ToGo : Au bonheur des dames, selon Faure

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Très sensible à la gente féminine, le président Faure Gnassingbé a formé un cordon de conseillères influentes  autour de sa personne. Pas toujours faciles à gérer…Pour conforter son pouvoir, Faure Gnassingbé, qui n’est pas marié, fait confiance à ses collaboratrices, dont la plupart entretiennent des relations de grande proximité avec lui.

Kabyé de Kara (Nord) formée en France, Ingrid Awadé figure au cœur de ce dispositif féminin. DG des impôts du Togo de 2006 jusqu’au début de cette année, elle officie comme conseillère financière auprès du chef de l’Etat mais aussi au sein d’uNIr, le nouveau parti présidentiel bâti sur les cendres du rassemblement du peuple togolais (LC  nº663). Ingrid Awadé a constitué de multiples réseaux dans les affaires, ainsi qu’au sein des services de sécurité. Cette emprise totale, qui lui vaut de solides inimitiés au palais présidentiel, vient d’être entamée suite à sa nomination, fin janvier, à la tête de la délégation à l’organisation du secteur informel.

A ce poste, Ingrid Awadé devrait travailler sous la tutelle du ministère du développement à la base, de l’artisanat et de l’emploi des jeunes, dirigé par sa « sœur ennemie » Victoire Sidémého Tomegah-Dogbé. Outre ses fonctions ministéri-elles, cette dernière est directrice du cabinet présidentiel. Elle a également œuvré, aux côtés du ministre des finances Adji otèth Ayassor, à la création de l’office togolais des recettes (OTR) qui doit regrouper les deux régies financières du pays (douanes et impôts). La mise en place de cette structure, que s’apprête à diriger Henry Gaperi (lire p.4), fragilise de facto

Ingrid Awadé.

 Autre intime de Faure, la ministre des postes et de l’économie numérique, Cina Lawson, voit sa cote monter en flèche. A 38 ans, cette diplômée de Harvard Kennedy School aux Etats-Unis, fille de l’ex-opposant à Gnassingbé eyadema Francisco Lawson aujourd’hui décédé, est associée à de nombreux projets présidentiels sur les grands travaux et les nouvelles technologies.

Mère d’une fille avec le président togolais, Julie Beguedou fait également partie du premier cercle. A la tête de sa société elisée Cotrane, cette femme d’affaires se voit accorder les marchés stratégiques de l’Etat, la plupart du temps de gré à gré ou dans des conditions dénoncées par ses concurrents.

En 2011, elle a ainsi obtenu le monopole de l’importation de riz au Togo. Julie Beguedou vise actuellement le marché des Mère d’une fille avec le président togolais, Julie Begue-dou fait également partie du premier cercle. A la tête de sa société elisée Cotrane, cette femme d’affaires se voit accorder les marchés stratégiques de l’Etat, la plupart du temps de gré à gré ou dans des conditions dénoncées par ses concurrents.

En 2011, elle a ainsi obtenu le monopole de l’importation de riz au Togo. Julie Beguedou vise actuellement le marché des 45 000 tonnes d’intrants agricoles destinés à la Cagia, opération ayant donné lieu à un appel d’offres annulé.

La Lettre du Continent

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