Nouvelles sur mesure: la dernière Lettre du Continent revisitée…

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« le 8 février le président ivoirien a subit une opération du canal rachidien, intervention nécessitant plusieurs jours de repos » Voici le diagnostic laissé par la très sérieuse Lettre du Continent du 12 février, et qui pense que la visite de  François Hollande pourrait connaitre un nouvel ajournement. Nous avions déjà les confidences d’un écrivain essayiste sur la maladie d’Ado, puis sur TV5 celle d’un politologue, voici une autre hypothèse plus noble que les explications très terre à terre de certains médecins ivoiriens décryptant dépêches laconiques de la Présidence et évoquant l’évolution de son cancer de la prostatique qui aurait nécessité une ablation des organes malades.

La lettre du continent nous révèle également que jean Marc Simon, »un proche » du président officiellement à la retraite, viendra visiter le convalescent. Dans le journal il semble évident que cette visite se fera au chevet du malade hospitalisé, mais admirons la prouesse du journaliste ivoirien Joel Touré « Visite de courtoisie sur les bords de la Seine: En convalescence à Paris, le Président Ouattara va recevoir l’ex-Ambassadeur, Jean-Marc Simon… » On imagine le président sorti d’hôpital, convalescent dans son appartement du XVIème, se promenant en robe de chambre sur son balcon surplombant la Seine et son ballet de péniches, dans la lumière duprimtemps parisien naissant…Seul un problème technique de réapprovisionnement en kérosène empêche la flotte ivoirienne de rapporter ses illustres voyageurs sur les bords de la lagune Ebriée

Puisque nous parlons aviation, la Lettre du continent revient sur l’événement majeur de cette nouvelle année : Dominique Ouattara, marraine du vol inaugural en Afrique de l’Est de l’A380, ce monstre des airs. Dominique, pour sa prestation publicitaire avait bénéficié de deux tickets, mais son conjoint, pour raisons de santé avait du se contenter d’un avion sanitaire. Alors c’est son fils Loïc Folloroux qui a bénéficié du deuxième ticket gratuit en première classe. Eh oui, le pauvre : depuis qu’il a perdu son emploi chez Antony Ward-chocolatier, il déprime un peu…

Mais les vrais échanges, les rencontres gonflées d’avenir en magouille se sont faites en classe d’affaire, où Hubert Védrine a longuement échangé avec l’avocat d’affaire Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut -Rhin et l’un des Mr Afrique de Sarkozy. Bien sûr, toute une flopée de journalistes étaient de sortie, on attendait notamment qu’ils disent  grand bien du sommet ICI 2014.  Sommet qui, semble-t-il, a laissé à désirer dans bien des domaines, notamment celui  de l’hébergement – trop éloigné – et du couvert – trop cher -; nous avions même appris que l’un de ces investisseurs potentiels, patron d’une petite PME, s’était fait voler presque immédiatement tous ses bagages, argent, passeport et ordinateur compris.

Dernière information livrée par le journal: Alors qu’il n’y a plus de sous, que les instituteurs, les professeurs, certains corps de métiers attendent des arriérés de salaires sur 5, 10 mois et voire plus, notre président, avant son opération a trouvé bon de passer commande auprès d’un grand couturier français pour changer les uniformes de sa garde d’honneur liée au palais d’Abidjan. Le général Diomandé Vagondo, commandant du GSPR a été chargé de prendre les mesures des 100 hommes qui le constituent. Pensez-donc, ces tenues sont anciennes, elles n’avaient pas été renouvelées depuis FHB! Qu’est ce qu’un grand couturier va pouvoir changer… un pantalon taille basse avec des jambes « pattes d’éléphants »? Nouvelles couleurs? Nouveau casque ou béret? Assurément la note sera salée. Bien des salaires auraient pu être versés en économisant l’argent de cette nouvelle dépense bananière. A l’heure des économies, même les conseils sages et utiles d’un designer ivoirien ou africain auraient suffi à rafraîchir ces uniformes.

« Ce corps est uniquement constitué de gendarmes de la caserne d’Agban, un quartier d’Abidjan ». Voilà qui nous console un peu : même si  la plupart de ces gendarmes ont tous  été honteusement remplacés, c’est un hommage indirect rendu à celui qui a fait la notoriété de ce lieu, le Commandant Jean-Noel Abéhi, « vendu » voilà un an, selon certaines indiscrétions par des militaires de rang supérieur, mais bassement, vénalement et colonialement jaloux de sa popularité. Il y a urgence: toutes les petites mains disponibles devront travailler jour et nuit,  si l’on veut que Ouattara puisse encore bénéficier d’une escorte aux vêtements flamboyants, ne serait-ce que pour un dernier voyage retransmis celui-là en mondovision.

 Shlomit Abel, 14 février 2014

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