L’Onuci, RFI et France 24 sont à la fois des pyromanes et des pompiers.

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Ce 6 octobre, les conclusions d´un rapport commandé par l´ONU  trouble une fois de plus la vie des ivoiriens. Ce rapport  tombé en exclusivité et curieusement entre les mains de Radio France internationale (RFI),  dit que les pro-Gbagbo sont impliqués dans  les tentatives de déstabilisation de la Côte d´Ivoire  avec l´appui de la junte militaire malienne et le mouvement Ansar Dine qui occupe le nord du Mali.  Ce rapport  indique également que le régime de Ouattara viole l´embargo sur  l´achat d´armes en Côte d´Ivoire via le Burkina Faso .

A ce sujet,  la porte-parole  de l ´ONUCI , Sylvie Var Der déclare sans rire  affirme que: « ce n´est pas un rapport de l´ONU, c´est un rapport d´un groupe d´experts indépendants, ….Mais il est important de bien faire la distinction entre un groupe d´experts indépendants et l´ONU ou l´ONUCI…  Ces conclusions  n´engagent que les experts.  Cela veut dire que le conseil de sécurité  ne va pas nécessairement suivre les conclusions de ces experts  »

Voilà une déclaration pour le moins ambiguë. L´ONU  commande une enquête auprès d´une équipe d´ experts qu´elle a soigneusement sélectionnés  à gros budget   pour une  mission  secrète en Côte d´Ivoire , et curieusement , elle veut nous faire croire  qu´elle peut  jeter le rapport si les conclusions ne lui conviennent pas.

Il ne faut pas prendre à la légère ce gendre d’actions car on se souvient, qu´entre 1990 et 1992, une autre équipe d´experts franco-belges avait publié  un rapport dont les conclusions  ont précipité le Rwanda dans l´horreur.

En  effet,  en 1994 à cause de ce rapport, plus d´un million de Tutsis ont été massacrés  par les Hutus sous les yeux des soldats de l´ONU et des soldats français tous restés dans une posture de  neutralité criminelle.

En Côte d´Ivoire, devant la complexité que représente  la soixantaine d’ethnies , une population mosaïque , ces mêmes experts  tentent une stratégie génocidaire . Ils ont systématiquement divisé les ivoiriens en deux groupes : Les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara. Et par la suite les mettre en ordre de bataille.  Cela a déjà commencé puisque la  mode  est de pourchasser, emprisonner et tuer les pro-Gbagbo

Chaque saison ayant ses fruits , ce sera peut-être un jour  le tour des pro-Ouattara de subir le même sort.

Dans ce rapport de seulement 26 pages datant du  6 octobre 2012, la partie qui incrimine les pro-Gbagbo n´a pas échappé  aux journalistes de  RFI et France 24 qui n´en ratent pas une miette quand il s´agit de dénigrer et de diaboliser  le   Président Laurent  Gbagbo qu´ils ont délibérément  choisi comme  leur ennemi mortel. Le temps de trouver une autre victime.

Faisons la connaissance de RFI

RFI a toujours été  et est restée « la Voix de la France. A l’époque, elle émettait depuis le Congo Brazzaville.

Aujourd’hui, elle a gardé le même cahier de charges  qui consiste à ne défendre que les intérêts  de la France au détriment de ceux des peuples africains  qu’elle arrose chaque jour de mensonges en  leur faisant   croire et accepter qu’ils ne sont rien sans la France.

C’était aussi la radio d’entre-deux-guerres appelée  « le Poste Colonial ». Tout un programme donc.  C’était le ministère français des affaires étrangères qui finançait la totalité de son budget et cela continue aujourd’hui, si bien que certains journalistes, dans leur zèle, vont largement au-delà des attentes de leur ministère de tutelle et de leurs donneurs d’ordres.

Ainsi sous l’étiquette officielle de journalistes, certains agents de renseignement français  cachent le plus souvent plusieurs casquettes et c’est bien dommage pour ce noble métier.

A croire que ces barbouzes de journalistes s’acharnent à salir  l’image de certains peuples  africains qui émergent, comme la Côte d’Ivoire, afin de décourager les investisseurs  étrangers autres que ceux parrainés par leurs donneurs d’ordres.

RFI,  dont les informations sont  illustrées par la chaine de télévision   France 24, rivalisent d´intoxication des ivoiriens en diffusant sans vergogne des mensonges, à la faveur de cette crise,  occultant royalement  les atrocités que les Frci et les dozos,  commettent  sur les ivoiriens à Sinfra, Duékué ,Zagné,  Ponan-Daobly, Ziriglo, Sakré, Guitrozon,Arrah, Sikensi, Tai, Ayamé, Vavoua, Sanegourifla  et presque dans toutes les régions de notre pays. Ceci dans une indifférence et une  impunité insolente.

