Ayeva Essofa : Retour sur une fin humiliante

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Les Tems n’ont pas apparemment eu des remords ou mieux des regrets avec l’éjection humiliante de leur fils Ayeva à la tête des Forces armées Togolaises. Le Lynx qui depuis fouinait sur la fin humiliante de celui qu’on décrivait avoir tous les soutiens du fils de la nation révèle les vrais raisons.

D’abord la femme du général en faisait de trop

On dirait qu’elle attendait que son mari devienne Général et chef d’Etat major des Forces Amées Togolaises (FAT) pour que Mme passe de citoyenne ordinaire à Général elle aussi. Après avoir fait parler d’elle en mettant en prison de pauvres militaires pour des histoires de deux sacs de riz et d’ignames, Mme Ayeva est celle qui a le plus terni l’image de son mari qu’on décrit comme très réservé, voire très humble. Profitant, des élections présidentielles de mars 2010 qui s’approchaient à grands pas, elle va aussi créer une ONG bidon dans le seul but de se parer de ces millions qui jaillissent subitement du ciel quand les élections sont aux portes du RPT. Avant même que les élections présidentielles bde mars 2010 ne débutent, elle lance ses propres stratégies. De maison en maison dans le tout Didaouré, [ndlr, quartier populaire à Sokodé], elle humilie les femmes avec des dons de 2000 FCFA pour toutes celles qui éliront sans se faire lire le programme de société de son candidat appelé Faure Essozimna Gnassingbé. La mayonnaise prendra le matin avec l’afflux des femmes chez Mme Ayeva pour se fondre le soir avec l’arrivée du FRAC. Tchaoudjo qui au fait se révèle être une ville résistante à la dictature ne pardonnera pas à cette dame qu’on décrit comme une femme autoritaire et cupide. Le préfet de la république qui aime avoir des zélés comme interlocuteurs dans les villes, campagnes et hameaux sait qu’il faut donner à Mme Général Ayeva  un prix. Une grosse médaille comme décoration vient se greffer sur la poitrine pour services rendus, lors de son investiture comme président réélu du Togo en 2010. Mme Ayeva organise un banquet pour avoir reçu la précieuse médaille qui fait d’elle une initiée de la corruption et du grand banditisme. Le champagne coule à flot, il y a de la bouffe pour tout le monde. Des invités venus pour la plupart de Sokodé prennent d’assaut la maisonnet. On crie à tue-tête que si ce n’est Faure, personne ne doit plus être président du Togo. Le Togo humilié par ses propres enfants, ses cadres, ses intélectuels, quand on sait que Mme géneral Ayeva est ingénieur de formation !
Pour avoir pillé et s’être acheté une belle bâtisse aux Etats-Unis d’Amérique, l’ami et copain d’enfance Kokouvi Guy Dogbé hérite aussi de cette même distinction. C’est l’éternel scène surréaliste au Togo du grand voleur qui félicite les petits voleurs.

La haine qu’on la voue à Tchaoudjo rejaillira sur son pauvre mari dont le tour aura été aussi de n’être pas assez politique dans une armée truffée de véreux généraux affairistes et qui ne rêvent que de voir les Gnassingbé éternellement au pouvoir. Son cas se fera plus sombre quand les fils Tems trahissent leur prince Tem chez le prince de la nation pour des histoires de stades, de latrines dont ils disent les fonds auraient pris d’autres trajectoires.

Pauvre Général !

Tous les patrons des FAT qui se sont succédés au Togo ont eu un destin bien moins humiliant. Il est même de notoriété qu’ils passent de patron des FAT à ministres avant d’être relégués au rang de ceux qui doivent s’incliner tous les 5 Février sur le cadavre de leur dieu Eyadema à Pya. Le Général Ayeva, pilote de formation, est un des rares à mériter les cinq étoiles de Général sur ses épaules mais celui qui été le plus humilié aussi. Quand l’idée vint de ne plus être patron des FAT, un ordre viendra d’en haut pour lui sommer de déguerpir des lieux dans un bref délai. Il ne fait pas plaisir de servir les Gnassingbé. Son successeur Titikpina Atcha, selon Eyadema « himself », n’est autre qu’un officier sac au dos, et un militaire handicapé selon le commadant Francois Boko qui rapporte en citant toujours le défunt généralissime Eyadema.

Et le général est victime de ses propres frères Tems

Pour construire le stade de Sokodé, Faure préfère avoir pour interlocuteur son Général de confiance Ayeva. Un bon architecte ou tous les grands noms en construction sont relégués au second rang. Le Général et Prince de Tchaoudjo fait une tournée dans son royaume mais n’y convainc personne. Pour preuve, quand le second Ayeva Bassirou et journaliste de formation atterrit à Sokodé en 2009 pour son FESTEKPE, le Général était aussi dans la ville pour apporter la bonne nouvelle sur le projet de construction du stade. Le chassé-croisé dans la ville tourne à l’avantage du journaliste. Les Tems se retrouveront plus derrière l’idée culturelle que de s’aligner derrière des envoyés de Faure pour des histoires de briques et de stade.

Le Lynx qui en avait eu échos parlât des dérives. Peu avant que la campagne électorale ne commence, Faure a son trophée de guerre pour le peuple Tem. Sa vraie réalisation, construire dans une ville qui avait des gradins pouvant supporté 40.000 personnes un stade qui au finish ne supporterait que 12.000 places. Les Tems sont mécontents. Faure en personne arrive pour l’inauguration de son stade, et de ses latrines. Une grosse humiliation ! Il se murmure tous les coups bas. En effet pour monter le stade à 15.000 places, le prince et préfet de la République à ajouté un rallonge de 200 millions de sa cagnotte personnelle. Où a t-il lui même trouvé cet argent ?

Chers lecteurs, ne lorgnez pas dans les yeux du Lynx. Un ballet de traîtres Tems visite Faure avec des preuves que le Général n’a pas travaillé en toute transparence. Un autre groupe de traîtres ronronne dans le tout Sokodé que Général aurait refusé de prendre des architectes maçons, plombiers et électriciens de Tchaoudjo pour la construction dudit stade. La grogne monte, gonfle et envahit Sokodé et fini par s’éparpiller dans le tout Togo. Le général est bien seul dans son royaume.

 Intellectuel en treillis militaires, il n’est pas aussi ce que la force brute du RPT préfère pour diriger ses milliers de militaires pour la plupart analphabètes et incultes qui ne raisonnent et n’entendent que le langage des bruits de bottes. Faure, qui comprend bien ce message, dépouille, humilie et déshabille Ayeva sans même chercher à savoir les tenants et les aboutissants de l’histoire de stade. Il voulait au lendemain des massacres de 2005 montrer que son pouvoir pouvait vivre avec des intellectuels. Il en a profité pour faire du Général Ayeva le visage innocent de son pouvoir à l’extérieur et surtout aux yeux des blancs de l’UE. Depuis que l’UE a prouvé et lui a donné le quitus qu’il pouvait faire comme son père en calcinant le vote des électeurs togolais, le national togolais a compris ce qu’il fallait faire. Renvoyer son général comme un malpropre. Hier, tous les étudiants et cadres Tems disaient que ce sont les familles Foly-Basi qui s’empressaient d’aller les trahir auprès du général défunt. Qui a trahi cette fois-ci le général Ayeva chez le fils du despote? Après une fin de carrière sans le sang des Togolais sur les mains, le temps est venu pour le Général d’avoir un repos bien mérité. Il pourra cultiver son petit jardin … ou mieux écrire ses mémoires.

Taffa Biassi Lynx.info

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