Communiqué des organisations des droits de l’homme et de la société civile

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ABEJ, AFRIQUE-TRADITION, AJAAH, AMIS, APDHDS, ASVITTO, ATDH, ATDPDH, CIBAL-TOGO,
CTSD, LTDH, MCEP, MOTOCIL, RECID, REJADD, MMLK-LA VOIX DES SANS VOIX,
NOVATION INTERNATIONALE, UJEDEB

LES PARTIS POLITIQUES

MRC, PARTI DES TRAVAILLEURS, PARTI DES TOGOLAIS, PNP

DECLARATION

FERME CONDAMNATION DE L’ATTITUDE DU GOUVERNEMENT TOGOLAIS FACE AUX REVENDICATIONS LEGITIMES DE LA STT

Les Organisations de Défense des Droits de l’Homme, de la société civile et les partis politiques ci-dessus suivent depuis plusieurs semaines l’ébullition du front social marquée par la longue série d’actions appelées par la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) pour la satisfaction des justes revendications des travailleurs togolais du secteur public.

Malgré la légitimité de ces revendications, le gouvernement reste sourd à la prise en compte de leur satisfaction et opte plutôt pour des menaces, intimidations, arrestations, voire agressions physiques.

A Dapaong où la situation s’est considérablement dégradée, le pouvoir n’a pas hésité à recourir à ses vieilles méthodes en faisant appel à ses miliciens pour agresser, à coups de gourdins cloutés, machettes, armes blanches, etc., les membres de la STT qui tenaient une réunion dans l’enceinte de l’Ecole Primaire Publique BODJOPAL.
Ce pourrissement de la situation fait suite à la menace de licenciement pour cause de grève brandie et mise à exécution par le gouvernement qui a expressément demandé aux responsables régionaux de l’éducation d’identifier les personnes aptes à enseigner, en vue de procéder au remplacement des enseignants grévistes le moment venu.

Les organisations ci-dessus trouvent honteux et déplorable une telle mesure qu’elles dénoncent avec vigueur dans la mesure où elle constitue une grave violation de la Constitution togolaise qui reconnaît le droit de grève et interpellent les parents d’élèves sur cette nouvelle méthode du gouvernement qui ne fera qu’hypothéquer gravement l’avenir de nos enfants.

Et comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement, toujours dans son entêtement, a fait interdire cet après-midi à la STT, l’accès au Centre Communautaire de Tokoin où cette dernière avait convoqué une Assemblée Générale extraordinaire pour examiner l’évolution que connaît la crise sociale à Dapaong.

Nos organisations réitèrent en conséquence leur exigence de démission de M. AHOUMEY-ZUNU, en sa double qualité de Premier Ministre, Chef du gouvernement et Ministre de la Santé, ainsi que de Florent MANGANAWE, Ministre des Enseignements Primaires et Secondaires et de Kolani GOURDIGOU, Ministre de la Fonction Publique.

Fait à Lomé le 16 mars 2015,
Pour les Organisations,
Le Coordinateur,

Maître Raphaël N. KPANDE-ADZARE
 

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