RFI et France 24 sont devenus du coup de puissants agents  glorifiant de manière cynique, la crise  en Côte d’Ivoire au point de chercher à la perpétuer par tous les moyens.

Ce rapport de l´ONU est de nature à attiser le feu de la haine entre ivoiriens.

Finalement, certains journaux locaux, dont les journalistes ne sont,  en fait, que d´anciens rédacteurs de tracts sur le campus universitaire d´Abidjan, s´en sont donnés à cœur joie dans leurs parutions du 8 octobre 2012. On pouvait lire dans  Le Nouveau Réveil : «  le FPI s´allie aux terroristes d Ansar Dine » ; dans  Le Mandat :  « Des pro-Gbagbo  recrutent des terroristes au Mali » ; quant à L´Expression :  «  Le FPI recrute des terroristes maliens » et Le Démocrate :  « Damana Pickas et Blé Goudé en contact avec Al Qaida »

Aveuglés par cette haine indélébile  contre leurs propres frères , ces journalistes  écrivent  des choses d´une extrême gravité . Pour cela ,  Ils acceptent  même de courir  le risque d´être attaqués devant les Tribunaux pour affirmations et diffusions d´informations sans preuves.   Il est déplorable que certains journalistes  s’obstinent à mettre de l’huile sur le feu, en entretenant une atmosphère de guerre, juste pour plaire à leurs donneurs d’ordres : Ici, on désinforme sciemment en recherchant et en diffusant de manière insistante, des thèmes à caractères  haineux et conflictuels entre les ivoiriens.

Là , c’est une interview qu’on accorde à  des chefs de guerre  devenus  cadres politico-administratifs sans aucun début d’expérience professionnelle,  ni aucune structure intellectuelle suffisante pour assumer ces responsabilités  de très haut niveau ; mais qui finissent par prendre leurs rôles de « rebelles justiciers  » très au sérieux, dévalorisant ainsi la classe dirigeante de notre  pays.

Là-bas , ce sont  des reportages de complaisance sur de  réels et cruels malheurs des ivoiriens,  qu’on prend soin de mettre  en scène comme dans une pièce de théâtre  , avec à l’appui, des commentaires des plus saugrenues et invraisemblables.

Le problème, c’est le point de non-retour. C’est comme si on mettait entre les mains d’un enfant, un couteau à double tranchant  ; résultat :  soit il blesse,  soit il se blesse. De toutes les façons,  le résultat est le même :  le sang coule.

La Côte d’Ivoire est aujourd´hui réduite à cela  et  il est désormais grand temps d’y mettre fin.

L´ONU, ce vieux machin

L’O.N.U, qui retrouve  curieusement et subitement un zèle inhabituel  en Côte d’Ivoire, avec ses multiples enquêtes, résolutions, conclusions et recommandations particulièrement inquisitoriales,  ne doit  être,  ni un  prolongement, ni un porteur d’eau pour le ministère français des affaires étrangères et celui de la défense, sous la fallacieuse dénomination de communauté internationale .

L´ONU à travers sa succursale , l´ONUCI, est  devenue l´un des plus  gros employeurs et pourvoyeurs de revenus en Côte d´Ivoire. Voilà  pourquoi de véritables rapiats à cols blancs, sous l´étiquète d´experts en règlement de conflits, n´hésitent plus à s´inviter au festin des diables C’est pour ces équipes d´experts une occasion inespérée  non seulement de sortir de leur chômage et anonymat,  mais aussi une source inépuisable  de revenus.

Du coup, personne n’a vraiment intérêt à trouver une solution durable  au conflit ivoirien qui s’éternise, et mieux, l’on n’hésite plus à inviter les copains au festin car dans chacune de leurs recommandations ou conclusions, les  différents enquêteurs s’empressent de dramatiser la situation pour que l’ONU  renforce son personnel en Côte d’Ivoire. Le pays en est aujourd’hui saturé.

Pour être crédible, l’O.N.U doit retrouver son indépendance et son sérieux  ; sinon, il ne reste plus qu’à  remplacer cet vieux  machin ( selon le General De Gaulle),  par une autre Institution Internationale mieux adaptée à notre époque et plus compétente pour  résoudre rapidement et efficacement  les conflits africains  actuels.

