Togo : L’offensive communautaire « Appel à se défendre contre les kabye-tueurs » [Par Omoyemi Kouakou Mensah Yemi de Souza]

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Nous écoutons ces derniers temps des audios sur les enseignements de Bavon dont l’objectif, parait-il, est de préparer les populations, le moment venu, pour un soulèvement d’envergure qui ferait tomber le régime soutenu par une armée d’assassins principalement d’ethnie Kabyè. Mais ces enseignements, à notre avis, n’abordent pas sérieusement les racines du mal togolais. L’on devrait arrêter de tourner les populations togolaises en bourrique et avoir le courage de leur dire la vérité. Bavon et tous ceux qui veulent sincèrement contribuer à la libération du Togo doivent parler vrai et appeler un chat un chat. Pas de novlangue, le langage convenu destinée à dénaturer la réalité.

Vu l’objectif poursuivi, nous trouvons que les discours de Bavon et de ses soutiens sont empreints d’hypocrisie. Aucune victoire durable ne peut se préparer sur une stratégie au rabais. On annonce en grande pompe que l’on veut faire tomber le régime des Gnassingbé mais on ne veut pas fâcher les soutiens du régime. On veut ménager l’adversaire. Pour finir, on fait perdre du temps à tout le monde et on ne mobilise personne. On accentue plutôt la démobilisation des populations.

Ecoutez, jeunesse togolaise !

Le diagnostic du problème togolais a établi que le rempart ultime du régime Gnassingbé est l’armée togolaise et les milices qui lui servent de police politique tribale, pour l’essentiel composée de Kabyè. Les mouvements pacifiques de protestation et de libération au Togo se sont toujours heurtés aux tueurs Kabyè. Tous les Kabyè ne tuent pas certes, mais il n’en demeure pas moins que ceux qui ont les armes à la main et qui continuent de tuer vos proches sont des Kabyè.

Les soldats Kabyè tuent sans discernement femmes, enfants et vieillards issus de toutes les communautés togolaises qui se dressent contre le régime.

La communauté Kabyè représente le vivier principal qui fournit les éléments qui tuent leurs « frères et sœurs » togolais dans le seul but de maintenir le clan Gnassingbé au pouvoir. S’il est accepté que chaque citoyen peut s’installer où il le souhaite, il est aussi vrai que chaque communauté ethnique a sa zone géographique bien délimitée où se trouvent les terres héritées de ses ancêtres. Le fait d’accepter de vivre ensemble avec les Kabyè ne constitue pas un quitus qui leur est donné pour tuer impunément vos parents sur vos terres à Dapaong, Mango, Niamtougou, Bassar, Bafilo, Sokode, Blitta, Atakpame, Pagouda, Sotouboua, Kpalime, Tabligbo, Tsevie, Vogan, Notsê, Anié, Blitta, Aneho, Lome, etc.

Jeunesse togolaise

Vous êtes tous Togolais vous dit-on, mais les Kabyè vous ont tout pris : l’armée, la Police, les sociétés d’état, les régies financières de l’état, les bourses d’études, le gouvernement (avec un 1er Ministre de pacotille non-Kabyè et sans autorité), etc. En complicité avec les Libanais, les Chinois, les Indiens, et d’autres étrangers, les Kabyè vous dépossèdent graduellement de vos terres. En outre, le Trésor public se retrouve dans leurs domiciles.

Cette lutte devient vitale, car très bientôt vous ne serez plus propriétaires de rien. Vous deviendrez étrangers sur vos propres terres.

Vous travaillez. Les Kabyè vous frappent et vous tuent. Ils accaparent les richesses que vous produisez, à travers les recettes d’impôts qui sont ensuite détournées vers leurs comptes bancaires personnels. Vous continuez à travailler pour eux. Ils vous frappent et vous tuent encore. Comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que les Kabyè poussent leur cynisme jusqu’au point d’incendier votre grand marché emblématique Assigamé de Lomé qui faisait la fierté du Togo. Nous laissons le soin aux communautés Kabyè de dénoncer énergiquement l’incendie du marché de Kara, si elles ne se reconnaissent pas dans cet acte criminel.

