Opération « Afrique 2012 » – Après la théorie, le moment de la pratique

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Le 12 janvier 2011, je démarrais une aventure de 10 ans dénommée Afrique 2021, en publiant ce jour, le premier d’une série d’articles, prenant position sur les événements marquants de l’année 2011 en rapport avec le continent Afrique. Ce 12 janvier 2011, c’est la publication de mon éditorial de 4 pages sur la crise ivoirienne, suivront 7 éditoriaux sur la guerre en Lybie. Chaque article visait deux objectifs principaux :

–       Déconstruire dans la tête des Africains une partie du mensonge qui a servi à installer durablement l’injustifié, complexe d’infériorité, consolidé ensuite par les siècles de domination européenne.

–       Redonner la fierté aux Africains, faire rêver le continent africain aux propres africains.

J’avais ciblé les jeunes dans ce travail. Pourquoi les jeunes ? Parce que les personnes de ma génération avaient grandi, bercés par un refrain des parents que le patron Européen fouettait, de l’allégeance et la subalternité universelle à l’Européen, quoiqu’il arrive, quoi qu’il se passe. Aller donc vers ces personnes pour espérer le moindre changement de mentalité en Afrique, me semblait donc comme un Don Quichotte allant contre les moulins à vent. Et puis, il y a eu la révolution dénommée « internet » sans laquelle mes écrits seraient restés comme tous les autres depuis 25 ans, aux oubliettes, en attente de l’énième censure de l’énième éditeur pour accepter de les publier. Et à la manœuvre pour distribuer mes points de vue, étaient les jeunes africains sur pratiquement tout le continent.

Après 12 mois, la première étape a été visiblement couronnée de succès et toujours plus d’Africains sont éveillés par mes écrits et ont pris conscience du fait que l’El-dorado c’est en Afrique et non ailleurs. De tous les courriers que je reçois quotidiennement, ceux que j’adore le plus, sont très certainement ceux des jeunes qui me racontent que depuis qu’ils me lisent, ils ont abandonné l’idée de quitter l’Afrique, qu’ils ont compris que c’était stupide aller risquer de mourir dans la mer Méditerranée, en tentant la traversée vers l’Italie entassés à 100 sur une pirogue de 10 personnes.

J’ai été particulièrement touché de recevoir de centaines de témoignages de jeunes m’annonçant après l’article sur le Palmier à Huile qu’ils se lançaient désormais dans la plantation, qui avec 2 hectares, qui avec 3. J’ai eu les larmes aux yeux lorsqu’après l’article intitulé : « voici comment l’Afrique va contrôler l’Europe », j’ai reçu de nombreux témoignages venant des jeunes nés en Europe de parents africains qui me disaient qu’ils avaient tout simplement décidé de rentrer en Afrique, de retrouver le pays de leurs parents, pour faire partie de ceux-là qui iront à la conquête de l’Europe, cette fois-ci, non plus en pirogue, mais en protagonistes, en hommes et femmes d’affaires.

Oui, je voulais susciter ce genre de réactions, je voulais susciter ce genre d’enthousiasme chez nos jeunes. Et c’est pour éviter qu’on passe très facilement de l’enthousiasme au découragement que dès le début, j’avais prévu une deuxième étape, celle du concret, celle où on passe des mots aux faits, celle où on passe à la mise sur pied des voies et moyens pour faire de l’Afrique cette troisième puissance mondiale.

Etape 2

Lorsque dans un de mes articles, j’ai dit que l’Afrique deviendrait la troisième puissance du monde en 10 ans, certains ont cru qu’il s’agissait d’un vœu. Non, ce n’était pas un souhait, c’est un défi à relever. Et cette deuxième étape vise à tenir la main de nos jeunes pour faire d’eux des personnes innovantes, des créateurs de richesses, de vrais acteurs économiques sur la scène nationale d’abord et internationale ensuite. Cela pourra faire sourire certains, mais c’est très sérieux. L’Afrique est en train de devenir riche, de toutes les façons.

Ce que je tente de faire c’est d’orienter cette croissance vers un vrai progrès humain, vers une plus grande redistribution vers le bas du fruit de cette forte croissance. Afin que nous évitions les erreurs faites avant nous en Occident d’une société où les fruits de la prospérité, sont confisqués par une poignée d’individus qui exploitent jusqu’à l’os la masse qui n’a rien d’autre que l’illusion du bulletin de vote dans l’urne tous les 5 ans ou quelques grèves.

Je recherche des adultes, des professionnels, des personnes avec de l’expérience dans n’importe quel domaine, pour servir de mentor à ces jeunes qui me suivent au quotidien, pour servir de grande sœur ou de grand frère. Je cherche tous ceux qui sont convaincus de ma démarche et veulent donner gratuitement 1 ou 2 heures de leur temps par semaine pour épauler des jeunes de leur village, de leur ville ou de leur région de résidence.

