Avec les 10 milliards du projet Santé-BIDC, Faure et son conseiller Songnè Badjona auraient pu construire cinq hôpitaux modernes

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Ce médecin-colonel a très bien dépensé les 10 milliards de F CFA qu’il n’a pas pu équiper avec du matériel digne de ce nom les principaux …

Jeudi 26 février, Faure s’est transporté à Mango, localité située à environ 475 km au nord de Lomé pour inaugurer un complexe sanitaire du nom d’Hôpital de l’Espérance. Œuvre de l’Association des Baptistes pour l’Evangélisation du Monde basée aux Etats-Unis, cet hôpital a coûté 2 milliards de F CFA, a-t-on appris du côté de Lomé. Ce qui fait cinq fois la somme du projet Santé-BIDC soit 10 milliards. Un projet financé grâce aux fonds indiens et géré par Faure et son conseiller en santé le médecin-colonel Songnè Badjona. Aujourd’hui, personne au Togo n’entend plus parler de ce projet qui a un goût d’inachevé et qui, il faut reconnaître, a été mal géré. En tout cas, sur ce dernier plan, personne ne peut convaincre du contraire. Eh oui, le projet Santé-BIDC conçu pour apporter du souffle au secteur de la santé sinistré a été attaqué par le virus de la mauvaise gestion très répandu au Togo. Faure et son conseiller le médecin-colonel Songnè Badjona à la barre. A part de vieilles ambulances dont la plupart sont déjà tombées en panne, un scanner rongé par le dysfonctionnement le jour de son inauguration et quelques gadgets à bercer de petits enfants, les Togolais ne savent pas à quoi ont servi les 10 milliards de ce projet qu’ils vont rembourser tôt ou tard. Le médecin- colonel Songnè en charge de la gestion dudit projet a tellement bien géré qu’il a oublié d’achever un bâtiment construit depuis des lustres au sein du centre hospitalier universitaire de Tokoin aujourd’hui Sylvanus Olympio, le plus grand du pays.

Ce médecin-colonel a très bien dépensé les 10 milliards de F CFA qu’il n’a pas pu équiper avec du matériel digne de ce nom les principaux centres hospitaliers du Togo laissant ses collègues opérer dans des salles insalubres et ce, avec des équipements obsolètes et datables au carbone 14. Dans ces conditions et devant cette situation, le syndicat des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) ne pouvait continuer à rester muet. D’où les sorties de ce syndicat pour crier son ras-le-bol et attirer l’attention de l’opinion sur le danger que court le Togolais moyen qui n’a pas le pouvoir et la capacité d’aller se faire soigner avec l’argent du contribuable à Paris, Milan, Lausanne et autres grandes villes du monde dotées de complexe sanitaires suréquipées, comme Faure, son premier ministre Ahoomey-Zunu, ses ministres et le reste du gotha des aisés togolais.

Feu Eyadema avait l’habitude de dire ceci : « C’est celui qui est à côté des toilettes qui en sent les odeurs ». Qui d’autre que les praticiens hospitaliers peut mieux vivre la dure réalité dans les centres sanitaires du Togo ? De toutes les façons, revenir sur l’état de délabrement avancé dans lequel se trouvent les structures sanitaires au Togo peut valoir un infarctus. Passons donc.

Mais au fait, quelle est la raison qui empêche Faure de nommer un ministre de la Santé depuis bientôt deux ans ? Dans un pays normal où les dirigeants sont soucieux de la santé de leurs populations, le ministère de la Santé ne peut rester environ deux ans sans titulaire. Que pensent les Togolais de tout ça ?

Pâ Tamba Lynx.info
 

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