé » autour de Faure que trois ans. Les Exemples, on en finirait pas. Dans le Togo moderne, est bête ; celui qui ne va pas dans les hauts fourneaux de la « mangeocratie » avant de rendre l’âme. Même le plus taré des opposants, Gilchrist Olympio ne sait plus laisser faire. Il faut aussi manger avant de rendre l’âme. Il sait que, bien que, opposant indéfectible sinon radical, Jean-Pierre Fabre aussi mange chez les Gnassingbé par les combinaisons ultra-dangereuses de sa mère. Le Pr Léopold Gnininvi comme l’avocat Yaovi Agboyibor ont tous deux mangé en nous  promettant d’aller et de changer quelque chose « dedans » quand ils seront dedans. Résultat, c’est du « dedans », qu’ils sont restés « dedans » sans vouloir ressortir. Trop doux avec l’argent du Togo que gère Faure Gnassingbé. Ainsi, journalistes comme hommes politiques se bousculent au portillon. Dernier en date dans l’arrivage, tenez-vous bien, Péré Dahuku. La dernière fois, nous avions écouté son ancien ami bassari le Pr Lantame Ninsao Sey-Sanda lui botter le cul  remonte en 2005 avec cette phrase : « Sors dehors voir, ce sont tes frères kabyè qui massacrent actuellement les Togolais ». D’ailleurs, il prendra distance d’avec le piètre politique kabyè avant de lui dire ou mieux de nous dire au téléphone qu’il ne l’avait pas conseillé du temps où il était président de l’Assemblée togolaise pour qu’il pense que tous les autres Togolais devraient être à la merci des kabyè. Comme si être opposant à vie était une malédiction pour un kabyè, Dahuku Péré est de nouveau à la maison mère. Cette maison qui l’a fabriqué et fait de lui ce qu’il est. Si du fond de son caveau, Eyadema pouvait voir les prouesses de son fils Faure, il demanderait au bon Dieu de l’ouvrir l’œil droit afin qu’il l’acclame. On sait par le passé que, quand le dictateur Eyadema s’était approché « faurtement » de la femme du kabyè de Yadè- bohu ce qui avait provoqué son ire, le dictateur lui lancera devant témoin cette phrase qui en dit long : « Le linge sale se lave en famille ». Aujourd’hui, c’est le fils qui revient le niquer et sans vaseline. Acte II du film.

Pour son porte parole Ourna Gnanta : « La décision prise par Maurice Dahuku Péré va dans le sens de la réalisation des réformes essentielles  à l’enracinement de la démocratie au Togo ». Si on comprend bien, c’est avec Faure Gnassingbé que désormais Dahuku Péré va enraciner la démocratie au Togo. Ambiance ! Pour la petite histoire, Péré portera le maillot de son parti Alliance, mais comme tête de liste du RPT donc UNIR. Beaucoup de Togolais se demandent par quelle magie et prouesses juridiques, Aboudou Assouma et ses collègues ont trouvé le moyen de valider la liste de UNIR dans la circonscription électorale de Blitta dès lors que M. Péré a violé de front les prescriptions de la charte des partis politiques ? Une sorte de « michi-micha » à la kabyè avec sauce « kadoro » et boyaux de bœuf dit « Adjadala » pour le décor. Comme si  les dés n’étaient pas encore pipés sur une élection législative truquée d’avance !

Taffa Biassi Lynx.info

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