Poutine. Merkel, Hollande, n’empêchez pas la Russie de prendre ce qui lui revient

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Une fois n’est pas coutume, nous publions un texte lié à l’actualité « chaude ». Il laisse toutefois entrevoir une tendance structurelle dans la démarche de la Russie en tant que Sujet géopolitique. Valeryi Korovine, très actif dans les médias ces derniers temps a évalué pour le magazine KM.ru le potentiel de la rencontre tenue hier, le 06 février 2015 à Moscou entre Vladimir V. Poutine, le Président français et la Chancelière allemande.

J’estime que Merkel et Hollande se rendent auprès de Poutine avec un seul objectif : l’amener à lâcher prise. On essaiera évidemment de faire admettre à notre Président que l’Occident se trouve aujourd’hui au faîte de sa puissance, que l’Occident a créé les règles du jeu qui se joue actuellement, que l’Occident est à la fois joueur, arbitre et juge. Bien sûr, ce message ne sera pas transmis de façon littérale, il sera codé à l’intérieur d’un entretien diplomatique conservant les apparences de la bienséance.

Le problème réside en ce que les dirigeants européens sont à un certain moment allés trop loin, quand précédemment Vladimir Poutine était encore potentiellement prêt à accepter les conditions de l’Occident, de rester en retrait, de se détourner et faire comme s’il ne remarquait pas ce qui se passait dans le Sud-est de l’Ukraine. Mais le Donbass baigne dans le sang. Et ceux qui ont permis cela ont dépassé un point de non-retour. Ainsi, alors qu’une telle rencontre pouvait encore avoir un certain sens en mars de l’an dernier, aujourd’hui, la teneur de la conversation sera toute autre. Le moment est propice, Poutine peut dicter ses conditions, c’est-à-dire «n’empêchez pas la Russie de prendre ce qui lui revient», la Nouvelle Russie.

Plus encore, nous allons observer avec grand intérêt le comportement des dirigeants occidentaux. Vont-ils adopter un profil bas face à la mise en œuvre des droits de la Russie, ou vont-ils rouspéter, adopter une conduite scandaleuse et lancer des tomates pourries ? Si nous devions en arriver à la seconde situation, nous nous verrions dans l’obligation de procéder à la libération de l’ensemble des villes mentionnées dans la liste jadis approuvée au cours de la conférence de Yalta. Après, nous verrons.

Bien sûr, Merkel et Hollande reporteront le blâme sur Obama. Sur quoi, je suppose, Poutine hochera poliment la tête et ajoutera que Barack est encore jeune et ne dispose pas d’une autorité suffisante.
En suite de quoi ils se sépareront.

russiesujetgeopolitique.ru1Jusqu’aujourd’hui nous avons utilisé dans nos pages le terme Novorossie pour exprimer en français le mot Новороссия. Le site d’information en langue française Sputnik utilisant l’expression Nouvelle Russie, c’est à celle-ci que, par cohérence dans la communication, nous nous tiendrons désormais.

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