Côte d’Ivoire : un jour viendra où l’ivoiritaire Venance Konan suppliera les Ivoiriens de l’oublier !

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J’ai lu dans les colonnes des journaux de la Presse au service de l’invasion de la Côte d’Ivoire, une parole inconvenante de Venance Konan, appelant les Résistants ivoiriens proches du Président GBAGBO à oublier celui-ci.

Si Venance donne ces conseils, il semble être convaincu qu’il est habité par la raison et que nous autres, serions déraisonnables de ne pas oublier un homme qui a été au centre de l’animation politique de la Côte d’Ivoire depuis 1988, qui a mené le combat pour l’avènement du multipartisme et qui a été élu deux fois Président de la République de Côte d’Ivoire pour ensuite être empêché de diriger le peuple qui par deux fois, lui a témoigné sa confiance.

Comme on le voit, Venance pense à notre bonheur, à notre bien à tous en tant que soutiens inconditionnels du Président ivoirien déchu et déporté à la Haye pour que naisse l’avènement d’une Côte d’Ivoire occupée et pillée par des prédateurs étrangers associés à morpions ivoiriens.

Venance veut nous dire qu’il aime ceux qu’on appelle pro-GBAGBO, parce qu’il semble leur dire qu’il a rejoint, à temps, la bonne rive, qu’il est embarqué à bord du bon navire et que le chemin qui mène au bonheur suprême dans lequel il baigne, passe par un oubli pur et simple du Président GBAGBO.

On devrait peut-être le croire. Venance nous invite à oublier GBAGBO pour suivre Ouattara, celui par qui toute chose finit par la destruction et la mort afin que triomphe une Côte d’Ivoire défigurée et au fond du gouffre. Mais Venance sait que personne ne le prend au sérieux car il est tout sauf un homme sérieux. Il ne défend aucune valeur. Il n’a pas le sens de l’honneur.

Venance Konan, je le connais. Il ne peut pas vouloir le bien de quelqu’un qui ne lui donne pas à boire et à manger. Donc si Venance Konan appelle la Résistance Patriotique à oublier Laurent GBAGBO maintenant, c’est que cet oubli l’aidera à consolider ses acquis, à maintenir dans sa gueule de loup, les morceaux ensanglantés qu’il tient de sa mâchoire en forme de piège.

Mais il faut que je parle à Venance.

Cher confrère et fils indigne de Côte d’Ivoire, la valeur d’un homme ne réside pas dans le nombre de pirouettes qu’il fait pour se renier à chaque fois qu’une assiette se vide du côté où il est assis. Dans une cérémonie entre gens civilisés, tout invité qui change de siège pour poursuivre les assiettes encore pleines s’offre à un jugement déshonorant.

Hier Venance Konan était assis à la table d’honneur du père fondateur de l’Ivoirité. Il était alors très inspiré. Et il demandait à Ouattara de lui montrer son village juste pour insister sur le fait que ce monsieur n’a aucun lien ni aucun point de rattachement géographique en Côte d’Ivoire.

Mais ce Monsieur sans village est au pouvoir dans les conditions que vous connaissez. Et pirouette d’un génie de la plume mendiante, Venance Konan demande d’oublier Laurent GBAGBO afin qu’il se la coule douce à la table de celui qui triomphe sur le cadavre de milliers de civils pro-GBAGBO.

Alors pour la petite confidence, laissez-moi dire à Venance que le problème de son nouveau gourou n’est pas lié à Laurent GBAGBO. Ce dernier est hors de la Côte d’Ivoire et ne donne aucun mot d’ordre.

S’il y a donc quelqu’un à oublier pour que les choses aillent pour le mieux pour Venance Konan et son imposteur de maître, ce n’est donc pas Laurent GBAGBO.

C’est pourquoi je vais dire à Venance ce qu’il doit nous demander d’oublier. Car c’est cette chose qui nous maintient debout et qui nous pousse à mettre en péril, s’il le faut, nos vies pour que demain ne soit pas comme aujourd’hui. Cette chose donc, c’est la Côte d’Ivoire.

Le jour où Venance Konan trouvera les mots justes pour nous convaincre d’oublier la Côte d’Ivoire, de renoncer à ce pays, à sa souveraineté, à ses terres, à ses richesses, à ses lois, à son peuple, afin qu’il soit la proie sans défense des vautours et des charognards qui l’ont assiégée grâce aux bombes de la France, alors Venance aura réussi un grand pari pour son gourou.

Mais Venance a perdu la tête depuis qu’il a fait le choix de l’Immoral pour trouver à manger et à boire pour femme, enfants et maîtresses. Donc en tant que tel, Venance Konan est condamné à vivre l’ivresse qui précède la fin tragique de tout serviteur du diable, afin que la coupe qui lui sera réservée soit de la même taille que celle qui est prête pour l’imposteur  qui fait son bonheur sur terre de nos jours.

C’est pourquoi Venance Konan a droit à notre dernière confidence : bientôt il fera jour et crois-moi Venance, ce jour-là, il te viendra l’envie indescriptible d’être oublié car se souvenir de toi, Venance Konan, serait l’équivalent d’un sacrilège que personne au monde n’aimerait connaître.

A Très bientôt.

Hassane Magued

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