Pascal Bodjona et Aboka Kossi Agbénygan : Ces enrichissements illicites qui font mal au dos !

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A l’heure où nous écrivons ces lignes, Aboka Kossi Agbényigan, le président de la Délégation Spéciale de la préfecture du Golfe n’en finit pas de savourer les délices de sa position. Il continue à amasser comme il n’est pas du tout permis et surtout à arroser ses soutiens dont Pascal Akoussoulèlou Bodjona. Ce dernier le protège comme un œuf.

Des centaines de millions de F CFA, voici au moins ce que cet individu aux méthodes dignes de celles d’un mafioso brasse sur le dos du contribuable loméen. Des Timbres parallèles qu’il commande par l’entremise d’un imprimeur de la place pour verser dans le circuit des timbres officiels et légaux, des coupes réglées et au centime près dans le budget de la préfecture et des tailles sur les maigres salaires des pauvres balayeuses de rues, des trucages au niveau des tickets des marchés et des documents de célébrations de mariage, le circuit d’extraction de sable, les affaires foncières, Aboka Kossi Agbényigan est passé maître dans le faux et l’usage du faux pour s’en mettre plein les poches. Les caisses de la préfecture ne peuvent que s’en ressentir. « Sur ce plan, il a plus d’un tour dans son puant et nauséabond sac. Et puis, méfiez-vous de lui car il est très fort en « djoudjou » et autres pratiques occultes », dit de lui un proche très au parfum de ses faits et gestes qui n’approuve pas du tout ses méthodes. Oh, lui l’ex enseignant de la langue de Shakespeare au lycée du 2 Février ou lycée Agbalépédogan est devenu riche au point de payer cash tout ce qui lui tombe sous la main. Boutiques, terrains, écoles, fermes, Aboka Kossi Agbényigan investit sans compter dans tout ce qui peut assurer à lui et sa famille des lendemains tranquilles. Et au passage, il prend soin d’arroser bien ses soutiens dont le ministre Pascal Bodjona de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, son ministre de tutelle. « Il ne profite pas seul du pactole. Il arrose Pascal Bodjona, des officiers supérieurs et certains piliers du régime pour être tranquille. Voilà pourquoi il a ses airs de suffisance et nargue tout le monde », lâche un cadre de la préfecture du Golfe sous couvert de l’anonymat. Actuellement, Aboka a beaucoup de biens immobiliers à Lomé. Dans tous les coups fourrés du foncier dans la préfecture du Golfe, il a sa main derrière. Le circuit d’extraction de sable à Lomé, les timbres parallèles, les documents de célébration de mariage et autres, le réseau mis en place par Aboka Kossi Agbényigan est très fort dans ça. Il s’agit d’une véritable mafia.
« Ce gars est devenu en quelques années seulement très riche. Si les populations de la préfecture du Golfe commettent la maladresse de lui confier un mandat lors des législatives et locales à venir, elles seront foutues. Il a aussi un peu d’ingéniosité qui le pousse à organiser de temps à autre des one man shows autour de cérémonies de réception de bâtiments scolaires et de hangars de marchés construits par la Délégation Spéciale de la préfecture du Golfe. Tout ça, c’est de la poudre aux yeux. Et tout ce qu’il brasse en sous main ? », s’interroge avec amertume un commis du ministère de l’Administration Territoriale.

Aboka Kossi Agbényigan est de ceux qui détestent le processus de décentralisation en cours au Togo. Selon lui, ce processus viendra mettre fin à toutes les magouilles dont il raffole. Son appétit démentiellement glouton pour des espèces sonnantes et trébuchantes lui inspire toujours des plans machiavéliques pour remplir sa caverne au trésor. Aboka Kossi profite bien de l’une des tares du régime qu’est ce scandale de délégation spéciale pour s’empiffrer sans avoir à rendre compte. Et ça dure depuis dix ans. Il y a donc de quoi qu’un certain Aboka Kossi soit milliardaire au jour d’aujourd’hui.  Pour masquer un peu ses acquisitions immobilières, il se livre à des achats de plusieurs hectares de terres pour  créer des fermes où il recourt à ses frères du Ghana pour l’exploitation de ces immenses superficies.

Sous d’autres cieux où la bonne gouvernance et la transparence sont de rigueur, des individus de la race d’Aboka Kossi Agbényigan seraient traqués jusque dans leur dernier retranchement. Mais nous sommes bien au Togo où le détournement de fonds publics est un sport national, Aboka n’a pas de quoi s’inquiéter alors. Surtout qu’il bénéficie de la couverture épaisse du RPT dont il est membre du comité central. Qui pour arrêter donc Aboka Kossi dans sa folle course pour l’enrichissement illicite ? Pas ses employeurs mais sûrement les prochaines locales très attendues par les partenaires. Tout compte fait, cette affabulation surannée de délégations spéciales concoctée par le régime RPT pour engraisser les siens a déjà fait perdre des milliards aux préfectures et communes togolaises.

Clarisse Dos Reis Lynx.info

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