Au haut débit internet souhaité par Farida Nabourema, Faure Gnassingbé et « sa » Cina Lawson proposent l’informatique en Taxe free ! [ Par Camus Ali ]

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Au Togo, l’agréable et le nécessaire se confondent. Là, où tout un peuple attend le nécessaire, le pouvoir cinquantenaire peut l’offrir l’agréable et sans se gêner de donner des explications des plus farfelues au plus bizarres. Ici, nous voulons parler d’un pays, où internet est encore une denrée rare et classé comme un luxe pour nantis ! À heure ou mettons ces lignes pour lecture, le maire de Moscou est allé jusqu’à offrir gratuitement du Wifi jusqu’aux cimetières dans sa ville. Ainsi donc, même les mourants peuvent s’ils le veulent se parler entre eux. La dernière fois, je m’étais perdu dans un coin de Flandre en Belgique, j’ai vu ma fille travaillé sur son Tablet comme si s’était normal. Passons. Le haut débit internet promis par Faure Gnassingbé depuis qu’il s’est assis comme Ivan le Terrible sur le Togo est pratiquement devenue un conte de fées. C’est aujourd’hui, demain et après-demain que vous aurez ce débit, ce haut débit sans lequel aucun pays ne peut se développer dans ce 21 siècle. Et pourtant, des milliards sont partis dans toutes les directions pour ce sésame sans que le retour sur investissement n’ait été jamais visible. Question. Où sont les milliards des Togolais enfouis pour le projet internet haut débit ? D’abord c’est l’incassable Sam Pikassam qui nous disait avoir de ces fibres souterraines qui permettront à tous d’avoir un haut débit, une connexion internet enviable…. L’homme partira avec une dette chiffrée en milliards de nos francs que le contribuable devra se retrousser les manches pour pays. Le kabyè lui-même, selon nos sources serait assis sur une fortune qui donne à pâlir de rage. C’est ça le Togo ! On magnifie un délinquant qui devrait normalement se retrouver dans une prison et pour le reste de ses jours.

Le problème de Faure Gnassingbé pour rentrer dans la modernité

Jeune, le fait qu’il ait eu besoin du vieux pour « capter » et « donner » un sens à son pouvoir est devenu son talon d’Achille pour se projeter dans la modernité. Tous les jeunes, sinon la plupart qui l’entourent ont surfé avec le dictateur défunt ou ont eu soit papa, maman ou l’oncle qui a déjà travaillé avec le dictateur défunt Gnassingbé Eyadéma. Résultat, le système sur lequel repose le pouvoir est plus vieux que le prince lui-même.

Son second problème est de n’avoir pas pu se départir de la gente féminine de la politique donc de la gestion de la république. Sa vraie faiblesse. Du vivant du papa défunt qui a régné d’une main de fer pendant trente-huit ans sur le Togo, Faure Gnassingbé était déjà ce prince qui avait une dépendance vis à vis des femmes. La preuve est bien vivante. Là, où un certain Kpatcha Gnassingbé et Pascal Bodjona pouvaient montrer des deux mains leurs femmes, le frère président montrait les différentes mamans de ses enfants. Dans cet univers où les femmes se sentent si libres pour peu, qu’elles aient eu la chance de se frotter avec le prince laisse des traces dans la gestion de la cité. Nous avions d’abord vu Ingrid Awadé faire à sa guise. Présentée comme une gestionnaire ou économiste de qualité selon ses fans, elle finira bouffonne aux impôts avec la capacité propre à elle : se « servir » que de servir. Après avoir amassé des millions pour ne pas dire des milliards elle peut se vanter à qui veut l’entendre qu’elle aura été pour un temps, l’égérie de la cour. Vient Julie Béguèdou. Commerçante ou femme d’affaires (c’est selon), le frère de ce dernier à profiter de cet rapprochement de sa sœur pour siphonner la SOTOCO avec le concours de plusieurs ministres et de Kpatcha Gnassingbé. Exilé, il paraîtrait que le prince « himself » lui aurait dit de rentrer et que, rien ne se passera. Puis, dans la collection des femmes du prince, viennent Cina Lawson et Rebecca Atayi, cette dernière qui a poussé l’outrecuidance à exporter les affaires « louches » « noires » et « prohibées » de la cour vers le voisin du nord, le Burkina-Faso. Une enquête Lynx.info dans plusieurs ministères et sociétés d’état au Togo résume à peu près ce que nous écrivons : « C’est l’humeur et les gâteries la nuit entre Cina Lawson et Faure Gnassingbé qui déterminent si le jour suivant nous auront un débit internet de qualité, nous susurre désabusée une secrétaire de la présidence togolaise ». Pour tout dire, il arrive que, les employés de la présidence togolaise restent des heures sans rien faire faute de connexion internet. Les femmes ont façonné des pays dans certaines parties du globe. Les luttes dans toute l’Europe de mai 1968 ont permis aux femmes de devenir plus indépendantes et de se débarrasser des scories du machisme des hommes. Résultat, elles ont ouvertes des portes enviables à leurs consœurs. Ces dernières gèrent désormais des pans entiers des économies prospères et dirigent pour certaines des pays. Le cas, d’Angela Merkel, chancelière d’Allemagne est un témoignage vivant. Au Brésil et en Argentine elles ont occupé et occupent la présidence de ces pays. Chez nous au Togo, les femmes censées tirer leurs consœurs dans cette misère morale sont les plus corrompues. Naviguant entre une richesse insolente et un confort sans effort, leur plus grande satisfaction rime avec cette prostitution des temps modernes qui ne dit pas son nom. Elles sont devenues la plaie qui mine la société togolaise. Nous pensons actuellement à ces voleuses du PNUD (l’expression est bien de Nicolas Lawson, président du PRR) choisi à la hussarde par le pouvoir pour gérer des projets évalués en milliards de Francs CFA et de ses briseuses de la république sous le manteau de femmes en soutien à Faure ou à Unir son parti et dont le rôle est de pousser la jeune fille togolaise à opter la facilité pour modèle, pour référence. D’ailleurs, le très versatile et ex premier ministre Agbéyomé Kodjo dans un débat public avec les confrères de Africa 24 avait déjà averti en 2010 : « Le premier quinquennat de Faure Gnassingbé a consisté à construire les villas dans les fesses ». L’ex ministre socialiste Koffi Yamgnane, s’arrache les cheveux de voir son pays dirigé par un monsieur qui confond dessous de jupes et biens publics et titre au vitriol : « vos dizaines de maîtresses qui pètent toutes plus haut que leurs … » !