Je suis convaincu que l’État, c’est chacun de nous, les dirigeants africains, c’est nous tous. Et qu’il est souvent trop facile de tout mettre sur le dos d’une hypothétique bande de « dirigeants africains » comme s’ils venaient de la planète Mercure. Les dirigeants sont ce que nous sommes. Si nous sommes vertueux et nous nous activons afin que notre entourage le soit, oui, même les dirigeants le seront, car ce sont ces mêmes personnes de l’entourage qui tôt ou tard auront une responsabilité et ils appliqueront ce que nous aurons réussi à leur transmettre de notre vision du monde, de notre rêve de ce que nous voulons que notre Afrique soit.

C’est donc dans nos petits gestes les plus anodins que nous construisons ou détruisons l’Afrique. Le dirigeant ne fera rien de spécialement différent de ce que nous faisons au quotidien. Si nous sommes avides, nous accepterons volontiers qu’ils le soient eux aussi. Si nous sommes des corruptibles, nous saurons tolérer des dirigeants corrompus. Si nous sommes des traitres de la cause africaine, nous serons indulgents pour des dirigeants déloyaux et perfides. Si nous compatissons dans la médiocrité, nous saurons trouver des excuses pour pardonner des dirigeants médiocres.

C’est le plus haut de cette vertu que vous portez en vous que je vous prie de vous joindre à moi pour qu’elle soit optimisée et transmise à nos jeunes, pour écrire nous-mêmes aujourd’hui, l’histoire que nos enfants liront demain.

Votre adhésion est nécessaire

Afin de vérifier l’efficacité ou non d’une telle initiative, j’ai besoin de fédérer toutes les actions qui vont se mener. C’est pour cela que je vous demande de me communiquer votre adhésion avec les détails suivants :

Nom et Prénom : ……………………………
Profession :  ……………………………
Adresse personnelle : . ………………………..
Ville : ………………
Pays : ………..
Tel fixe, tel mobile : …………..
Email :  …………….
Domaine de compétence :  …………..
Disponibilité :  ……………….Heure(s)/semaine

Merci d’envoyer le contenu de votre adhésion à : afrique2021@gmail.com

Mon rôle

Dans cette deuxième étape, mon rôle sera essentiellement de coordonner les adhésions des Grands frères et Grandes Sœurs et de les mettre en contact des jeunes dont le profile correspond au mieux au domaine de compétence. Par exemple, un Ingénieur agronome recevra plus de contacts des jeunes pratiquant l’agriculture dans sa zone de résidence.  Mais mon vrai travail sera plus visible dans la troisième étape. Qui est celle de porter ces jeunes à la conquête du monde.

Etape 3: La conquête du monde avec les produits africains

Tous les jeunes qui auront réussi à produire la richesse sur le plan local et national seront projetés vers l’international. L’Afrique a besoin des devises, de beaucoup de devises. Nous devons inverser la tendance des mauvaises habitudes de tout importer en Afrique. Nous devons avoir l’instinct d’exporter et non plus d’importer. Pour ce faire, nous jouerons sur les leviers à disposition. Par exemple, les accords avec la Chine permettent à bon nombre de pays africains d’exporter des produits manufacturés en Afrique vers le marché chinois sans droit de douane.

Malheureusement, à ce jour, cette  opportunité n‘est pas exploitée parce que la plupart des pays africains sont restés convaincus que les relations avec la Chine sont une copie de celles avec l’Union Européenne qui ne permet l’accès à son marché que pour les matières premières qui servent à son industrie et où le citoyen africain Lamda ne peut pas rien faire. Nous agirons de manière à faire profiter ces jeunes de cette aubaine que beaucoup ignorent en les orientant dans tout le processus.

L’autre levier c’est le projet Agoa qui permet d’exporter les produits manufacturés de certains pays éligibles de l’Afrique Subsaharienne vers les USA sans droit de douane. Encore là, cette opportunité est sous-exploitée, à cause toujours de l’ignorance. Pour l’Union Européenne, le marché est encore bloqué comme celui des produits BIO, mais il ne va pas tarder à s’ouvrir, parce que comme dit dans mon article sur le contrôle de l’Europe par l’Afrique, les producteurs européens n’arrivent pas à satisfaire les demandes toujours croissantes en produits bio, alors que les Africains mangent naturellement BIO parce que le continent regorge les terres les plus fertiles au monde et qui n’ont donc pas besoin d’engrais chimiques pour produire.

