Faure : Les Gnassingbé prennent distance de lui

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Où va t-il ce Faure? Que veut-il ce fils de Simone? Et comment dort-il ce président non élu du Togo? Têtu, il l’est. Humble, il ne semble pas l’être ! La preuve en est que l’on ne peut pas rouler une Maybach là où son peuple n’arrive même pas à s’alimenter plus d’une fois par jour. Méchant et cynique, tout le monde est du même avis, il l’est. Faure Essozimna Gnassingbé aura été le premier à écrire l’histoire des Gnassingbé. Et pour l’écrire, tout est passé vite, très vite. Il semble que quand Kpatcha ratissait large en 2005 pour sauvegarder le pouvoir du défunt père, Faure, tapis dans l’ombre, réunissait ce qui est le nerf de la guerre, l’argent, beaucoup d’argent, pour faire face aux Gnassingbé, et ce, après que les autres frères aient rectifié massivement des vies en le gardant lui au sommet du pouvoir. La vraie pomme de discorde entre les frères Gnassingbé serait sans aucun doute l’argent et tout ce qui entoure les biens matériels et mal acquis de ce monde. Théoriquement, le Lynx ne peut dire dans la foultitude d’enfants du despote défunt le rang exact que Faure occupe dans la lignée familiale. Les diplômes qu’il disposerait et qui le qualifieraient d’économiste ne sont pas encore prouvés, ni par lui même, ni dans son cercle restreint. Pis, tous les économistes sont ébahis au regard de la manière par laquelle il jongle avec les finances publiques de son pays. Faure n’a rien d’un Ali Bongo. Pourtant, il est bien au pouvoir 4 ans avant que le gabonais ne capte à son tour le trône de son père. Signe des temps, en deux ans à la tête du Gabon, ce pays s’apprête à organiser une coupe d’Afrique des Nations. Un assainissement tout azimut des finances publiques en plus ! Et un limogeage quasi quotidien des pillards de la République. Les Gabonais ne demandaient pas mieux. Revenons à celui qui croit diriger le Togo comme s’il était dans le fauteuil de Spartacus en Rome Antique. Pour atteindre ses fins, il fomente un coup d’Etat contre sa personne. Le père défunt aurait eu à lui tout seul fomenté plus de 11 coups d’Etat contre lui même dans sa vie. Mobutu l’a fait avec Kasavubu. Sékou Touré avec Diallo Telli. Eyadema avec Sylvanus Olympio… Mais Faure aurait fait mieux que tous. Coup sur coup, il embastille cinq Gnassingbé, génomés : Gnassingbé Baoubadi, Gnassingbé Essolizam, Gnassingbé Kpatcha et patati et patata… Mais celui qui met les autres frères en prison pour « Coup d’Etat », dont terroristes contre sa personne, n’est t-il pas plus terroriste que ceux qu’il a mis derrière les barreaux? S’asseoir sur les âmes de 1000 vies innocentes togolaises serait-il la voie royale pour parvenir au pouvoir? Mettre 40.000 compatriotes hors des frontières serait-il la meilleure façon d’apporter la démocratie tant recherchée à laquelle il se fait le parrain ? Mentir au peuple que désormais la « loi de la force » va faire place à la « force de la loi » pour jamais le respecter est-il la bonne manière de donner exemple à son peuple? Faure qui est sudiste de mère et nordiste du père ne serait-il pas au final sans valeur et sans dignité? Au moins, les Togolais savent que Kpatcha fut cynique et brute. Dans son fief de la Kozah, tout le monde dit que Kpatcha a des allures propres à son père Etienne Eyadema Gnassingbé. Autant il est fidèle en amitié, autant il peut faire mal quand ses ordres ne sont pas respectés. Mais Faure, l’enfant de Simone, qui est-il au finish? Qu’a t-il manqué dans son enfance pour qu’il soit si fourbe? Si introverti? Si menteur?…. Des questions difficiles à répondre si maman Simone ne vous souffle pas à l’oreille qui est au fait son rejeton Faure.

Et les Gnassingbé prennent distance de lui.

Quand Koudou Laurent Gbagbo vient aux funérailles de papa Gnassingbé, il croit y voir 10 enfants orphelins. Il finit par se rendre compte que toutes les têtes noires des premières chaises étaient les enfants du généralissime défunt par le service protocolaire. « Des équipes » lâchera t-il. Et du vivant de papa, tous ces fils qui ont tourné dos aux études et aux formations vivaient sur le dos du pauvre contribuable togolais. Faure, qui comprend qu’il vaut mieux aussi prendre distances de ses frères et sœurs que de s’asseoir pour des assises qui peuvent sortir le clan du haut, devient de plus en plus rare dans les décisions familiales.

En 2006, le Togo est qualifié pour la coupe du monde. Au lieu d’aider son frère, Rock Gnassingbé a trouvé des solutions qui grandissent toute la famille, et partant de là le Togo tout entier, mais non il choisit de lui tourner le dos. Son frère tombe « Gboya » et Faure est fier d’avoir écarté un qui peut gêner. Ensuite, il laisse les Gnassingbé faire parler d’eux dans le grand banditisme. On se souvient de ce restaurateur français à Lomé bastonné par les enfants Gnassingbé. Faure ferme de nouveau les yeux. Il va même les aider à commettre des crimes abominables contre les Togolais. On n’est pas loin d’un certain Oufkir qui fait prendre au roi Hassan II des résolutions qui vont discréditer son pouvoir…

A la fin, il ratisse le reste par une histoire drôle de coup d’Etat. Des recoupements du Lynx, il en ressort que Rock Ganssingbé n’a plus rencontré son petit frère président depuis bien longtemps. Toyi le second jumeau de Kpatcha serait sur le qui vive permanent. Les filles de sa marâtre Badagnaki ne seraient plus au parfum de sa manière de diriger la famille. Les Gnassingbé seraient chacun en état d’alerte maximale et auraient été nombreux à souffler aux opposants qu’ils ne voient pas ce que Faure a fait de bien au peuple pour être reconduit comme président du Togo. Même les Gnassingbé doutent que Faure ait pu être reélu un 4 mars 2010. 

En 2009, quand les sages Kabyès le rencontrent pour explication sur le cas Kpatcha, il aurait fait savoir que son demi-frère faisait des erreurs qui pouvaient aider Gilchrist Olympio à prendre le pouvoir. Un mensonge ! A la dernière conciliation que lui proposaient des sages Kabyè, il aurait répondu que la libération serait pour la fin de l’année. Mais quand on s’appelle Faure, les actes et les paroles ne vont pas de paire. Pourvu que cette fois-ci, il se fasse un peu violence et dire la vérité aux Togolais. Il en a intérêt comme ce fut le cas quand il a eu le courage de retirer ses plaintes contre les journalistes pour préserver ses intérêts, comprenez son image de « despote », le nom lui a été offert par un socialiste à l’Assemblée Nationale au pays de Nicolas Sarkozy.

Djima Matapari Lynx.info

 

 

 

 

 

 

 

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