Faure: il est aux antipodes de ce qui se passe dans son pays

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Si il avait l’âge de Paul Biya, président septagenaire du Cameroun, on aurait dit qu’il est atteint de schizophrenie. Si il avait l’âge d’ Abdoulaye Wade, président octagenaire du Sénégal, on aurait dit par exemple qu’il a la maladie d’Alzheimer (perte de la mémoire). Faure transporte sur son dos tout le drame du Togo. Jeune, il ne donne pas la poigne de son  âge qui caractérise les jeunes présidents qui refusent la fatalité pour leurs peuples. Il pouvait être timide comme on l’a vu avec le roi d’Espagne qui grandit sous le dictateur Franco et finit par imposer une carrure de vrai dirigeant pour son peuple. Faure pouvait donner des gages qui redonnent espoir aux Togolais depuis sa réelection brutale bis de mars 2010. Là aussi patatras ! On le décrivait comme économiste de Paris-Dauphine. Les Togolais n’ont jamais autant pillés la République que sous son règne. Le lecteur est prié de se demander si le diplôme de Faure à la Dauphine n’est pas arrivé par fax !
Pour preuve, la Banque Mondiale vient de le décerner la palme d’or de « brutal » économiste. « Le Togo est riche mais mal géré » peut on lire dans le rapport de Philip English fonctionnaire de la Banque Mondiale. On n’est pas loin de l’économiste allemand Erwin Blumenthal qui dépouille Mobutu de sa gestion catastrophique du Zaïre. A son âge, une belle première dame aurait équilibré son mental qui ne tient plus que par l’alcool et de ses crises répétées d’épilepsie. Là aussi, les Togolais sont priés de le laisser soulever toutes les jupes de ses concitoyennes jusqu’à ce qu’ une vilaine prostate se déclenche.

Sa vie de chef d’Etat est entre son palais de la Marina et les mensonges devant la communauté internationale. Tantôt, on va construire des autoroutes, tantôt se seraient des échangeurs, tantôt je vais faire des réformes. Faure, c’est ce garçon au visage d’un agneau avec un intérieur d’un loup. Dire que toute la guerre au sein de son opposition, ne lui fait pas mal au dos pour celui qui dit rêver voir un Togo débarasser des scories des vieux démons du tribalisme. Que va t-on faire avec Faure ? Les langues se délient et le Lynx est allé prendre quelques opinions.

Atcha directeur d’école à Lomé en retraite : «  Ce garçon n’a rien rien d’un président. Son père quand il avait son âge faisait rêver les Togolais. Mais que voulez-vous. En pays Tem, on ne devient pas roi qui le veut. Allez demandé aux Kabyès comment ils choisissent leur roi ». Vincent ( Nom changé) professeur dans une école privée : «  Faure, on ne sait quoi faire avec. C’est comme vous invitez quelqu’un pour un repas et après le mangé, il refuse de partir. On croyait qu’il allait partir avec les élections de 2010 mais il est là et indifférent à nos problèmes ». Kolani  cadre de banque : «  Je vais vous dire la vérité en tant que banquier. Toutes ces banques de la place sont vides. Personne ne nous fait confiance ici. Faure aussi sait que son pays n’est pas  propice pour les affaires ». Larba  sécrétaire de direction : «  Je suis une femme et j’ai des enfants. Vous êtes dans la rue et un mec se plaint que Faure a pris sa copine. Fait-il bon de l’entendre d’un président ? Je vais vous dire ce que je pense. Faure n’a rien qui me rassure ».

Que peut-on  encore écrire dans les journaux qui lui sont contre de sa gestion du pays et  qu’on aurait pas écrit pour aider Faure à changer ? Aux dernières nouvelles, il aurait fui la presse. Abdoulaye Wade,lui au moins, reconnaît être contre la presse mais ne peut s’empêcher de lire ce qu’on dit de lui. Nicolas Sarkozy en privé aurait lâché que les journalistes, c’est ces messieurs il faut passer à la Kalachnikov, mais pour autant, la presse, il ne peut s’en passer ! Faure, c’est carrément la débandade selon nos sources. A défaut, il a laissé le pouvoir dans les mains de Pascal Bodjona et de Atcha Titikpina. Mais que va t-on faire d’un président qui est aux antipodes de tout ce qui humilie son peuple ? L’accident des Eperviers en Sierra Léone c’est nous. La débâcle des Eperviers au Mondial 2006 en Allemagne c’est nous. L’arrêstation d’un député élu pour faux coup d’Etat c’est nous. Les tueries au Cabinda, c’est nous. L’incapacité de fêter 50 ans d’indépendance, c’est nous. La hantise d’enlèvement des journalistes, c’est nous. Les dettes c’est nous. Les vols à ciel ouvert d’urnes, c’est nous. Les pannes de VSAT en pleine élection, c’est toujours nous… Les humiliations sont nombreuses. Le Lynx n’abordera pas l’état piteux de nos routes, de nos hôpitaux, de nos écoles….

Quand on a un président qui est né avec une cuillère d’or dans la bouche, c’est un peu la résultante du mahleur du peuple. À l’heure où nous mettons sous lecture ces lignes, Faure est en partance pour le Gabon pour les festivités de 50 ans d’indépendance de ce pays. Et quand il sortira de là, il partira à Schanghaï en Asie avec un petit tour en privée en Chine, histoire de quémander. Samedi  dernier, il était au Congo- Brazaville pour les fêtes de 50 ans d’indépendance de ce pays aussi. Il n’a pas inventé l’avion mais il l’utilse plus que les inventeurs. De deux choses l’une. Une révolution pour le chasser du pouvoir lui et sa pègre rampante ou le laisser règner mais dans ce cas ne plus se morfondre…

Djima Matapari Lynx.info

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