Togo : Prostitution légalisée au sommet de l’Etat !

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Prostitution légalisée au sommet de l’Etat : Un officier de la Marine et très proche de Faure Gnassingbé crée un club de strip-tease à Lomégan

 Le lieu très fréquenté par certains caciques du régime

Strip-tease, vous connaissez ? Le strip-tease est une danse érotique, pendant laquelle la fille (ou le mec) se déshabille lentement, retirant un à un ses vêtements, au rythme d’une musique sensuelle, et dont le but est d’attiser le désir libidinal. Cette pratique avilissante pour la jeune fille qu’on voit souvent dans les films occidentaux, est à la mode à Lomé. Un proche du chef de l’Etat et ancien Directeur général du poumon de l’économie togolaise a construit au niveau de Lomégan un cabaret où des femmes nues, ou presque, dansent seules ou en petit groupe, pour le bonheur des barons du régime et autres marchands du sexe.

En fait, le mot strip-tease signifie en anglais exciter en se déshabillant ; son équivalent en français est effeuillage. Le strip-tease ou l’effeuillage est un spectacle de cabaret au cours duquel une femme (parfois un homme) se déshabille de manière suggestive. La jeune fille (strip-teaseuse) se fait belle (gommage pour une peau satinée, épilation au poil près), opte pour une tenue sexy et facile à enlever, et danse sous une musique d’ambiance aux rythmes lents et aux accords sensuels. Le strip-tease est une provocation sexuelle.

Selon les recherches, la bible fait référence au strip-tease dans l’évangile comme la danse des 7 voiles. Salomé se déshabilla devant le roi Erode, le charma et demanda en échange la tête de Jean-Baptiste son meilleur ami. Le strip-tease prend ses racines dans la plus ancienne Antiquité, chez les courtisanes égyptiennes ou assyriennes, puis dans les cités grecques révérant Aphrodite et son équivalent romain que fût Vénus, et les pièces d’Aristophane ou Plaute regorgent déjà de déshabillages mis en scène. Il faudra la christianisation de l’Occident pour que l’exhibition du corps soit proscrite. Mais cette pratique s’est poursuivie jusqu’aujourd’hui dans le monde occidental. Et c’est souvent dans les films occidentaux qu’on voit des jeunes filles pratiquement nues se déhancher devant des drogués et autres vicieux afin de les exciter ou de s’offrir plus tard à certains d’entre eux. Cette prostitution organisée se pratique désormais à Lomé, et c’est un proche de Faure Gnassingbé qui a créé un club à cet effet.

Sous le titre « Le strip-tease entre de bonnes mains au Togo », « La Lettre du Continent » N°620 du 6 octobre 2011 révèle : « Quel sécurocrate proche du président togolais Faure Gnassingbé possède le club de strip-tease le Vade Loca de Sal, situé dans le quartier Tokoin-Lomégan de Lomé ? Un lieu très fréquenté par certains caciques du régime ». Et le sécurocrate dont il est question ici, n’est autre qu’un officier supérieur de la Marine promu Amiral il y a quelques mois, très proche du chef de l’Etat et ex-Directeur général du poumon de l’économie togolaise. Plusieurs personnes rencontrées sur le lieu affirment que le club lui appartient et que c’est pour brouiller les pistes qu’il aurait placé l’un de ses enfants.

Effectivement, le club de strip-tease le Vade Loca de Sal se trouve à Lomégan et reste un coin chaud de mardi à samedi. Mais pour un non averti, la devanture paraîtra très banale, et pour cause. Il n’y a pas d’écriteau pouvant indiquer le nom de l’établissement. On y voit sur un panneau l’image d’un soutien et un point d’interrogation annonçant peut-être que le suspense est entier. Quand on y entre, on croit avoir affaire à une boîte de nuit. Non, il n’y a pas de piste de danse ; juste des salons installés et devant lesquels trône un pylône figé sur une estrade et touchant le plafond. Le décor est des plus chics. Ce qui montre à suffisance que n’y débarque pas qui veut. Sur l’estrade, des strip-teaseuses accaparent tous les regards. Des jeunes ainsi que des vieux se rincent les yeux devant des filles nues, ou presque, qui, tout en dansant, ôtent très lentement leur chemisier, en le déboutonnant doucement, pour jouer sur la frustration et faire durer le plaisir, et qui caressent les parties de leur corps sur lesquelles elles veulent attirer l’attention de l’assistance.

« On joue la musique et elles se mettent à danser. La pénombre aidant, elles font descendre leur slip jusqu’au bas des fesses. Puis, elles se mettent à se trémousser en mimant des gestes d’empalement », nous a raconté un habitué du coin avant qu’on y envoie notre reporter.

De plus, l’endroit est côtoyé aussi bien par les nouveaux riches qui écument l’entourage du chef de l’Etat que par des citoyens lambda. « La plupart des caciques du régime viennent se ressourcer sexuellement ici, confie un étudiant qui affirme y venir souvent. Le lieu est également fréquenté par les enfants des barons. C’est beaucoup d’argent qui est dépensé ici tous les jours. Les boissons y coûtent cher ». Par exemple, une bouteille de Dom Perignon coûte 350 000 FCFA alors que le prix d’une bouteille d’Armand de Brignac est à 450 000 FCFA ; la petite bouteille de Guinness s’offre à 3 500 FCFA.

