Face cachée de la prostitution à Ouagadougou : Une nuit à » Ouaga c’est show »

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En matière de filles de joie, il y en a pour tous les goûts, grandes, rondes, claires, provocantes et attirante

Il est 1 heure 37 minutes, à notre arrivée. Nous nous sommes positionnés à une dizaine de mètres du bar dancing «Ouaga c’est show», dans l’obscurité, pour observer la démarche des clients, leurs faits et gestes surtout. Là, nous constatons des adultes habillés décemment, certains à pied et d’autres sur leurs engins. Tous arrivent en toute discrétion au parking et nous leur emboitons le pas. Comme tout bon client, nous stationnons au parking à 100 FCFA le ticket. Suivant le mouvement, nous arrivons devant l’entrée principale où sur la pancarte en haut du portail, il est estampillé«Ouaga c’est show». Dans l’entrée principale, des jeunes filles sont arrêtées, toutes à moitié nue, en courtes culottes, dans des jupettes ou encore dans des minirobes plaquées au corps.

A côté d’elles, l’on remarque un comptoir au fond de la cour où l’on trouve de la boisson alcoolisée (liqueurs). Il y a également des tables et des chaises pour des éventuelles consommations. En matière de filles de joie, il y en a pour tous les goûts, grandes, rondes, claires, provocantes et attirante. D’ailleursune des filles nous a accosté à notre entrée, et nous propose aussitôt ses services sexuels. Chantal est l’une d’elles, bien en forme, et vraiment attirante. Elle est dans une petite robe avec toutes les cuisses dehors. Elle happe littéralement, n’en déplaise à ses collègues et entame la discussion dans un français approximatif avec un fort accent anglophone. Le dialogue engagé, elle nous demanda de la suivre tout en nous tenant la main et sans même proposer le moindre prix. Nous la suivons dans un couloir obscur et arrivons dans sa chambre.

A l’intérieur nous remarquons deux autres clients en pleine activité (rapports sexuels) sur les deux matelas posés à même le sol. Chantal se couche sur le troisième et nous invita à la rejoindre. Elle exige avant tout ses sous d’abord avant qu’on ne passe à l’acte (rapports sexuels). Nous lui proposons 500 FCFA qu’elle refuse, puis 1000 FCFA. Elle accepte puis enlève aussitôt juste son slip en nous laissant entendre en anglais qu’il n’y aura pas de caresse ni autre chose pendant l’acte (rapports sexuels), il faut juste aller droit au but. Elle déchire son préservatif, le tient par sa main droite tandis que la gauche tente de nous préparer par des caresses. Et comme nous n’étions pas venus pour le plaisir, nous déclinons l’offre en essayant de la persuader d’échanger, de discuter avec nous sans qu’on ne passe pour autant à l’acte. Tout en colère, elle nous répond avec un air hystérique «no fuck, go out» qui se traduit par «si tu ne veux pas faire les rapports sexuels, sors». Nous tentons de lui soutirer des informations mais en vain. Elle se rhabille et nous lui réclamons notre sou. Chose qu’elle n’a pas accepté faire et nous conduisit chez les gardiens. 3 hommes dont un vieux sexagénaire qui se fait appeler «Papa» par les filles (jeunes prostituées). Après explication comme quoi, Chantal n’a pas rempli sa part du contrat, donc nous exigeons le remboursement total de notre somme, «Papa» nous fait comprendre qu’une fois dans la chambre, contrat rempli ou pas, la totalité ne peut être versée. Ce sont les principes de la maison, a laissé entendre le vieil homme. Et sans trop discuter nous partîmes.

Malick S. SAWADOGO (Stagiaire)

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