Andjo Tchamdja pille, Faure bénit!

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Le Lynx vous avait promis chers lecteurs, nous y sommes ! Votre journal a parlé de Sam Bikassam et ses milliards sinon de vos milliards qui se sont évaporés dans la nature à cause de son « Savoir-Faire ». De Ingrid Awadé, arrêtée en 2007 à l’aéroport de Paris Roissy avec des sommes d’argent qui frisaient l’arrogance, mieux le grand banditisme. Une arrêstation qui n’a fait aucun échos du moins dans la presse privée au Togo et que le Lynx en avait fait échos. De Ferdinand Tchamsi qui a, lui tout seul  dilaté les caisses du Fonds d’entretien Routier (FER). De Kpatcha Gnassingbé qui a confondu les caisses de la SOTOCO et le compte des Gnassingbé… Au Togo, ce ne sont pas ceux qui pillent les milliards qui sont les ennemis de la République. Vous voici victime d’un larcin, d’une peccadille, et c’est une cohorte de « zombies du pouvoir » qui vous livre une guerre effrénée. Pour cela, on n’est prêt à mettre des procureurs les plus zélés aux militaires les plus brutaux aux trousses d’un voleur de poules, de coqs quand les « boss » du grand banditisme paradent sous  les regards hilarés des Togolais.

C’est devenu banal, sinon tellement banal de saigner le Togo pourtant à tous, que les voyous, fiers de leur voyoucratie en viennent à passer au chantage. Et au Lynx, Dieu seul sait le nombre de coups de fil de ces « zouaves » à la solde du prince que nous reçevons comme intimidations et menaces !  Dans ce même soucis, nous avons attirés l’attention des Togolais du pourquoi ils sont pauvres et resteront pauvres si une révolution populaire n’est pas entreprise pour bouter hors d’état de détruire ceux qui se proclament et s’auto-proclament depuis qu’ils ont rectifié les pères de notre indépendance.

Agbéyomé Kodjo nous emboîtant le pas,  avait expliqué dans un débat avec les confrères de Africa 24 que  les togolais avaient un ministre de l’économie qui ne connaissait pas les arcanes et les jeux de bisbilles  qui se trament au sommet. De peur d’être  chassé comme un vulgaire bandit, le natif Losso aussi a choisi de regarder ailleurs . Hébété, balbutiant, le vieil économiste Adji  Otteh Ayassor avait tourné rond en parlant de son austérité prouvée par  la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI). Quand on sait qu’il n’a pas encore poussé Ferdinand Tchamsi ne serait-ce que celui-ci  à venir parler du pourquoi le Fonds d’Entretien Routier (FER) a fait un dépôt de bilan ! L’histoire de l’économie racontée dit que d’un port à un autre, on peut retrouver tous les chiffres qui puissent permettre à un simple contrôleur d’impôt de mettre la main sur un directeur indélicat, un inspecteur de douane ou d’impôt véreux. Pourtant, et pour permettre de semer le doute et la confusion dans l’économie Togolaise,  une autre piste parallèle  a été monté et qui échappe à l’officiel.

Chose bizarre, les recoupements  du Lynx  ne rejaillissent toujours pas à la base mais au sommet. Ainsi l’affaire Ferdinand Kpatcha venait de pointer une longue enquête sur les barbouzes au sommet de l’Etat et dont le président de la République Faure Essozimana Gnassimgbé en est le parrain, sinon le véritable. Nous avions attirés  l’attention du procureur de la République, des juges, des décideurs politiques, voire financiers. Rien n’y fit ! Au Lynx nous avions pensés que le procureur de la République Mr Robert Bakaï allait se saisir du dossier et mettre à nue les ennemis du Togo, patatras! Comble de l’ironie, nous n’avons pas eu un seul appel d’un député (pouvoir et opposition) à la rédaction du Lynx pour savoir de quoi il s’agissait, cette affaire de milliards sur laquelle le Lynx ne cesse de crier dans toutes les oreilles. Ne serait-ce que pour parler au nom de ces populations pour lesquelles, ils sont sensés parler. Le découragement n’est pas Lynx. A défaut d’un fou de la République, c’est toute l’équipe Lynx qui est désormais décidée à  partir en guerre contre les malfrats, les voyous, les bandits, les pillards. Fûssent- ils ministres, directeurs de société ou président de la République, le Lynx tient à dire qu’il s’en fou. A partir du moment que les voyous ne se cachent plus et signent leurs noms au bas des contrats tronqués et  disent à qui veut l’attendre que les écrits du Lynx ne sont que des « ronronnements » et que « tout va passer », et que les journalistes du Lynx étaient  « jaloux des voleurs », ce ne sont pas les journalistes qui devraient se murer en clandestins dans leur cause noble. Tout est dit !