Dans tous les 3 cas, des banques de données de clients possibles seront constituées, notamment avec l’aide des Africains dits de la diaspora, habitant ces 3 zones pour fournir à nos jeunes demain des cibles potentielles de leurs aventures commerciales à l’international. Car très souvent c’est la phase la plus difficile, celle de trouver un client au bout du monde. Et nous sommes capables de faire tout ce travail dans un esprit de volontariat et donc de gratuité totale dès lors que l’idéale d’une Afrique prospère est bien établi.

L’utilité des africains d’ailleurs

Les Africains d’Europe sont pour la plupart victimes d’une discrimination raciale qui les relègue au rang de la population la plus pauvre dans chacun des pays. Leurs enfants bâtent tous les records de désocialisation avec des conséquences évidentes sur les échecs scolaires, sur la délinquance juvénile : le taux d’Africains dans les prisons européennes est anormalement élevé à la vue de leur surreprésentation par rapport à leur nombre dans la population totale.

On leur a dit d’étudier. Ils l’ont fait et aujourd’hui ils sont bardés de diplômes de types, Bac +2, +3, +5, +7, +10 et ils ont tous quelque chose en commun : ils sont presque tous au chômage. Les plus courageux se sont reconvertis dans la sécurité pour les hommes, le ménage pour les femmes. Ils sont nombreux des avocats africains qui travaillent comme veilleurs de nuits en France, en Grande Bretagne, en Allemagne et aux USA. Ils ne sont pas à la bonne place, encore moins à nettoyer les rues de Paris ou de New-York.

Nous devons concevoir et orienter le progrès africain qui soit capable d’impliquer tous ses fils et filles d’ailleurs, exclus par racisme des processus économiques, politiques et administratifs de l’Occident où ils vivent, le plus souvent depuis des décennies. Ils peuvent être tout simplement mis au service de cette Afrique qui doit contrôler l’Europe, de cette Afrique qui doit aller à la conquête du monde. Et servir comme poste avancé du long bras de la nouvelle Afrique plus téméraire (qui n’a pas peur), de prendre sa place la tête haute  sur la scène mondiale.

Comment ?
 
Nous créerons une synergie entre les jeunes africains qui sont capables d’exporter et leurs frères et sœurs d’ailleurs qui seront leurs agents, leurs représentants et leurs succursales dans une ambiance de solidarité et d’honnêteté du village, dans le respect du culte de nos ancêtres. Chaque rue, chaque ville d’Europe doit faire l’objet d’une collecte systématique et méticuleuse d’informations au service des jeunes en Afrique, au sujet des besoins probables les plus variés qu’ils seront capables de satisfaire depuis le continent Africain. Chaque Africain doit être capable de se réinventer et de créer son propre rôle, sa propre mission dans cette nouvelle perspective de l’économie mondiale. Dans la limite du possible, tous seront suivis et orientés afin de rectifier les erreurs de parcours et permettre une conclusion heureuse de cette aventure d’un genre nouveau.

Rien ne sera facile, on se moquera de nous à la première faille, mais au moins, même si nous échouons, cette fois-ci il restera la satisfaction que nous n’aurons plus été téléguidés, parce que nous serons en train de faire ce que nous aurons choisi de faire et non ce que les autres nous auront imposé comme le café, le cacao et la banane où notre rôle n’a toujours été limité que dans la plantation. Cette fois-ci, nous voulons choisir quoi faire dans la plantation et décider de comment le transformer hors de la plantation et choisir à qui le vendre en Afrique ou hors d’Afrique et à quel prix. Nous voulons et devons commencer à exister sur la scène mondiale, comme de vrais protagonistes économiques. C’est possible. Et c’est parce que notre jeunesse sera capable de remporter ce défi et compter sur la scène mondiale que les Africains seront véritablement respectés et pris au sérieux. Dans la misère, le respect des autres est seulement de façade, un simple exercice de témoignage de bonne éducation.

N.B : Tous ceux qui accepteront de participer à cette initiative sont supposés avoir lu l’essentiel de mes articles pour comprendre l’esprit de fierté africaine et de solidarité dans lequel cette initiative sera menée, où c’est le bénévolat qui prime, et où l’argent n’est pas roi. L’égoïsme et l’individualisme ont démontré leurs limites, tout au moins pour ce qui regarde l’Afrique. Nous voulons essayer autre chose, en mettant devant l’esprit de fraternité africaine, celle de nos ancêtres d’avant 1884 (année du braquage sur l’Afrique par les mercenaires de la Conférence de Berlin). C’est-à-dire, lorsqu’il n’existait pas de VOUS, mais seulement de TU pour tout le monde, lorsque le sage n’était pas celui qui faisait étalage de ses bouts de papiers appelés « diplômes », mais brillait par le partage de ses connaissances afin que tout le village en profite.

27/01/2012

Jean-Paul Pougala

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