Ces Libanais en territoire conquis au Togo !

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Une communauté d’environ 3000 âmes qui regarde les Togolais du bas vers le haut sur fond de mépris. « Etaient-ils obligés de venir vivre au Togo pour faire fructifier leurs sales affaires ?  Si quelqu’un ne se sent pas à l’aise avec nous, qu’il aille se faire voir ailleurs», a laissé entendre, énervé Tchindine Bafai jeune employé dans une maison de Libanais à Lomé.

De toutes les façons, il est de notoriété que les Libanais encore appelés « Agouda Yovo » par les Ewé n’aiment pas du tout les affaires propres. Trafic de drogue, d’armes, de voitures issues de vols, d’organes humains, de pierres précieuses, tout passe chez eux pourvu que cela produise du cash, de l’argent frais.

Maroun Saade, un cancer de la justice togolaise, une pourriture bonne à être pendue comme l’a reconnu un de ses proches, Bassam El Najar dit EBN, le fugitif,  l’homme qui a détalé sur la pointe des pieds face aux menaces de la « dame des impôts » Ingrid Awadé, Tabchoury, le vieux mourant et parrain des Libanais du Togo pour ne citer que ceux-là. Les Togolais ont des idées fixes sur ces Libanais ayant élu domicile dans leur pays. Peu, en tout cas, très peu d’entre ces étrangers ont de bonnes relations avec les Togolais.  Au nom de leur argent et de leur pouvoir de corruption des autorités du pays hôte, ils se croient tout permis.  En toute franchise,  les comportements de ces ressortissants du pays des Cèdres au Togo n’est pas pour rendre la cohabitation aisée entre eux et les nationaux. Chaque jour que Dieu fait, les Libanais du Togo affichent davantage leur arrogance, mépris et racisme à l’endroit des Togolais. Ce qui du coup met en courroux ces derniers qui à leur tour ne les portent pas du tout dans leur cœur. « Ces gens ne nous ont jamais respecté. Ils viennent chez nous ici et se comportent comme si nous étions des moins que rien devant eux. Nous savons qu’ils ont de solides relations avec nos autorités mais, quand même. L’argent n’empêche pas quelqu’un de mourir ; donc qu’ils fassent doucement », déclare Yaovi Apélété parlant du comportement à la limite insupportable des Libanais du Togo. Certains Libanais exagèrent et ne le cachent pas du tout.

   La plupart de leurs employés togolais se plaignent de leurs comportements. Injures, mépris teinté de racisme, menaces sont les lots quotidiens. « Lorsqu’il t’arrive de faire un accident avec la voiture d’un Libanais dont tu es chauffeur, la première question qui lui vient à l’esprit est : et ma voiture ?  Le matériel, l’argent sont de loin plus importants pour eux que les hommes. Ils sont comme ça», a souligné Dansou Kossi. « C’est comme quelqu’un qui te haïs à mort mais qui, au même moment a besoin de toi pour un certain nombre de services qu’il ne peut se rendre lui-même. Avec les Chinois par exemple ou les autres communautés étrangères résidant ici, nous n’avons pas ce genre de difficultés. Les Libanais considèrent plus leur voiture, moto, chien que nous les hommes», témoigne Alexandre Lèmou, un Togolais qui confie avoir eu une amère expérience de vie chez des Libanais vivant dans le quartier Kodjoviakopé à Lomé.

Parlant du comportement méprisant et arrogant des Libanais, beaucoup de Togolais n’hésitent pas à pointer un doigt accusateur sur les dirigeants. Selon eux, ce sont les autorités togolaises qui ont « bradé le pays aux Libanais » et leur ont donné le droit de vie et de mort sur les nationaux. « Même notre propre sable de mer nous est vendu par les Libanais avec la bénédiction des autorités. Tout ça doit finir un jour », lâche Antoine Amedji, étudiant en 3ème année de droit à l’Université de Lomé. Voici l’une des facettes de la complicité entre des responsables Togolais ayant une parcelle de pouvoir et les Libanais.  Lorsqu’un Togolais a des problèmes avec un Libanais, ce dernier fait intervenir sa machine de corruption et le tour est joué en sa faveur même si les faits sont établis que le Libanais a tort. « Souvent, ils usent des enveloppes et de leurs relations haut placées pour se tirer d’affaire dans n’importe quelle difficulté. Quant à nous les laissés pour compte, personne ne pense à nous. Et ça frustre beaucoup ». Ces mots de Kossi Sokey, un conducteur de taxi-moto à Lomé résume l’état d’âme de toute une population excédée par les agissements des Libanais, ces hôtes pas comme les autres au Togo. Pour finir, ils se versent dans la provocation avec des symboles à  faire dormir debout. Maison du Liban, centre de santé inaccessible au Togolais moyen, toutes ces petites réalisations pour blanchir un peu les gros sous amassés dans divers trafics.

Apparemment, la tâche ne sera pas aisée pour la Commission Vérité, Justice et Réconciliation de monseigneur Bénissan Barrigah. En dehors des contentieux entre Togolais, il lui faudrait aussi régler ceux entre Togolais et les Libanais pour  permettre à ces deux communautés cohabitant ensemble, d’amorcer un nouveau départ fait de respect mutuel, de fraternité et de cohésion pacifique. Si non, le clash n’est pas longtemps.

 N’Paka Gnakou Zimbabwé Lynx.info

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