Côte d’Ivoire : que veut finalement la Résistance ivoirienne ?

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Cette question se pose à la Révolution Permanente à la lecture des commentaires de certains Résistants aux articles et chroniques publiés par les acteurs de la guérilla médiatique que nous avons engagée depuis maintenant un peu plus de 12 mois.

D’aucuns semblent dirent qu’ils ne croient plus en une action de libération de la Côte d’Ivoire. D’autres estiment que nous ne faisons que parler sans agir. Certains envoyés de l’ennemi, camouflés dans la peau de Patriotes leur emboîtent le pas.

Alors nous nous posons la question : que veulent finalement ces Patriotes ou Résistants qui ne veulent pas que nous affaiblissions l’ennemi par la communication tranchante, qui en ont marre qu’on dénonce les dérives génocidaires de façon répétitive, qui s’offusquent à l’idée que nous préparions les esprits à l’ultime combat, qui s’énervent lorsque nous étalons les incongruités et les inconséquences de la France roublarde et méprisante, tout ça, sous le fameux prétexte qu’il n’y aurait pas d’action de libération sur le terrain ?

Ces éternels grognons qui prendront la poudre d’escampette lorsque  les choses sérieuses commenceront, se souviennent-ils que c’est par la communication, là encore mensongère, que l’imposture a recruté ses alliés africains et occidentaux et que c’est par la même communication qu’elle a semé la confusion dans l’esprit de la communauté dite internationale lorsqu’il s’est agi de proclamer les résultats de l’élection présidentielle de 2010 ?

Est-ce que nos frères de lutte sont conscients que par la seule communication, nous avons érodé à plus 80% la capacité de nuisance de l’ennemi et qu’aujourd’hui, l’opinion largement majoritaire a basculé dans le camp de la Vérité qui est le nôtre ?

Il n’y a qu’à écouter les questions posées aujourd’hui par les journalistes et hommes publics africains et occidentaux qui nous trainaient hier dans la boue en se nourrissant du mensonge grossier propagé par l’ennemi, pour comprendre que nous avons déjà gagné le combat dans l’esprit des gens, avec nos plumes et la magie des faits.

Alors que voulez-vous ?

Vous voulez que sans avoir communiqué au préalable de façon soutenue, sans avoir dénoncé, sans avoir insisté mille et une fois sur les faits et les actes odieux, intolérables et inacceptables qui causent la mort des uns, l’humiliation des autres et le maintien en exil de la multitude, que les dignes fils de la Côte d’Ivoire débarquent avec le sabre entre les dents pour venir en finir avec un régime totalitaire et génocidaire dont le monde entier penserait alors tout le bien parce qu’il aurait donné cette fausse image de lui sans qu’en retour, nous n’ayons au préalable à le dénoncer ?

Pourquoi n’apprenons-nous pas de nos erreurs passées ?

Je me souviens qu’avant les élections de 2010, dans des cercles fermés, j’insistais sur la nécessité d’une communication incisive parce que les opinions sont tranchées et que celui qui aura l’avantage d’en inverser une bonne partie de se côté, aura la faveur d’un jugement de tolérance.

Je me souviens encore avoir insisté que le refus des rebelles de désarmer avant les élections, obéissait à une logique d’en découdre par les armes et que les élections qu’ils allaient truquer avec la complicité de Nicolas Sarkozy et ses alliés corrompus d’Afrique, seraient le bon prétexte pour semer la mort, mais que la victoire dans une telle guerre était d’abord une victoire dans l’opinion.

Et que n’ai-je pas proposé d’autre en termes de technologies, d’approche, d’orientation de la communication ?

Mais nos agrégés des universités et professeurs émérites savaient tout et croyaient que la communication venait justifier a posteriori les actes déjà posés.

Le résultat, chacun le vit aujourd’hui, chaque jour, à sa manière. Ivoiriens comme non Ivoiriens, amis comme ennemis du peuple de Côte d’Ivoire.

C’est pourquoi je voudrais en avoir le cœur net : que veulent ces Résistants et où ont-ils appris qu’il faut agir avant de communiquer car communiquer avant d’agir serait nuisible au combat révolutionnaire que nous menons avec notre intelligence, notre amour pour l’Afrique, notre rêve vivant d’une Côte d’Ivoire réhabilitée et nos propres moyens ?

Cher tous, votre réponse nous obligerait.

A Très bientôt.

Hassane Magued

 

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