Guillaume Soro: Toujours petit dans ses souliers

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Pour son énième test afin de mobiliser le peuple ivoirien, c’est encore échec et mat ! Jacques Chirac dirait ça a encore fait « pchitt ! ». Il voudrait une révolution « Jasmine » chez lui en Côte d’Ivoire, il est incompris et non aimé. Il voudrait avoir sa place Tahrir comme en Egypte pour faire basculer les ivoiriens vers son mentor Alassane Ouattara, patatras ! Guillaume Soro n’a plus qu’une victoire à gagner, celle de sauver sa propre personne et peut-être celui de son mentor et actionnaire de la rébellion, Ouattara. Quand Soro quitte l’université pour le maquis, son objectif était de vite devenir un « Grand Quelqu’un ». Etudes inachevées et sans formation aucune, il va prendre le devant de la rébellion. Pour la financer, il fait dilater les coffres forts de la BCEAO à Abidjan et récidive dans la succursale de la même banque à Bouaké un an après. L’ancien chef de guerre des Forces Nouvelles (FN) Traoré Abdoulaye, alias AB, dans une interview d’un rare courage parle du pacte que des seigneurs de guerre se sont jurés pour iimposer Ouattara comme président : « Pour éviter les poursuites à cause de toutes ces tueries que nous avons commises, des casses de la BCEAO que nous avons faites, il fallait trouver des stratégies pour avancer et gagner du temps. Il fallait imposer Alassane qui va décréter une amnistie générale pour nous. Moi, je suis prêt à répondre de mes actes devant le Tribunal Pénal International et que chacun assume ses responsabilités ». Plus loin, la casse de la BCEAO et le partage, de 15 milliards de Francs CFA des contribuables ouest africains l’ex- rebelle ajoute sans ambages : «  Ce qui s’est passé à la BCEAO, ce sont des instructions venues d’en haut jusqu’à nous. On a eu des instructions. J’ai une documentation et des CD sur la répartition des fonds, où l’argent a été gardé, etc. Chacun a parlé sur le CD, ce qu’il a eu dans la casse, tout. Vous savez, avant comme on était ignorant, chacun a parlé, a fait le travail, sans s’en rendre compte que ça peut le condamner demain. C’est comme le CD de Koné Zakaria où il explique que Alassane est le père de la rébellion, sans savoir que ça pouvait se retourner contre lui, c’est la même chose ».

L’histoire va même rejaillir sur un Blaise Compaoré que le soldat Traoré ajoute qu’il a bel et bien pris, lui aussi, sa part du pactole.

Après avoir été nommé ministre pour faire aboutir les accords de Ouagadougou, Guillaume Soro au lendemain des élections va plutôt se rabattre du côté où il voyait venir le vent de la victoire. Soutenu par une certaine communauté internationale, Alassane Ouattara et ses seigneurs de guerre deviennent subitement des démocrates impénitents. Des veilleurs de nuit de la constitution ivoirienne et des praticiens patentés de la démocratie. Les tapis rouges leur sont déroulés en Europe. Les tribuns africains de la France applaudissent les cancres d’hier et les accolades pleuvent de partout dans les sommets comme celui de l’UEMOA à Bamako. Ici, il n’est plus question de chatouiller la France, ce ténia qui broie tout dans le corps de l’Africain, sur ses dérives en Côte d’Ivoire comme en Afrique tout entière. En récompense, personne ne sait ce que Soro et Ouattara ont promis aux Européens pour que les meilleurs chaines de télévisions du monde soient à leur service, mieux à leur solde. S’en suivront les mots d’ordres tout azimut non suivis ni par les Ivoiriens ni par lui même et Ouattara qui dans leur Hôtel de luxe se la coule douce en sabrant le champagne après un délicieux plat aux langoustes.

Il faut rappeler que les incessants appels du pied des locataires de l’Hôtel de Golf en direction des Ivoiriens pour qu’ils n’aillent pas au travail ont fait chou blanc sur toute la ligne. De sorte que c’est par la terreur que le secrétaire général du MPCI, mouvement rebelle, a essayé de parvenir à ses fins. Sans succès non plus. La dernière bataille du soldat Guillaume Soro vient de finir ce samedi à la place Inc’allah au Plateau à 15 heures GMT. Les badauds qui s’étaient rassemblés sont repartis avec une pluie de gaz lacrymogènes comme arme dissuasive à leur innocence candide. Son échec, sinon leur échec se justifie. Après avoir « braisé » 5000 ivoiriens dans une sale guerre sans tête ni queue, Guillaume Soro et Ouattara auraient voulu que cette même population sorte dire merci à leurs bourreaux. Alassane Ouattara qu’on décrit comme un piètre politique et un bon économiste mondain aurait tout faux sur toute la ligne en privant au peuple qu’il veut diriger des exportations du café comme du cacao. À vouloir le pouvoir et rien que le pouvoir à tout prix, on finit par devenir ridicule. Calé dans son bunker de l’Hôtel du Golf, Ouattara lui-même n’y croit plus pouvoir devenir Môsieur le Président de Côte d’Ivoire. Il ne reste qu’à Kofi Yamgnane, grand socialiste français, quand il déclarait pour reconnaître la victoire légendaire de Ouattara, élu avec 54% au prix de quelques procès verbaux qui frise le ridicule et le grand vol : « En Côte d’Ivoire aujourd’hui, pour répondre à la dernière partie de votre question, il y a un seul Président, c’est Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara ». Quand on s’appelle Kofi Yamgnane, rien d’étonnant quand on a depuis longtemps travaillé avec la France prédatrice.

 Camus Ali Lynx.info

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