Ce qui enrage le RPT et son gouvernement

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En 2005, à la suite des massacres du peuple togolais par le RPT et ses milices, l’ONU a diligenté une Commission issue du HCNUDH, pour enquêter sur les conditions de ces «400 à 500 morts» annoncés (en réalité plus de 1100 morts) selon la LTDH.

«Propositions de recommandations à l’attention du Gouvernement togolais

1. Le Gouvernement devrait faciliter et montrer sa détermination à s’engager dans un processus de réconciliation nationale par la réouverture de négociations avec toutes les composantes de l’opposition et de la société civile pour la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale représentatif de toutes les composantes politiques et de la société civile et crédible auprès de l’opinion. Un processus de dialogue est en cours, illustré par la rencontre récente à Rome sous l’égide de la communauté de Saint Egidio, du Président Faure Gnassingbé avec l’opposant Gilchrist Olympio, suivi d’une autre rencontre à Lomé avec les autres leaders de l’opposition dite radicale.
2. Le principe de la réforme démocratique en profondeur de l’armée doit constituer un élément central des négociations politiques devant mener à la composition d’un gouvernement d’union nationale représentatif et crédible. Cette réforme sous la supervision des Nations Unies, devrait viser à transformer en profondeur l’armée togolaise en une armée républicaine et apolitique, représentative de la société togolaise dans sa diversité culturelle et ethnique et respectueuse des droits de l’homme. La promotion des droits de l’homme constitue une dimension centrale de cette réforme.

3. Toutes les milices et les autres groupes non institutionnels notamment les milices du RPT et celles de l’opposition doivent être impérativement démantelées par le nouveau gouvernement d’union nationale.

4. Le principe de la révision de la Constitution et un accord sur les conditions et les voies et moyens de l’organisation des prochaines élections présidentielles, législatives et locales, devraient constituer une priorité du nouveau gouvernement d’union nationale sur la base de l’assistance technique de l’ONU en coopération avec l’Union Africaine et la CEDEAO. Cette mesure sera un signe fort en direction de la société civile togolaise et une étape majeure de l’instauration de la démocratie ainsi qu’un facteur favorable, par la mobilisation politique qu’elle implique, du retour des réfugiés.

5. Le Gouvernement est encouragé à répondre favorablement aux demandes de visites formulées par les Rapporteurs spéciaux de la Commission des droits de l’homme, le groupe de travail sur les disparitions forcées et la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les défenseurs de droits de l’homme. Ces visites pourraient contribuer à la mise en œuvre du processus Vérité-Justice-Réconciliation.

6. Le Gouvernement devrait s’engager à fournir régulièrement des rapports aux organes créés en vertu des instruments internationaux des droits de l’homme. Par cette action, ces mécanismes pourront aider au mieux le Gouvernement dans la mise en œuvre au niveau national des normes relatives aux droits de l’homme.

8. Le Gouvernement devrait ratifier la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et les membres de leurs familles.
9. Le Gouvernement est invité à prendre, en coopération étroite avec mon Bureau, les dispositions légales, administratives et institutionnelles nécessaires tendant à la reconnaissance et au respect de l’indépendance et de la liberté d’action des organisations non gouvernementales, de défense des droits de l’homme.

10. La Mission a pris bonne note de la volonté du Gouvernement de faire un travail visant à évaluer les préjudices subis par l’Etat et toutes les autres victimes. Ces efforts devront être complétés par la mise en place d’un mécanisme institutionnel chargé de recenser, de réparer et d’indemniser équitablement les victimes dont les biens et les propriétés ont été détruits. Le Président du Togo a fait part à mon Envoyé spécial de sa volonté d’opérer les réformes nécessaires à l’instauration de la démocratie et à la promotion des droits de l’homme au Togo…»

Ces recommandations datent du 29 août 2005 et sont toujours sur le bureau de Faure Gnassingbé depuis cette date-là.
 
Monsieur Faure Gnassingbé, malgré les talents de votre mercenaire porte-plume qui s’est enrichi à milliards à sucer le sang des Togolais, toujours prompt à vous donner les «bons conseils» pour bafouer les droits du peuple togolais: QU’AVEZ-VOUS FAIT DE CES RECOMMANDATIONS?

Derrick Tamandja

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