Gilchrist Olympio serait-il le fossoyeur du changement au Togo? Parlons-en

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Avant toute chose je voudrai remercier ceux qui parmi nos compatriotes ont compris ce que je disais il y 5ans et leur présenter des excuses pour n’avoir pas continué ma contribution à l’épanouissement du peuple Togolais.

Pour ceux qui  ne m’avaient pas compris, je les invite à me relire car les derniers développements de l’actualité togolaise devaient scier les yeux à tous le monde sur la véritable personnalité de Gilchrist Olympio.

A travers ce titre aussi inquisiteur et provocateur, j’étais conscient de m’attirer de l’inimitié de certains togolais. D’ailleurs j’avais reçu aussi des messages de tout genredans ma boîte courriel. Mais ma démarche était de nous faire prendre conscience de laduplicité qui pouvait habiter cet homme. En m’y lançant, je sais par expérience, pour avoir été dans la presse privé togolaise des années 90, que l’homme jouit d’une certaine notoriété et de confiance aveugle au sein de la population togolaise. D’ailleurs, une fois un de ses sympathisants m’a laissé entendre qu’il pouvait même voter pour une chèvre si M. Olympio le lui demandait. En 2005, il était nombreux à donner leur suffrage à Bob Akitani bien que ce dernier se sachant mourant n’a pas eu besoin de parcourir le pays pour expliquer aux togolais un programme qui n’existait que dans la tête de Gilchrist. Il y a seulement 1 mois ces mêmes togolais redonnaient la victoire à Jean Pierre Fabre dans les mêmes conditions. En réalité ces personnes ne savaient pas que Fabre a pris l’homme de cours en se positionnant comme candidat à l’élection de 4 mars dernier.

Pour preuve, c’est difficilement que Gilchrist a exprimé son soutien à Fabre et s’active actuellement à remettre en cause toutes les décisions prises par ce dernier sans l’avoir consulté. Un fidèle parmi les fidèles vient de comprendre à ses dépens qu’en réalité le « Maréchal » n’est nullement différents des autres dictateurs qu’il prétend combattre. En effet, un dictateur n’imagine jamais sa fin et n’admet pas qu’une autre personne, fusse t elle un dauphin, prenne des décisions de son vivant.

Le 10 juillet 2005, je terminais le chapitre 3 de mon dossier sur Gilchrist par quelques questions du genre : Pour qui lutte-t-il réellement, pour sa famille ou pour le peuple Togolais? Que va-t-il faire maintenant qu’il a vraiment compris que la France ne voudrait ni de lui, ni de son beau frère et encore moins de sa doublure? Quelle est désormais la marge de manœuvre de Gilchrist maintenant qu’il entame ses 70 ans?

Au-delà des développements de ces derniers jours, bien que ces questions restent d’actualité, il me vient à l’esprit de vous parler du jeu auquel se livre cet homme. C’est pourquoi dans les jours et mois à venir, nous parlerons de notre pays ; des hommes qui nous gouvernent ou qui cherchent à le faire. Nous parlerons aussi de leurs stratégies et leurs réelles intentions. Si la plupart d’entre eux ont des esprits de perdrix, d’autres semblent comparables à des phacochères et d’autres encore à des renards ; il n’est plus un secret pour personne que tous ces hommes peuvent être qualifiés de singes ou desvéritables caméléons.

C’est pourquoi je partagerai avec vous ce dicton de chez nous qui dit : « Lorsque vous cherchez à égorger un vieux coq sans y parvenir, il ne suffit pas de le qualifier de sorcier mais il faut aussi se demander si la lame de votre couteau est suffisamment tranchante ».

 A bientôt …

Bordeaux, le 04 avril 2010

Mohammed YOUSSIF

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