Andjo Tchamdja I : Il  fait ses preuves avec le père !

Quand Andjo Tchamdja atterrit au poste de ministre de l’Equipement et des Mines, le Togo était déjà  un Etat comateux. Le dictateur Gnassingbé Eyadema avait compris que seule la famille pouvait être le bouclier de son pouvoir. On aime les togolais chante t-on à la nation, mais on préfère les frères de la même tribu. Les proches, sinon les plus proches doivent être sur les pans régaliens et financiers de la République. Le neveu Andjo Tchamdja prend le ministère de l’Equipement et des Mines. Le fils Faure Gnassingbé (député) joue à l’économiste stagiaire avec les financiers du clan. On l’initie à l’art des affaires. Les voyages où on veut  parler de finances, Faure est en première loge. On passe dans une tuyauterie qui frise le vol, le grand banditisme. On ajoute à ces manèges un financier :  Le banquier Mr Alexis Looky. Aujourd’hui condamné par la justice française et dans un état de maladie avancée dans son exil en France. Le Togo est au summum de l’Etat africain au sens même du mot. Ce qui appartient aux Togolais relève du secret défense. On se sussure entre parents et frères de la même tribu. Dans ce brouhaha , les américains jettent leur regard sur les côtes togolaises  à  la recherche de l’or noir. Les premières analyses sont positives. Il y a des nappes de pétrole sur les côtes Togolaises. Le bouche à oreille se répand sur le tout Lomé. Kofi Panou ,alors ministre des affaires étrangères sort un communiqué dans lequel, la misère togolaise va s’arrêter d’ici peu selon ses mots. Des barils de pétrole vont commencer par jaillir sous le ciel Togolais. Les législatives de 2003 sont l’occasion pour tous les thuriféraires  du RPT d’annoncer la bonne nouvelle. Le mensonge d’Etat envahit  la République. Le clan Gnassingbé comprend le message. Andjo Tchamdja du haut de sa puissance de neveu du chef de l’Etat Gnassingbé Eyadema doit faire le travail. Il faut détourner le regard des Togolais de cette bonne nouvelle. Quand Gnassingbé et fils ratissent tout ce qui est dons, prêts, commerce illicite, Andjo met le cap sur les contrats. C’est plus facile avec les contrats tronqués….

Le clan se positionne

On passe à des privatisations tous azimuts. L’hôtel du 2 Février tombe dans les escarcelles de la famille Eyadema qui la brade du coup. On trouve des boucs émissaires dans le gouvernement d’Eugène Adoboli. Des ministres pourtant innocents sont tancés de payer ces milliards qu’ils n’ont pas vu la couleur lors des transactions. La fuite hors du Togo reste la dernière alternative. Dans la réalité tous les milliards des hommes d’affaires de la Libye de Kaddafi sont tombés dans les comptes d’Eyadema et fils. Dans la foulée, et pour cacher cette farce on crée une commission anti- corruption pour tromper la vigilance des institutions financières comme  la Banque Mondiale et le FMI qui au fait n’existaient même plus au Togo. L’Etat  est saigné à blanc par tous les caciques qui tiennent une portion du pouvoir . Eyadema a compris que seul l’argent peut le faire tenir pour longtemps. Chacun vide comme il peut les caisses de l’Etat. On déménage le trésors public à Lomé II. Les recettes du ports autonome sont  convoiyées par fourgons entiers vers Lomé II. La jeunesse est embrigadée à faire des marches de soutien pour que le dictateur ne tombe pas. « Il faut soutenir ce qui veut tomber » ironisait  le Pr Apedoh Tagoata Amah dans une interview avec le confrère Togoforum. C’est « la bitosisation » de tout un peuple. Vieux, vielles, et jeunes se ruent et élisent domicile à Lomé II, résidence  privée du dictateur défunt. Sous les yeux vigilants de toutes les chancelleries en poste à Lomé le dictateur se lie à la griserie du pouvoir. Les journalistes , les écrivains, les marcheurs ambulants, les ministres blancs comme nègres s’associent dans un seul creuset et on vante les mérites du Guide Eclairée. Faut-il revenir au Lynx à cette gloriole du règne du père ? Oui !  Puisque le fils (Faure) a lui aussi donné bénédiction et caution à ce système immonde, prédateur et avilissant.

