Togo. Quel premier ministre s’apprête la France à nous imposer ?

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Il ne faut pas se leurrer. Et pour cause, ce n’est pas les marches du FRAC qui ont eu raison de Gilbert Houngbo. Ce n’est pas non plus la fuite en avant enregistrée par le pouvoir avec la convocation des stars du Collectif Sauvons le Togo à la justice qui ont poussé Faure a se séparer de son meilleur premier ministre et allié. Dans les rets des chancelleries en poste à Lomé, il se raconte des tas de choses. Le Lynx a bien pu arracher une phrase d’un diplomate du côté de Paris par E-mail. Sous couvert d’anonymat, il lâche : « Il y a comme un arrêt cardiaque dans le système directionnel au sommet de l’Etat au Togo. Nous en avions marre de réanimer toujours le pouvoir malade de Lomé ». Tout est dit.

Voilà que la gauche française s’invite à nouveau dans la « chose politique » togolaise après que le binôme Louis Michel-Faure avait trouvé la formule de capter Gilbert Foussoun Houngbo au PNUD en contournant proprement l’Elysée avec son ministre des Affaires Etrangères, Bernard Koutchner.

De nos enquêtes, il s’en sort que la BAD de Kaberuka aussi n’est pas très satisfaite de la gestion calamiteuse du gouvernement Houngbo II. Ajouté au rapport de la BM et du FMI sur 323 milliards qui ont pris des directions inconnues, le pouvoir de Faure était depuis  sous les feux de l’Elysée. Dans l’interne, le pouvoir aurait aussi pris soins de greffer les milliards du Togo sur les ovaires d’Ingrid Awade et de Julie Bedegou, toutes deux sur le ring luttant pour la place de première dame du Togo.

Définitivement, le pouvoir de Lomé est esseulé. Jean-Pierre Fabre peut se vanter de dire, même si, sa force de frappe n’est pas aussi visible à l’internationale que, sa courte visite en France où il a parlé avec un conseillé de Francois Hollande a eu raison de Faure. Mais avec une opposition toujours pas prête.  Sinon jamais prête. La preuve, le gouvernement de Houngbo II est bien tombé. Du côté de l’opposition, quelle pièce de rechange a t-on si Faure disait de choisir un politique dans leur camp ? À défaut, la France va encore nous imposer des briscards inutiles de la politique comme hier, elle avait sous Jacques Chirac poussé Eyadema à imposer aux Togolais le célébrissime Edem Kodjo. A moins que le FRAC se rappelle d’un homme aussi modeste, travailleur et honnête comme le Pr. Aimé Gogué !

Anicet Moutouari Lynx.info

 

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