Ce que la « pauvre » Farida Nabourema n’a pas compris !

En sortant le bouquet « l’informatique en Taxe free » à la place d’un « haut débit internet» qui satisfasse les Togolais souhaité par la bloggeuse Farida Nabourema dans un article d’une rare violence ô combien salutaire, le prince et « sa » Cina Lawson ont pensé loin, selon l’adage : « L’homme prudent voit le mal de loin ». Mais on ne peut pas demander à Faure Gnassingbé de réunir toutes les conditions de sa chute en permettant à chaque Togolais de mieux s’éduquer et de connaître le monde via internet. Dans les cercles fermés tout le monde est unanime : « Il n’a été choisi par personne pour diriger les Togolais. Donc il n’a pas aussi de compte à rendre aux Togolais ». Ainsi donc, tout un conseil de ministres a préféré ne plus taxer et, ce à partir de 2017 les équipements informatiques pour la consommation. Bienvenue dans la république une nouvelle race de prébendiers qui feront à leur guise, si ces prébendiers ne sont pas des loups de la cour. C’est eux qui ont accumulé des milliards sous son règne et qui peuvent acheter et revendre à leur guise. Que valent des tonnes d’ordinateurs dans un pays sans connexion internet ? Pour Faure Gnassingbé, il faut surtout éviter le syndrome « Ennada » des Frères Musulmans dans son pays. Il nous souvient que, la révolution ou le printemps arabe en Tunisie a été possible grâce au haut débit internet. L’ex président tunisien  Ben Ali aujourd’hui en exil qui voulait bien faire pour son peuple en donnant à son pays une connexion de qualité provoquera sa chute. Les milles et un conseillers du palais de la Marina [Présidence togolaise, Ndlr] n’entendent pas faire la même erreur. Ce n’est pas une question de moyens qui fait que, internet est encore un « luxe » au Togo mais une question de tactique pour conserver le plus longtemps que possible le pouvoir. Je connais personnellement des ingénieurs de qualité qui ont fait des voyages vers le Togo pour proposer à moindre coût aux autorités togolaises le projet « Internet de qualité pour Tous ». Rien n’y fit ! Mieux, on les a envoyés tous s’occuper de ce qui les regarde. L’écrivaine « Farida Nabouréma » n’aura pas comprise que l’objectif ici, est de laisser le Togo dans un cocon, loin de la modernité. C’est ça aussi la force dévastatrice du prince de Lomé.

Pour la conservation de son pouvoir, tout un peuple peut végéter dans l’obscurantisme, et vivre à l’ère de la pierre taillée….il s’en tape ! C’est par ce jeu de chaises musicales qu’un président « jeune » par le physique et « vieux » par les méthodes entend faire du Togo un pays émergent au soir de 2030. Avec bien sûr le silence révoltant des Togolais et…

Camus Ali Lynx.info

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