Vous savez que ceux qui osent s’opposer au parti des militaires Kabyè – RPT/UNIR – ne sont jamais autorisés à organiser des meetings politiques à Pagouda, Sotouboua et Kara par exemple. Malheureusement, les communautés Kabyè vivant dans la Kozah et dans les « colonies » (c’est-à-dire sur vos terres) demeurent dans un mutisme complice face aux violences commises par leurs parents soldats qui tuent pour tuer. Il n’est pas faux dans ces conditions d’affirmer que les communautés Kabyè sont complices de leurs parents miliciens et soldats qui tuent. Vous ne pouvez pas vous déplacer librement du Sud au Nord du pays si vous êtes un sympathisant de l’opposition politique. Vous êtes systématiquement traqué par les tueurs de l’armée Kabyè. En revanche, les Kabyè, eux, se pavanent dans tous les coins de ce pays en toute sécurité et se comportent en conquérants car ils sont protégés par leurs parents tueurs qui ont les armes à la main. Ce sont des faits.

Le plus effarant c’est que même vos Chefs traditionnels ne vous appartiennent plus. Les Chefs traditionnels de vos communautés respectives sont nommés par les Officiers militaires et les politiciens Kabyè du régime. Ces Chefs sont devenus les valets des Kabyè pour surveiller les membres de la communauté en maintenant le genou sur leurs cous. Le moment venu il faut les chasser eux-aussi de vos terres car les traitres et les renégats ne méritent pas d’être parmi vous. Ils peuvent aller vivre dans la Kozah avec leurs amis soldats Kabyè qui tuent pour tuer.

Les soldats Kabyè vous empêchent, avec une brutalité inouïe, de célébrer vos fêtes traditionnelles alors que c’est avec l’argent de votre Trésor public que le régime Kabyè finance les fêtes dans les régions Kabyè comme les Evalas. Il y a certes des individus isolés Kabyè qui font preuve de courage en dénonçant les pratiques mafieuses et criminelles de ce régime tribaliste (Amah Gnassingbé, Olivier Amah, Francois Boko, etc.). Mais vous n’avez vu aucun groupe organisé Kabyè dénoncer cet état de fait. La majorité des Kabyè est plutôt fière et préfère jouir des privilèges impériaux. Malgré tout ce qui précède, des hypocrites issus de vos propres communautés veulent vous faire croire que les Kabyè vous considèrent comme des frères.

Jeunesse togolaise

Vous avez compris que les élections ne servent à rien dans ce Togo où les résultats des votes sont truqués de façon grotesque. Tout ceci sur fond d’assassinats, d’intimidation, de brutalité gratuite, et de chasse à l’homme.

Après chaque élection ou manifestation, le régime tribal Kabyè vous chasse vers l’exil par calcul pour mieux accaparer vos biens, vos terres, vos propriétés, en intelligence avec des Libanais, des Chinois, des Indiens, etc. Vous rendez-vous compte de cela ? Nous vous prions de rester sur vos terres pour vous défendre.

Vous voyez bien que le Togo que le régime Kabyè vous offre est une jungle? Il n’y a qu’une seule loi dans la jungle : ou vous devenez vous-même un lion ou alors vous vous faites dévorer. Tout autre discours relève de la connivence avec le régime, de l’hypocrisie et de la manipulation.

