Lt-colonel Sam : Il a fait du garage central administratif une propriété privée

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Une pagaille indescriptible règne dans le « royaume à carburant » du Lieutenant-colonel Sam, directeur général du garage central administratif. Celui qui avait oublié les lunettes du vieux Gnass à Accra et avait ensuite été remercié pour cette erreur que les militaires de bon sang ne pardonnent pas. Le Commandant Sam, un beau frère du Général, puisqu’il est de Lassa (le canton de la première dame Hubertine Badagnaki) était à l’époque des faits, aide de camp de feu Eyadema. Dans la commission du général Gnofam sur l’affaire PITEA du nom de ce bateau qui transportait des tonnes de drogue, le nom du plus « beau des Beaux » du Togo est lisible entre deux lignes. Le nom de sa femme Safouane née Bayor y est aussi présent.

Lieutenant-colonel Sam, des voitures RTG, entendez d’Etat se retrouvent souvent devant des églises, des salons de coiffure, aux marchés et autres lieux et ce, sous ordre de tous ceux à qui ces véhicules sont affectés. Ministres, DG, chefs de services et cadres travaillant pour le compte des projets d’Etat abusent allègrement des voitures mises à leur disposition à telle enseigne que beaucoup à Lomé se demandent si ces véhicules sont encore des propriétés de l’Etat togolais. 

Si ce n’est madame qui prend le véhicule pour ses courses en ville, notamment au marché, à l’église le dimanche, chez la coiffeuse et la couturière, c’est la maîtresse qui l’utilise pour se pavaner en ville et aller voir également sa coiffeuse ou sa couturière et enfin, les enfants pour leurs petites courses chez des amis ou même dans des boîtes la nuit. Les chauffeurs desdits véhicules attendent des heures durant devant des églises, salons de coiffure et de couture comme s’ils n’avaient que ça à faire. Le phénomène prend de l’ampleur et devient banal. Plus d’un Loméen a mal, oh, très mal de voir des véhicules de l’Etat appartenant à tous être sacrifiés sur l’autel des plaisirs de quelques individus, de petits malins qui prennent soin d’épargner leurs propres véhicules parce qu’ils vont acheter du carburant de leur poche. Ils refusent d’utiliser leurs voitures personnelles et mettent le cap sur les véhicules du garage central du Lieutenant-colonel Sam, ces voitures dites affectées pour les besoins du service. « Nous sommes en mission ». Tels sont les refrains des chauffeurs de ces véhicules lorsque vous les approchez. Mission devant églises, salons de coiffure et de couture, il faut être au Togo pour entendre de tels laisser-aller.  Un bordel qui coute au contribuable des millions de F CFA en litres de carburant volatilisés chaque année dans des trajets qui n’apportent rien du tout au Togo. Des voitures RTG qui parcourent des centaines de Km à perte pour le budget de l’Etat.

Comme d’habitude l’on confond tout au pays des héritiers Gnassingbé et Olympio, les gens ont vite fait de transformer les véhicules publics en leurs propriétés privées et personnelles sous le regard hypocrite du Lt-col Sam qui fait semblant de ne rien savoir de cette pagaille organisée. Alors qu’il en sait beaucoup si lui-même ne cautionne pas une pareille pratique digne de celles d’une République bananière.

Dans un Etat normal et bien géré, ces genres de pratiques auraient fait partie d’un passé lointain mais, au Togo, une monarchie atypique où le faux est vrai, le mensonge devient vérité, le blanc, noir et l’anormal, normal; user de tort et à travers des véhicules d’Etat pour ses besoins personnels s’inscrit dans une continuité plus que normale. On dirait que ce sont les normes de standards nationaux mis en place et entretenus depuis des décennies par le clan au pouvoir qui le recommandent à chacun des Togolais. Plus l’on abuse des biens publics et plus Faure l’on est. Croisons les doigts et attendons voir si le fameux accord entre les deux fils héritiers mettra fin à ces nègreries pour emprunter le mot à Jean-Pierre Fabre.

Igomzikpé Malika Lynx.info

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