Les ivoiriens laissés pour compte

Entre la Commission Nationale d´Enquête qui a rendu des conclusions biaisées,  la CDVR de Konan Banny  qui n´en finit plus avec les cérémonies publiques  de purifications,  le conclave du Premier ministre Ahoussou à  Bassam  resté sans lendemain et les  innombrables experts de l´ONU avec leurs rapports ,  les ivoiriens ne savent plus à quel Dieu se vouer.

Deux ans après le déclanchement de cette crise postélectorale , ils  ne sont pas plus avancés qu´au début de  leur malheur. Ils sont laissés pour compte.   Pendant les élections présidentielles ,  un peu plus de deux millions d´individus  ont voté pour Ouattara sur une populations de prés de 25 millions d´ivoiriens que compte la Côte d´Ivoire.  Donc ,   plus de 23 millions d´ivoiriens  seraient devenus du jour  au lendemain des pestiférés, des exclus ,  des laissés pour compte  ou du bétail à expérimentions à la disposition  des experts onusiens. Devant ce péril et face à cette adversité multiforme , les ivoiriens savent se retrouver, se parler se pardonner  pour chercher ensembles les voies et moyens afin de  perpétuer la solidarité et la fraternité qui ont  toujours caractérisé ce brillant peuple. Sortons des sentiers  battus et traçons ensemble  notre  propre Voie.

La troisième Voie

Aujourd´hui, entre les pro-Gbagbo et les Pro-Ouattara.  On a simplement  oublié les vrais Ivoiriens . Et pourtant, il y a  les PRO-IVOIRIENS. Ils sont les plus nombreux.  Ceux qui  veulent se démarquer des anciennes pratiques  douteuses et peu orthodoxes.   Ceux-là  même qui veulent  inaugurer une autre façon de gérer les affaires publiques. Ils sont composés de Senoufo, Tagbana, Djimini, Koyaka,  Bété, Dida, Baoulé Guéré ,Wêbê,  Ebrie, Attiè, Abey,  Gouro,  Yakouba,  Krou, Koulango, Abron,  Agni , etc.. C´est une belle mosaïque des peuples ivoiriens  qui se connaissent bien. Ils  savent  qui ils sont, d´ou ils viennent et ou ils vont.

Retenons qu´ils veulent  désormais engager la Côte d’Ivoire sur la nouvelle Voie de probité, de cohésion parfaite,  de franchise , de réalisme et d´anticipation face  aux difficultés majeures  :   la troisième Voie.  C´est surement   la Liberté et  la Démocratie au sein de la République  ivoirienne .

Cette Voie  qui permet d’accéder enfin au développement sûr et durable  au profit de tous les Ivoiriens sans exceptions . Celle qui  veut réunir autour d´une même table , les ivoiriens décidés  à s´affranchir  définitivement de leurs geôliers qui les avaient enfermés dans un cycle infernal  de haine , de violence , de peur et de méfiance.

Celle qui non seulement,  va rétrocéder les terres ivoiriennes aux vrais propriétaires ivoiriens , mais aussi,  ne veut laisser personne sur le bord de la route.

Celle enfin qui prône  non seulement les relations  honnêtes et transparentes  entre Etats, mais aussi  la rétrocession du savoir-faire, le partage équitable des richesses et  la dignité humaine,  à la place du mépris et de l’exclusion.

C’est une politique à visage humain.  Le comble, c’est que ça marche ! La Côte d’Ivoire doit, petit à petit  renaître de ses cendres et reprendre rapidement sa place de locomotive de la   sous-région. Elle doit  désormais être  capable de sécréter ses propres ressources  pour subvenir aux besoins  les plus élémentaires des ivoiriens au lieu de compter perpétuellement sur les aides extérieures infantilisant  , les endettements, qui sont en fait un goulot d’étranglement pour notre économie.

Cette Voie doit permettre à la Côte d´Ivoire de  prendre enfin  une option sérieuse  pour  un développement durable grâce à une gestion assainie.

Les initiateurs ce cette Nouvelle Voie sont à pieds d´œuvre  pour le bien de tous les Ivoiriens,

Tous ceux qui  rivalisent aujourd´hui  d’ingéniosité  diabolique pour asservir les ivoiriens ont pour l´instant réussi  à congeler  le peuple Ivoirien dans la phase la plus déterminante  de son développement et de son affranchissement par rapport à sa  dépendance à  l’extérieur..

Cette troisième Voie nous allons la tracer ensemble car c´est bien elle qui  permettra aux  ivoiriens de retrouver leur vraie  Liberté,  de bâtir les fondements  d´une solide Démocratie et de se réconcilier avec eux-mêmes au sein d´une République unifiée et pacifiée.

A. GNAZO

Délégué National à la Trésorerie de LIDER

Président de  CVE ( Cellule de Veille et d´Eveil )

 

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