Quatre patriotes « kabyè » pour sauver le Togo et la constitution !

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Juste le nombre de quatre. Tous « kabyè », donc de la même ethnie que le prince Faure Gnassingbé pour sauver le Togo et sa constitution. Et pour cela, l’association M150 est née dans la foulée. Dans la liste : Houna GNASSINGBE, Charles PASSOU, Jean-Claude MONTCHO et Théo BANASSIM. Pour le Dr « Foldingue » David Ihou, des héros ! Si on comprend bien, au Togo, ce sont les fils d’une même ethnie qui devraient apprendre aux 31 ethnies restantes comment sauver les lois de la république votées par référendum par tous et à 99 %. Il y’a vingt deux ans, curieusement  ce sont les fils de la même ethnie (kabye) qui avaient sorti leurs muscles et donner leurs pectoraux gratuitement pour que vive le patriarche Gnassingbé Eyadema et son pouvoir. Dans la liste : Gustave Akadé, Pascal Bodjona, Essozinam Bidassa, aujourd’hui juge et ironie de l’histoire, celui qui est chargé de « caler » Bodjona dans l’affaire Abass Al Youssef. Kpekpassi qui vit de nos jours aux Etats-Unis et le ministre Christophe Tchéou étaient les seigneurs de guerre massacrant individuellement et collectivement ceux qu’ils suspectaient de faire ombrage à leur patron. Comme l’histoire est écrit par les « Faure » et consommée par les faibles, jusqu’à nos jours, aucun de ces impénitents tueurs n’a été inquiété. Pis, de file en aiguille, ils ont su reconstruire sous Faure, le même noyau des années 1990 avec le même fonctionnement. Adewi [quartier nord Lomé ; ndlr]est resté le far West ou mieux, le lieu de commandement de la milice avec Togo 2000 comme centre d’entrainement. Faut-il se rappeler des scènes surréalistes de 1993 de ces jeunes « kabyè » désœuvrés, ivres d’alcool et de chanvre avec des écrans géants dans les coins d’Adewi, où ils faisaient passer à longueur de journée des bandes de films pornographiques ? Si le commandant  Narcisse Djoua Yoma (kabyè) qui assurait et rassurait dans la logistique en armes est bien mort, le tortionnaire Massina Yotrofei (kabyè) a repris du travail pour que le pouvoir ne tombe pas dans des « mains étrangères », donc des autres ethnies du Togo. Chose curieuse, dans une de nos planches, Lynx.info avait déjà braqué le « patriote » Charles Passou dans un article. Aucun avocat du CST ne nous a appelés à la rédaction afin de mieux savoir sur la milice que Massina Yotrofei  est entrain de monter de toutes pièces. Et pour cela, une frange de l’ethnie kabyè est claire : « Tout perdre, sauf le pouvoir ». Les jours qui vont suivre ne sont pas reluisants pour le Togo. Et pour cause. L’arsenal de répression d’après nos enquêtes est déjà livré et les « gros bras » attendent impatiemment de rentrer en action. D’ailleurs Gilbert Bawara, ministre de l’Administration et du Territoire qui l’a compris semble se laver les mains à la Ponce Pilate : « Le plus judicieux pour le CST est sans doute d’arrêter les manifestations car il est incapable de contrôler les manifestants. En outre, le collectif doit cesser au sein de la population des attitudes et un langage qui incitent à la haine, à la violence, à la désobéissance civile ». Finalement au Togo, policiers et gendarmes sont-ils payés pour assurer l’ordre aux animaux ?

Me Zeus Adjavon a tout faux !

C’est ici, qu’on remarque les bribes de la faiblesse du CST. Alors qu’on pensait que, l’avocat devrait se mettre en pantalon « Jeans » afin que la lutte débute sérieusement, tout le staff du CST est plutôt habillé en smalto. Quand on voit du haut de la petite tête de Me Gil Afangbédji, la coupe de chevelure  d’un « dandy » des années 1960, on se rappelle de la petite phrase de leur confrère décédé Me Occanssey : « Méfiez-vous des avocats Togolais. Ce sont de faux lutteurs ». Faut-il apprendre à ces juristes du CST de lire Jean Jaurès qui avertissait que : « ll ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience » ?

Au lieu de préparer la population qui leur fait confiance à s’auto défendre, à se mettre dans la tête que les soudards de Faure ne méritent pas la vie mieux que les autres Togolais, le « révolutionnaire » Zeus Adjavon voudrait que, Faure arrête plutôt ses « gros bras » qui servent de cuirasse à son pouvoir: « Le Collectif « SAUVONS LE TOGO » exige du gouvernement de faire ouvrir une information judiciaire à l’encontre des sieurs Houna GNASSINGBE, Charles PASSOU, Jean-Claude MONTCHO et Théo BANASSIM en raison de leur implication directe dans les événements sanglants de ce jour. » peste-il.

Autant dire aux Egyptiens de la place Tahir d’aller donner des fleurs à leur bourreau Hosni Moubarak ! Si la révolution togolaise doit se faire, il faut aussi compter qu’il y aura des pertes en vie humaines et se préparer pour enterrer nos héros dans les honneurs qui leurs seront dû. C’est le prix à payer pour un Togo libre, prospère et débarrasser des voyous. Le reste, les Gnassingbé, aidé par la communauté internationale tiennent en amont comme en aval tous les pans du pouvoir. Il faut plutôt appeler à la révolte généralisée. Le CST a-t-il l’intelligence et l’humilité nécessaire ? Vont-ils ouvrir les portes à d’autres Togolais afin qu’ils apportent toutes leurs expériences de lutte révolutionnaire ? Vont-ils enfin comprendre que, ce n’est pas nécessairement, ceux qui luttent qui bénéficient des fruits de la révolution ? Autant de questions que nous voulons poser au CST-

Apparemment sur le terrain,  rien n’est prêt pour une vraie révolution. Le très versatile soldat et écrivain, Gerry Taama semble aussi l’avoir compris : « L’insurrection populaire n’aura peut être pas lieu, mais le chaos est à nos portes ». Comme si  le chaos dont il parle  n’avait pas pris forme depuis 2005 !

En définitive, aucune forme démocratique ne pourra faire bouger Faure du pouvoir. Il ne comprend pas le langage que veut lui parler le CST, le Frac et Arc-en Ciel. Allaité par  du lait d’un dictateur, grandi et élevé par les méthodes cyniques à la Machiavel, ce serait trop lui demander d’avoir des reflexes de démocrate. Ce qui reste aux Togolais est de se  préparer à donner leur sang et des larmes…

Sinon, point de Salut !

Camus Ali Lynx.info

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