Nous vous invitons à faire preuve d’esprit de discernement. Vous devez vous méfier de l’individu, même s’il est issu d’une des communautés ethniques opprimées, qui vous berce les tympans avec des discours creux sur la nation togolaise et sur la paix. Le régime des Gnassingbé utilise ces mots alors même qu’il a passé presque 57 ans à vous affamer et à tuer vos filles, vos sœurs, vos femmes et vos mamans. Il est inacceptable que des hypocrites issus des communautés opprimées viennent sur les plateformes vous enseigner qu’il faut toujours tendre la seconde joue aux tueurs Kabyè. Ils évitent sciemment de vous indiquer ou de proposer des actions à mener résolument pour affaiblir et neutraliser cette armée d’assassins Kabyè, si les soldats qui tiennent les armes et qui montent la garde ne veulent pas les retourner contre les Officiers militaires et les politiciens donneurs d’ordre.

Jeunesse togolaise

Le régime vous a à présent poussés jusqu’au pied du mur. De l’autre côté du mur se trouve l’exil. Si vous cherchez la liberté, vous ne devez plus fuir le pays. Il est temps de poser des actes offensifs contre ce régime tribal. Il y a plusieurs actions que vous devez mener simultanément.

Vous devez faire une offre à nos frères Kabyè qui ne tuent pas eux-mêmes et qui vivent parmi vous sur vos terres. Ils doivent dorénavant prendre des positions claires contre le régime dictatorial des Gnassingbé, et participer activement aux manifestations et à la lutte de libération. Les « colonies » Kabyè doivent manifester sans ambiguïté leur soutien aux communautés qui les accueillent en soutenant les revendications de leurs hôtes face au régime des Gnassingbé.

Vous devez aussi inviter la communauté Kabyè présente sur vos terres – et qui ne tue pas – de prendre sur elle le leadership de l’appel à l’armée. Concrètement, les « colonies » Kabyè doivent être invitées à mettre la pression sur leurs fils, maris, frères et amis qui tiennent les armes afin qu’ils désobéissent aux ordres des thuriféraires des Gnassingbé et de les retourner contre les donneurs d’ordre. Elles doivent inciter ouvertement leurs parents soldats à renverser le clan Gnassingbé, dans le but d’organiser une transition avec une feuille de route claire, et un exécutif collégial.

Toute la jeunesse éprise de liberté et de justice doit absolument rejoindre diligemment la lutte contre ce régime cinquantenaire. Désormais, ceux qui ne se lèveront pas à vos côtés pour bouter ce régime brutal dehors sont contre vous. C’est leur droit, mais ils doivent aussi en payer le prix si les tueurs Kabyè attaquent vos mères, vos femmes et vos enfants. Aucune communauté ethnique n’est obligée de vivre avec des tueurs Kabyè sur ses terres. Même dans un couple, lorsque cela ne va plus, on se quitte. On se sépare. Ou c’est carrément le divorce.

La situation est très grave. Aucune neutralité ne doit être tolérée ni à l’endroit des « colonies » Kabyè, ni des membres de vos communautés respectives. Ainsi, les membres de vos propres communautés qui soutiennent le régime despotique ne devraient plus avoir leur place parmi vous sur vos terres. Vous devez changer de paradigme. Il est intolérable que des membres de votre communauté s’acoquinent avec des Kabyè qui vous tuent. Ils ont choisi leur camp. Ils ne sont rien d’autre que des traitres. Et ce n’est pas le tapis rouge que vous devez étaler devant les traitres.

Jeunesse togolaise

Que faut-il faire et quelles actions offensives devez-vous mener ?

Dotez-vous, individuellement, de tous les moyens – tous les moyens – pour vous protéger contre les violences gratuites et les assassinats perpétrés par les Kabyè-tueurs. Chacun de vous doit se doter des équipements adéquats pour affronter et neutraliser les expéditions punitives des soldats Kabyè. Si les soldats ou miliciens Kabyè tuent encore vos parents, vous devez vous attaquer, dans vos communautés respectives, aux « colonies » kabyè qui se disent neutres et dont les fils sont les soldats qui vous mutilent. Donnez-leur un ultimatum pour qu’ils rentrent chez eux dans la Kozah. Vous devez aussi attaquer les membres de vos communautés respectives qui sont de connivence avec le régime Kabyè, y compris les fonctionnaires d’état qui refusent de faire défection et de rejoindre ouvertement le mouvement de libération. Il faudrait les inviter à quitter la communauté pour rejoindre leurs complices Kabyè-tueurs dans la Kozah.

