Tout sur la vie des FRCI à Grand Bassam

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Après l’arrestation du président Laurent Gbagbo les FRCI se sont déployés dans toutes les autres villes de la Côte d’Ivoire. Grand-Bassam la première capitale de notre pays comme l’a constaté le reporter d’abidjandirect n’a donc pas échappé à ce déploiement de ces soldats étranges.

Arriver a Grand-Bassam le vendredi 14 avril, pour « assurer la sécurité de la population et effectuer un ratissage des armes » les frci ont reçu un accueil chaleureux de la population Bassamoise surtout celle acquise à sa cause. Rappelons que même si la LMP les élections, la ville de Grand Bassam regorge d’une forte population nordiste et étrangère acquise à la cause de RHDP. De plus le maire de cette commune est du PDCI et a été désigné comme le directeur local de la campagne d’Alassane Ouattara au second tour. Le maire de cette ville qui est du même village que la première dame Simone Gbagbo. Lorsque les policiers et gendarmes ont déserté la ville, ce maire a tout mis en œuvre pour éviter les conflits inter ethniques et conserver la cohésion entre la population de sa cité.

Une fois les cérémonies d’accueils terminée, les FRCI ont créé un sentiment de peur dans une partie de la population à cause de leur accoutrement et des armes de guerre avec lesquelles ils paradent dans la ville dans des voitures volées sans plaques, aux vitres parfois cassées et aux devantures amochées. Ils se différencient facilement de nos FDS par leur treillis qui n’est pas le même. Très souvent en tenu militaire non conventionnelle « leikai » ou « tapette » comme chaussures militaires. ils sont recouverts de gris-gris. Plusieurs d’entre eux ont de longues barbes qu’ils n’entretiennent pas et dégagent une forte odeur.

Depuis leur arrivé, ils ont réquisitionné les hôtels huppés de la ville tel que `NSAH HOTEL, IIAO, ETOILE DU SUD et c’est dans ces lieux de luxe qu’ils logent sans payer un rond. S’ils ont dit à la population qu’ils sont venus assurer sa sécurité et qu’ils ont donné toutes les garantis de leur bonne foi, la réalité est devenu toute autre. « les enfant de cœur » ont commencé à commettre des exactions dans la ville. D’abord ils ont commencé par arracher certaines voitures 4*4 à leurs propriétaires pour leurs besoins de patrouille et maintenant la population ne s’arrête pas de se plaindre de leur dérive chaque jour. Ils consomment la boisson et la nourriture dans des maquis et restaurant de la ville et refusent de régler la facture. Si le gérant se plaint, c est des coups de feu qu’ils tirent en l’air ou des menaces qu’ils profèrent pour l’intimider. Quand ils veulent bien régler la note de leur moment de joie, c’est des faux billets de banque (cela est confirmé par plusieurs victimes) qu’ils donnent. Des agressions ont été aussi enregistrées sur la longue liste de leur forfaiture.

A Grand Bassam, les FRCI mènent vraiment la belle vie avec des filles dont on vous laisse deviner les origines. La journée on les voit à la plage en compagnie de leur « go ». Les soirées, c’est presque toujours la fête dans les maquis et boite de nuit. Grand Bassam à la plus grande Boite de nuit de l’Afrique de l’ouest.

Si certaines personnes se réjouissent de la présence des FRCI, la plus grande partie de la population de Grand Bassam est dans la crainte et la peur à cause de leur exaction. Tous se demandent quand est ce que la ville redeviendra comme avant car le comportement des FRCI est en contradiction avec la mission de sécurité qu’ils disent être venu assurer à Grand Bassam.

Source: abidjandirect

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