Côte-d’Ivoire présidentielles « On a voté [ADO], on veut notre argent! »

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Scène dimanche après-midi dans l’enceinte de l’ancien siège du Parti démocratique de Côte-d’Ivoire (PDCI), parti allié à celui de Ouattara au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition présidentielle. Dans la cour du bâtiment au quartier du Plateau, une foule en colère assaille un groupe d’hommes visiblement débordés. Quelle est la raison de ces clameurs qui tranchent avec le silence qui règne dans les bureaux de vote voisins, totalement désertés ? Au début, les visages se détournant à la moindre question. Puis deux hommes aux vêtements usés finissent par lâcher avec l’approbation de la foule, tout en exhibant un doigt bleu d’encre : «On a votés ! Maintenant il faut qu’ils nous donnent l’argent qu’ils nous ont promis contre notre soutien !» 

Source Libération.

Le RHDP aurait donc tout mis en oeuvre pour s’assurer une victoire dès le premier tour et un taux de participation confortable, même l’achat des consciences. Ce taux de participation qui restait leur ultime challenge, du fait du faible poids des candidats en face de leur candidat, resterait tout même faible selon l’avis de nombreux observateurs.

Plus de douze heures après le scrutin, la Commission Électorale Indépendante (CEI) n’a encore communiqué aucun résultats.

Hervé Christ

Leadernews

Côte d’Ivoire/Présidentielle : défaillance de l’outil électronique, le taux de participation en jeu (SYNTHESE)

Les électeurs ivoiriens ont voté dimanche sans incidents pour le premier tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire sans engouement populaire dans un processus électoral marqué par des défaillances dans l’organisation.

« Nous avons eu des problèmes pour utiliser la tablette (électronique) et nous avons été obligés de recourir à la méthode traditionnelle », lance, visiblement dépité un président de bureau de vote dans le vaste arrondissement abidjanais de Yopougon.

Comme à Yopougon, dans plusieurs bureaux de vote à Abidjan, le nouvel outil introduit par la Commission électorale indépendante (CEI) pour garantir la fiabilité du scrutin et éliminer les fraudes a été à la base de la lenteur constatée dans le lancement des opérations de vote.

Prévu pour débuter à 7h00 (heure locale et GMT), le vote a commencé effectivement bien plus tard dans les bureaux de vote en raison du temps de mise en place du matériel électoral (isoloirs, urnes, listes, encre) mais surtout de l’utilisation de la tablette électronique pour l’authentification biométrique des votants et la transmission des résultats.

Dans plusieurs bureaux de vote, la tablette est arrivée avec plusieurs heures de retard, quand elle n’était pas simplement inutilisable ou encore mal maîtrisée par les agents électoraux.

Ces désagréments ont créé quelques files d’attente devant les bureaux de vote.

A la mi-journée, peu d’affluence dans les bureaux de vote certains étant quasiment déserts comme constaté à Yopougon, Cocody, Marcory ou encore Koumassi.

Pour permettre à plus d’électeurs d’accomplir leur devoir civique, la CEI a décidé de fermer les bureaux deux heures plus tard (19h00) que prévu.

Les dépouillements dans les bureaux de vote ont effectivement débuté peu après.

La CEI devrait procéder ensuite aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national au plus tard dans les cinq jours qui suivent la clôture du scrutin.

Sept candidats dont le président sortant Alassane Ouattara, assuré d’être réélu pour un second mandat, sont en lice.

L’élection du président de la République est acquise à la majorité absolue des suffrages exprimés.

Si la majorité absolue n’est pas obtenue, il est procédé à un second tour, 15 jours après la proclamation des résultats du premier tour, avec les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages.

Au total 6,3 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes dans 19.841 bureaux de vote.

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Source: Agence de presse Xinhua

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