Nous préconisons que vos communautés ethniques respectives s’organisent pour renvoyer les « colonies » Kabyè proches du régime vers la Kozah. Il s’agit d’une stratégie de démultiplication des foyers de résistance contre les « colons » Kabyè qui se sont ensauvagés. Levez-vous dans vos communautés ethniques respectives et organisez-vous pour protéger vos mamans, vos enfants et vos sœurs contre les tueurs Kabyè. Ces actions doivent être menées simultanément et avec détermination à Dapaong, Mango, Niamtougou, Kante, Bassar, Bafilo, Sokode, Blitta, Pagouda, Tabligbo, Koumea, Sotouboua, Atakpame, Kpalime, Tsevie, Vogan, Notsê, Anié, Blitta, Aneho, Lome (Aflao, Be, Nyekonakpoe, Kodjoviakope, Agoe, Agbalepedogan, Adewi), etc.

Que vous soyez Moba, Tchokossi, Nawda, Lamba, Bassari, Kotokoli, Tchamba, Kabye, Adja, Ewe, Mina, Ouatchi, Ana, Akposso, Konkomba, etc., le problème que la jeunesse a est unique : vous êtes réduits en esclavage sur vos propres terres par une force d’occupation animée par des tueurs Kabyè (principalement Soldats et miliciens).

Est-ce un appel au génocide que de vous préparer pour vous défendre contre les tueurs Kabyè et leurs « colonies » qui leur fournit des soldats et des miliciens ? Non. C’est l’histoire du voleur qui crie au voleur. Ayez la conscience tranquille. Ce sont plutôt les Kabyè qui vous tuent pour conserver le pouvoir. Ce sont les Kabyè qui commettent le génocide en planifiant l’extermination de groupes ethniques qui ne sont pas Kabyè : Tchokossi, Kotokoli, Ewe, Ana, Akposso, Mina, Ouatchi, Adja, etc. Souvenez-vous aussi des dizaines de morts de la lagune de Bè, des 1000 morts de 2005 pour le compte de Faure Gnassingbé qui confisquait le pouvoir.

Ne vous laissez pas impressionner ou démonter par les rhétoriques qui vous accusent de tenir un discours tribaliste. Il n’en est rien. C’est aussi votre droit absolu de vous replier sur votre famille et votre communauté ethnique pour organiser votre protection car le régime des Gnassingbé ne vous protège pas mais vous exploite et vous tue. Ce régime est construit autour de l’ethnie Kabyè. Il est fondamentalement tribal. Il faut donc faire pareil. Point barre. Il s’agit pour vous d’établir un équilibre de la terreur. N’écoutez pas les hypocrites qui vous servent des discours et enseignements creux sur la nation et l’unité togolaises.

Vivement que la jeunesse passe à l’offensive sur toute l’étendue du territoire, en répliquant du tac au tac aux tueries des soldats Kabyè !

Les jeunes Adja, Akposso, Ewe, Mina, Ouatchi ne se retrouvent plus dans ce Togo des Gnassingbé. Que tous les jeunes des autres communautés ethniques leur emboitent les pas. Ne vous sentez pas condamnés à demeurer Togolais si c’est pour vous faire massacrer par des Kabyè qui vous prennent tout au nom des lois infâmes et d’une gouvernance de colon.

D’ailleurs vous devez rejeter l’alternance que l’on vous vend. Vous devez sortir du système actuel pour vous préparer à une alternative. Nous reviendrons là-dessus.

Omoyemi Kouakou Mensah Yemi de Souza

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