Unir sur les pas du RPT. Une présidence à vie se dessine au Togo.

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Ceux qui disent qu’entre UNIR et le défunt RPT,  c’est même pipe, même tabac ont vu juste.  Plus d’un mois à peine après sa naissance dans la douleur des nostalgiques du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), le parti Union pour la République (UNIR) affiche déjà ses réelles intentions : permettre à Faure de s’éterniser au pouvoir et de casser la pipe au trône comme le fut son père Eyadema Gnassingbé.  Faure « forever »  au pouvoir! Ce qui fait que ce parti essuie déjà un rejet catégorique de la part des Togolais qui aspirent au changement sur la Terre de leurs aïeux.  Le ton de la stratégie secrète du prince et de ses amis est donné à travers cette sortie du coupeur de têtes des jeunes Kotocoli (une ethnie vivant dans les localités togolaises de Bafilo, Sokodé et Sotouboua  dont est originaire l’intéressé, Foly-Bazi Katari : « Pour le moment, il faut mettre l’accent sur ce qui peut être fait pour que nous allions aux élections législatives de façon transparente et apaisée. Toutes les autres questions, nous pouvons les reporter pour les discuter après ». Une preuve supplémentaire que le pouvoir en place à Lomé se moque des Togolais et navigue à vue. Une démonstration aussi que l’auteur de ces bouts de phrases, l’ancien ministre Foly-Bazi Katari, un ancien très chaud pour revenir aux affaires n’a rien perdu de sa petite fougue pleine de mensonges et de roublardises. Monsieur le Ministre Foly-Bazi Katari, souffrez que le Lynx vous rappelle que ce n’est pas aujourd’hui que le pouvoir auquel vous et vos amis tiennent tant, sait que le Togo va aux élections législatives et locales.  Cela s’appelle de la mauvaise foi. L’Accord Politique Global (APG) a été signé en août 2006, bientôt six ans que le cirque dure. Cet Accord n’a-t-il pas prévu des dispositions pour garantir des élections libres et transparentes ? Et les réformes, les fameuses réformes constitutionnelles et institutionnelles, pourquoi leur début d’exécution tarde-t-il ? Continuez, vous serez surpris un de ces quatre matins.

« Nous ne sommes qu’à l’épisode 1 de la stratégie de conservation du pouvoir par le prince Faure.  Ce que nous voyons actuellement présage de lendemains pires que la tragédie dans laquelle le vieux RPT et ses saprophytes nous ont plongés des années durant. Ce n’est pas UNIR qui viendra offrir aux Togolais ce dont ils désirent tant, l’alternance au pouvoir. Ils sont fatigués des mêmes têtes qui passent et trépassent  transmettant le même système à leurs fils comme s’il s’agit d’un patrimoine familial. Ça suffit, nous voulons voir d’autres à la tête du pays», déclare un peu en colère Névénamédé Kodjo, jeune analyste politique à  Lomé. Ce coup de gueule traduit la volonté du peuple togolais dans sa majorité. Un peuple qui en a marre au point d’en vouloir à sa classe politique immobile et atteinte de sclérose avancée. Le pays se meurt à petit coup mais les tenants du nouvel ancien ordre font la sourde oreille. Le Collectif Sauvons le Togo que coordonne Me Ata Mensah Zeus Ajavon depuis sa création n’a de cesse de tirer la sonnette d’alarme. « Notre pays traverse une situation politico-socioéconomique très critique. Il continue de façon exponentielle sa descente aux enfers de jour en jour, et cette fois, on dit ça suffit. Nous réfutons la réédition du cycle infernal Elections-Contestations-Répressions-Négociations … ». Le coordinateur du Collectif Sauvons le Togo Ajavon Zeus résume avec une pointe de vérité, le climat infeste dans lequel végète le  pays depuis que d’aucuns, suivez très bien nos regards, ont décidé de prendre le Togo en otage et de le régenter sans se soucier des autres.  Est-ce un problème que de vouloir que les choses aillent bien pour le pays ? En tout cas, ceux qui croient naïvement en la volonté du clan au pouvoir de sortir le pays de l’ornière et de le hisser au rang des pays émergents, perdront l’appétit d’ici peu. Une révolution se prépare en douce au Togo et tous ceux qui pensent que les autres continueront à se laisser marcher dessus sans fin, n’auront que leurs beaux yeux pour pleurer.
 
Feu Gnassingbé Eyadema, père de l’actuel locataire du palais de la Marina avec sa dure et féroce dictature avait fini par plonger le Togo dans les tréfonds de la misère et de la mendicité. A sa mort en février 2005, le pays était le dernier de la classe dans la zone UEMOA, exceptée la Guinée Bissau, un pays très instable où les narcotrafiquants ont élu domicile jusqu’à ce jour. Au fait, le Togo n’est pas différent de la Guinée Bissau sur le plan du trafic de poudre blanche. La drogue circule au Togo dans les sphères du pouvoir sans que ni Faure ni son premier ministre Houngbo ne lève le petit doigt. Pire, ils s’attablent avec des narcotrafiquants patentés. Suivez bien nos regards. Houngbo  a terminé sa petite course dans les ruisseaux de l’affairisme à la togolaise avec comme chef d’orchestre son altesse Simféitchéou Pré son directeur de cabinet. Le gotha d’affairistes et de blanchisseurs d’argent sale qu’il est venu retrouver à Lomé a fini par l’initier aux codes secrets de la confrérie. Ici, pas de code d’honneur comme l’on en enseigne à l’académie américaine de West point ou à l’école de guerre française de Saint Cyr. Si ce n’est par le vol, les membres du clan passent par des voies détournées connues des initiés pour s’en mettre plein les poches. Et ça dure toujours et ce jusqu’aux siècles, des siècles. Silence, les Gnassingbé et alliés n’ont pas encore fini d’amasser pour céder place à qui que ce soit. Jean-Pierre Fabre, Kofi Yamgnane et patati-patata peuvent attendre…..

Igomzikpé Malika / Taffa Biassi Lynx.info

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