De la main mise sur les milliards de l’hôtel du 2 février, on passe à des pré-ventes avec ce que les américains viennent de retrouver sur les côtes togolaises.

Eyadema toujours en avance sur son époque englouti  tous les parents dans la manœuvre. Aucune dictature de ce monde ne peut avoir une longévité enviable si elle n’a pas l’argent de sa politique. On bourre les caisses familiales. Les dons, les prêts, les régies de la République sont pour le compte du seul homme. Agbéyomé fini par ne plus se retrouver et écrit le plus long pamphlet de la République depuis les indépendances du Togo le 26 juin 2002 et prend la poudre d’escampette vers la France.

Mais que valent les cris d’un Agbéyomé Kodjo quand son pamphlet est perçu comme une trahison? Une traîtrise, une collaboration avec une opposition qu’on a depuis fait comme ennemie à abattre?

Le RPT et le clan ont leur langage. Le 08 octobre 2002, le gouvernement togolais annonçait la signature de « l’Accord d’Opération Conjointes »  entre le Togo,  la Togo Hunt Oil  Company  et la Petronas Carigali sous l’œil vigilant du clan.

L’accord a été paraphé en présence du président togolais Eyadéma GNASSINGBE par le directeur général de « Togo Hunt Oil Company », Christopher STONE, et le ministre togolais de l’Equipement et des Mines, Andjo TCHAMDJA et en présence de l’ambassadeur américain au Togo, la Hunt Oil Company étant une société américaine. On commence par des pré-vente dont les recettes sont allées vers des destinations inconnues. Agbéyomé Kodjo dans sa lettre du 20 février 2005 à Faure écrit: « La gestion hasardeuse du patrimoine nationale, les commissions touchées sur le pétrole togolais dont l’extraction n’a pas encore commencé devront être élucidées en relation avec une dette extérieure chiffrée à plus de MILLE MILLIARDS de FRANCS CFA. »

Andjo Tchamdja à l’instar des Kouassi Klutsè , des Barry Moussa Barqué et de la nouvelle garde qui a pris d’assaut les pans entiers de l’économie Togolaise paradent dans les rues de Lomé comme des  Scheihk de Dubaï ou des Émirats. L’achat des terrains dans Lomé se succèdent les uns aux autres. Les villas ne se comptent plus. Les maîtresses dominent le quotidien des nouveaux prédateurs. La finalité de ces nuits de folie, une vilaine contamination du VIH/SIDA selon le bouche à bouche à Lomé que Andjo Tchamdja aurait chopé. Mais le SIDA ne tue plus les riches.. . Faure au sommet de la confiance de son père hérite le ministère de l’Équipement et des Mines et ferme les yeux sur les contrats tronqués de son parent. Andjo Tchamdja n’avait plus a regretté de son éviction. L’homme comme un coup de baguette magique venait d’être listé parmi les milliardaires Togolais. Au Togo, gagné le milliard sans créer de la richesse est un pari et beaucoup de togolais dise que la vitesse pour devenir milliardaire dans leur pays, s’apparente à celle de la mafia Russe au lendemain de la chute du mûr de Berlin, quand il fallait vendre à un franc son action à la bourse de Moscou et gagné le milliard . Un Rptiste résumera le manège au Lynx : « Tout part et revient par la manipulation des chiffres ». Et Andjo Tchamdja avait déjà l’art de tronquer le vrai au profit du faux. Malheureusement contre le peuple togolais….

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Camus Ali, Djima Matapari,  Lynx.info

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