Si au cours de ces démonstrations sexuelles, quelqu’un est emporté et désire concrétiser avec l’une des filles ce qu’il a vu, il doit s’armer de patience et attendre jusqu’à la fin de la soirée avant de partir avec l’élue de ses yeux pour des séances de jambes en l’air méritées. « Souvent, certains spectateurs partent avec des filles. C’est un véritable marché de sexe où toutes les affaires se négocient facilement. Il y a tout pour exciter le corps. C’est pourquoi ce n’est pas n’importe quelle fille qui travaille dans ce club. Lors du recrutement, un grand intérêt est accordé à la beauté physique. Ensuite, il y a des spécialistes qui les recrutent et les forment à la pratique de strip-tease », explique un jeune se présentant comme un homme d’affaires.

Selon les informations en notre possession, c’est une métisse fille d’un ancien maire de la Ville de Lomé qui se charge de recruter dans les grands établissements scolaires de la place ces jeunes filles parmi lesquelles des mineures. Et souvent, elles sont gâtées par les « grands quelqu’un » qui leur offrent tout : du portable haut de gamme jusqu’au VIH-SIDA qu’elles propagent ensuite à leurs camarades de classe avec qui elles entretiennent des rapports sexuels.

La femme togolaise, un objet sexuel

Pendant la campagne électorale de 2005, Faure Gnassingbé a annoncé qu’il ferait plus pour les femmes : « J’accroîtrai la responsabilité des femmes dans la vie politique, professionnelle et sociale. Je ferai en sorte que l’Etat apporte une assistance financière par le moyen de microcrédits pour soutenir les activités génératrices de revenus. Je favoriserai la protection de l’intégrité physique et morale des femmes pour qu’elles puissent s’épanouir sans contraintes ». A chacun de dire si le « fils de la nation » a, après plus de six ans au pouvoir, traduit dans les faits un dixième (1/10) de ses promesses en faveur des femmes. Mais ce qui est évident, c’est que, sous lui, la femme togolaise est réduite à un simple objet sexuel. Pendant que les autres femmes se battent et obtiennent des récompenses internationales, aucune opportunité ne s’offre aux femmes togolaises de s’inscrire dans la dynamique de l’émancipation. Toutes les richesses du pays étant entre les mains d’un groupuscule, les jeunes filles togolaises sont muées en de véritables « sex machines ». La prostitution et le proxénétisme (fait délictueux consistant à tirer profit de la prostitution d’autres personnes) sont devenus des choses banales au Togo.

« Le strip-tease n’appartient pas à la culture africaine. C’est sale et immoral. C’est curieux que ce soient des proches du chef qui se livrent à ces pratiques avilissantes pour la jeune fille togolaise. Ce qui pose un problème de morale chez nos dirigeants », s’emporte une revendeuse de pagne.

Quant à la ministre de la Promotion de la Femme, Mme Henriette Kouévi Amédjogbé, elle n’en a cure. Ne méritant pas un portefeuille ministériel, elle se contente de son salaire et n’attend que le 8 mars – Journée mondiale de la Femme – et le 31 juillet – Journée de la Femme africaine – pour servir l’un de ses galimatias dont elle a le secret. Elle ne concocte aucun projet visant à l’émancipation de la jeune fille togolaise.

Quid des femmes aux lunettes du Groupe de réflexion et d’action Femmes Démocratie et de développement (GF2D) ? Elles ne font rien pour mettre fin aux traitements qui sont infligés aux jeunes filles togolaises. Profitant de l’argent des partenaires, elles sont plus préoccupées à renouveler leur garde robe qu’à travailler pour le mieux-être de leurs sœurs. Des jeunes filles sont tuées à Agoè et leur sexe sectionné et emporté, mais ces femmes du GF2D sont bloquées derrière leurs lunettes et n’ont jamais réagi. Parfois, elles ne s’empêchent pas de bosser pour Faure Gnassingbé qui ne fait rien pour que la femme togolaise soit mieux regardée dans la société. Par exemple, pendant que le GF2D sortait, dans le cadre de la présidentielle de mars 2010, un communiqué se félicitant du choix de Mme Brigitte Adjamagbo Johnson comme candidate de la CDPA et l’encourageant à se battre vaillamment pour montrer aux Togolais, une autre manière de faire la politique et démontrer la capacité de la femme togolaise à présider aux destinées de notre pays, la représentante de cette organisation aux dialogues intertogolais, Mme Célestine Aïdam, battait activement campagne pour Faure Gnassingbé dans la préfecture de l’Ogou. Fermons la parenthèse.

Pour revenir au strip-tease, disons que c’est une pratique humiliante pour les jeunes filles togolaises, et ce n’est tout qu’on doit copier du monde occidental. Mais selon les indiscrétions, il y aurait d’autres clubs de strip-tease au niveau de la Caisse d’Epargne, à la résidence de la caisse et un autre non loin de la BTD. Affaire à suivre.

R. Kédjagni

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