Syrie. Hollande piégé par la reculade d’Obama

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Seul pays à vouloir participer directement aux frappes, la France est suspendue aux décisions de Washington.La semaine s’annonce extrêmement compliquée pour François Hollande. Parti sabre au clair pour frapper Bachar el-Assad sans délais, le chef de l’État est contraint de temporiser après la décision de Barack Obama, samedi, de consulter le Congrès, en congé jusqu’au 9 septembre.

Sur le front intérieur, le président de la République doit faire face à la contestation croissante de l’opposition qui réclame un vote au Parlement – et pas seulement le simple débat prévu mardi.

Jeudi et vendredi, au G20 de Saint-Pétersbourg, Hollande, devenu au débotté le meilleur allié de Washington, pourra difficilement échapper au vent polaire qui souffle entre Barack Obama et Vladimir Poutine. Entre-temps, jeudi à Vilnius, en Lituanie, Jean-Yves Le Drian fera face à ses homologues européens, confortés pour la plupart par le «no» britannique à l’intervention en Syrie.

Bref, la passe est délicate pour le chef de l’État qui a revêtu une nouvelle fois l’uniforme. Presque un vrai moment de solitude.

Son entourage le dit déterminé. Mais imaginons un instant le scénario qui verrait les parlementaires américains récuser une action de force contre Bachar: le général Hollande serait alors carrément lâché en rase campagne…

D’autant qu’on est bien conscient à Paris, que plus on s’éloignera du 21 août plus la «sanction» risque d’être affaiblie dans ses effets politiques et militaires. Il lui faudra aussi préserver la cohésion au sein du «pack» gouvernemental. Pas évident, malgré les assurances officielles, compte tenu des différences de sensibilité.

Irib

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